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Futur hôpital d’Ajaccio et installation de la clinique privée : Clarifications des directeurs


Rédigé par le Mercredi 20 Mai 2015 à 23:59 | Modifié le Mardi 16 Février 2016 - 15:46


A l’occasion d’une conférence de presse donnée mercredi dans les locaux de l’ARS, les directeurs de l’hôpital et de Clinisud ont tenu à clarifier les modalités d’installation de la clinique privée sur le site du futur hôpital. Devant la levée de boucliers des syndicats, une mise au point semblait en effet nécessaire quant au projet. Afin de les rassurer, c’est la transparence et un partenariat gagnant-gagnant qui a été exposé


Futur hôpital d’Ajaccio et installation de la clinique privée : Clarifications des directeurs
Une volonté de clarification. Le désir de montrer que « tout se fait, sans que rien ne soit caché ». Le souhait d’apaiser les esprits. Mercredi matin, dans les locaux de l’Agence Régionale de Santé, Jean-Jacques Coiplet, directeur de l'ARS, Jean-Paul Houllier, directeur de l'hôpital et Jean Canarelli, directeur de Clinisud ont tenu à convoquer la presse afin de faire une mise au point sur l’installation d’une clinique privée sur le site du futur hôpital d’Ajaccio.
Une annonce qui avait suscité une levée de boucliers chez les syndicats de l’hôpital depuis quelques semaines. Ces derniers exprimaient en effet de vives inquiétudes quant au projet et taxaient la direction de l’établissement, ainsi que le directeur de l’ARS, de manque de transparence sur le sujet. Et pourtant. La transparence était bien le mot d’ordre voulu pour cette conférence de presse. Les trois hommes entendant par là balayer les inquiétudes des personnels à coup de déclarations rassurantes.
 
Un partenariat gagnant-gagnant, pour le bien des patients
La couleur est annoncée dès le début : Pas de déséquilibre entre les deux établissements qui tendraient à favoriser l’un ou l’autre. Ca sera un « partenariat gagnant-gagnant » où chacun trouvera son compte. Le tout pour le bien des patients.
 
« C’est une chance à saisir à un moment où les deux établissements sont en reconstruction », lance Jean Canarelli. « Il faut saisir cette chance pour ne plus voir ces avions partir vers Marseille, Nice ou Paris avec des fauteuils roulants à la chaîne », rajoute-t-il.
L’idée est en effet de développer un véritable pôle de santé pour pallier aux lacunes de la prise en charge médicale insulaire. Afin de ne plus avoir à partir sur le continent pour se soigner.  Un enjeu donc important pour la politique de santé régionale.
 
La volonté d’accroitre l’attractivité pour recruter de nouveaux praticiens
De plus, bien que la démographie médicale soit satisfaisante en Corse, le déficit de praticiens pourrait se faire sentir dans les prochaines années. Une époque à anticiper en accroissant les facteurs de recrutement. « Les professionnels de santé aspirent de plus en plus à avoir un partage de leurs activités entre le public et le privé », explique Jean-Jacques Coiplet, précisant que beaucoup de jeunes médecins veulent semble-t-il désormais avoir le confort de travailler dans le public, mais aussi avoir la possibilité d’effectuer des consultations dans le privé. D’où la nécessité de rapprocher physiquement les deux établissements sur un seul lieu, plus attractif  pour de potentiels nouvelles recrues.
« L’arrivée de nouveaux médecins est un enjeu à ne pas rater », rajoute le directeur de l’ARS, « La médecine est de plus en plus un travail d’équipe. Il y a donc une nécessité de rapprocher les confrères pour redonner une attractivité ».
Pas de concurrence donc entre les deux établissements, mais plutôt une complémentarité. Le directeur de l’ARS insiste dans ce sens sur le fait que la construction de ce partenariat se fera dans le respect des moyens et des compétences respectives.
Quant à l’organisation spatiale stricto sensu, la clinique partagera le bloc opératoire avec l’hôpital, qu’elle pourra rejoindre par une passerelle. Or, le projet de construction de l’hôpital public a été acté par l’Etat, qui le finance à hauteur  de 95% par l’Etat. Pas question donc de revenir là-dessus. Le surcoût par rapport aux plans initiaux engendré par l’agrandissement du bloc opératoire sera donc financé par la clinique.  Clinique qui financera aussi son bâtiment, qui sera situé sur un terrain cédé par l’hôpital à un prix fixé après expertise.
 
La clinique rémunèrera l’hôpital pour ses services
Outre le bloc, l’établissement privé partagera un certain nombre d’activités avec l’hôpital. « Il faut rationnaliser la mutualisation des deux acteurs », commente le directeur de l’ARS. Contre rémunération, la clinique bénéficiera de prestations de services de l’hôpital à l’instar de repas, ou encore de la stérilisation.
 
Bon nombre de modalités du partenariat restent toutefois à définir. Le projet est encore en cours de construction. Mais du côté public, comme du côté privé  on le promet : des réunions seront organisées pour communiquer de manière transparente sur le sujet avec les personnels. De quoi peut être dissiper les inquiétudes.  

Manon PERELLI



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