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François Tatti/Emmanuelle de Gentili : « Nous appelons les Bastiais à voter utile au 1er tour ».


Rédigé par Nicole Mari le Lundi 17 Février 2014 à 23:18 | Modifié le Mardi 18 Février 2014 - 00:14


François Tatti et Emmanuelle de Gentili ont dévoilé, lundi matin, leur liste « Pour Bastia, par passion » pour les élections municipales à Bastia. Une liste ouverte avec un socle de gauche, qui rassemble trois sensibilités : radicale, socialiste et écologique. Revenant sur les polémiques des derniers jours concernant des alliances possibles entre les deux tours du scrutin, Emmanuelle De Gentili affirme, à Corse Net Infos, que rien n’est exclu, mais demande aux Bastiais de voter « utile » dès le 1er tour.


François Tatti et Emmanuelle de Gentili.
François Tatti et Emmanuelle de Gentili.
- Comment définiriez-vous votre liste ?
- Je dirais que c’est une liste plurielle avec un socle de gauche. Elle présente, à la fois, un équilibre entre les habitants du Nord et du Sud de la ville et une diversité politique avec des personnes très engagées, que ce soit dans les associations, dans la vie politique et publique, mais aussi dans la société civile et le monde économique. Nous avons essayé de trouver un équilibre entre l’ensemble de ces paramètres.
 
- Votre liste, préfigure-t-elle d’autres regroupements au soir du 1er tour ?
- Nous avons déjà regroupé trois sensibilités : celle de François Tatti, la mienne et Europe-Ecologie-Les Verts (EELV). Nous avons, ainsi, fait la démonstration que l’union positive, constructive était possible. Nous sommes allés encore plus loin dans l’établissement de la liste en faisant en sorte qu’elle ressemble à ce qu’est Bastia, aujourd’hui, c’est-à-dire une ville diverse. Elle ressemble, aussi, à ce qu’est notre projet qui est fondé sur le développement économique et sur les leviers nécessaires pour pouvoir construire une vraie politique sociale de gauche.
 
- Pensez-vous trouver des points de convergence avec d’autres projets, notamment celui de Gilles Simeoni ?
- Aujourd’hui, nous ne travaillons pas à regarder les autres, nous travaillons simplement à avancer en symbiose avec les habitants. Nous devons être en cohérence avec ce que l’on dit sur le terrain, avec le retour que nous avons des habitants qui souhaitent vraiment que les alliances ne soient pas partisanes, mais soient des alliances de projet. L’objectif est d’offrir aux Bastiais des perspectives d’avenir, de relever leur niveau de vie, de développer le centre-ville et faire en sorte que l’arrivée du port de la Carbonite ne se transforme pas en désastre pour le centre historique. Nous travaillons dans ce sens.
 
- Jean Zuccarelli vous accuse de ne rechercher que le pouvoir. Que lui répondez-vous ?
- D’abord, je voudrais savoir ce que lui cherche ! C’est peut-être la bonne question qu’il doit se poser ! En ce qui nous concerne, nous avons élaboré un projet avec tous nos colistiers. Notre liste représente la société bastiaise dans sa diversité. Elle est fortement ancrée à gauche, mais accueille aussi des Nationalistes et des gens de droite. Nous assumons pleinement cet état de fait car nous souhaitons vraiment être en cohérence avec ce que nous proposons, les actions à court et moyen termes que nous allons déployer et un développement réel de l’économie de la ville. Nous proposons aussi des mesures sociales qui ne soient pas seulement des pansements sur une jambe de plâtre.
 
- L’équipe de Jean Zuccarelli s’arroge la compétence et la continuité et vous les dénie. Qu’en pensez-vous ?
- Je ne m’adresse pas à Jean Zuccarelli, je m’adresse aux Bastiais. Ce ne sont pas des querelles de personnes, mais des propositions différentes en matière de projets et de vision de la gestion de la ville. C’est la seule chose qui m’importe aujourd’hui.
 
- Il vous accuse, aussi, de critiquer une gestion à laquelle vous avez activement participée. Comment réagissez-vous ?
- Il ne nous écoute pas suffisamment ! Nous partageons largement le bilan d’Emile Zuccarelli, qui n’est pas le bilan de Jean Zuccarelli. Ce bilan a des côtés très positifs et d’autres qui le sont moins. Nous assumons les bons et les mauvais côtés parce qu’une mandature est soumise à des contraintes budgétaires, des priorités dans les projets, mais aussi au temps. Nous avons réalisé beaucoup de choses. La ville, aujourd’hui, est une belle coquille, elle a été très structurée. Emile Zuccarelli y est pour beaucoup ! Maintenant, il faut donner du sens à cette coquille, du contenu et une identité forte qui lui confèreront du dynamisme.
 
- Quels sont les mauvais côtés ?
- Il y a beaucoup de choses à dire au niveau de l’animation de la ville. Le développement économique est catastrophique. Là-dessus, nous n’en sommes pas fiers. Nous essayons de corriger la tendance par nos propositions.
 
- Peut-on parler de fracture dans le PS local ou d’une instrumentalisation contre vous au niveau national ?
- Non ! Au niveau national, il n’y a pas eu d’investiture socialiste pour le PRG alors que, depuis une trentaine d’années, cette investiture lui est donnée, quelque soit le choix des personnes socialistes en local. Au niveau local, je peux comprendre les individualismes qui sont ressortis de cette campagne. Des parcours personnels se sont détachés des décisions qui ont été prises au sein de la fédération. La section PS, que ce soit Bastia Nord ou Bastia Sud, a voté en faveur de notre démarche.
 
- La fédération PS est-elle toute entière derrière vous ?
- Ah oui ! Complètement !
 
- Vous dites que vous ne soutiendrez au 2nd tour, ni Jean-Louis Milani, ni Gilles Simeoni. Cela signifie-t-il que vous allez laisser gagner Jean Zuccarelli par défaut ?
- Pas du tout ! Aujourd’hui, nous jouons le 1er tour. Je vous rappelle que lorsque Lionel Jospin, en 2002, a joué le 2nd tour, il n’a pas été présent au 2nd tour. Il ne faut, donc, pas se tromper d’échéance. Le 23 mars, nous appelons les Bastiais à voter utile au 1er tour et à porter en tête la liste la plus à même d’incarner un projet de développement. Un projet, dans lequel les Bastiais se retrouvent, qui soit réaliste et finançable.
 
- Est-ce la démarche de votre communiqué ?
- Oui. Nous disons aux Bastiais : « attention, mobilisez-vous ! N’attendez pas le 2nd tour pour faire un choix ! Le choix se fait au 1er tour ! Regardez : vous avez de la diversité, suffisamment de candidats pour exprimer cette diversité ». Nous faisons confiance aux habitants.
 
- Cela n’exclut pas les alliances de 2nd tour, comme vous l’avez dit ?
- Le communiqué est assez clair. Bien entendu, nous pouvons envisager des alliances au 2nd tour autour de notre socle. Je ne les exclus pas !
 
- Aujourd’hui, la fracture semble totale entre vous et Jean Zuccarelli. Peut-on néanmoins envisager un retournement de situation entre les deux tours ?
- Nous serons présents au 2nd tour de cette élection municipale. L’important pour nous est de proposer des projets réalistes qui intéressent les Bastiais et permettent le développement de notre ville.
 
- Et si vous n’êtes pas en tête au 1er tour comme vous le pensez, que ferez-vous ?
- Nous serons en tête. Nous en sommes persuadés, compte tenu des retours que nous avons sur le terrain. Aujourd’hui, en présentant notre liste, vous voyez bien que nous sommes dans une dynamique, et pas repliés sur nous-mêmes.
 
Propos recueillis par Nicole MARI

La liste pour Bastia, par passion.
La liste pour Bastia, par passion.




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