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Laurent Marcangeli retrouve son fauteuil de maire : Le débat démocratique doit primer


le Dimanche 8 Février 2015 à 17:44 | Modifié le Dimanche 8 Février 2015 - 19:18


On s’est bousculé au portillon de la Maison Carrée dimanche, prise d’assaut dès les premières heures de la matinée par un public en grande partie composé de partisans de Laurent Marcangeli, lequel a retrouvé son fauteuil de maire sans aucune surprise dès l’ouverture de cette première réunion du conseil municipal. Une élection sans suspense à laquelle n’a pas participé le groupe d’opposition au sein duquel l’on notait l’absence de Simon Renucci. A l’ordre du jour également, la désignation, par le maire, de ses quatorze adjoints parmi lesquels Stéphane Sbraggia, de nouveau premier adjoint


Laurent Marcangeli retrouve son fauteuil de maire : Le débat démocratique doit primer

En l’absence de André Valat, président de la Délégation Spéciale deux mois durant, c’est Paul Andreani qui a déclaré la séance ouverte non sans rappeler les bonnes conditions dans lesquelles a travaillé la délégation spéciale et son rôle majeur dans la conduite des affaires de la ville. Il a également rappelé les excellents rapports entretenus avec le personnel communal pour assurer la bonne marche des services : « merci à tous pour votre aide dans cette tâche que nous avons menée pour l’intérêt de la ville et l’évolution des marchés publics à caractère d’urgence, afin d’éviter les retards. Je souhaite un prompt rétablissement à M. André Valat, notre chef de délégation » a-t-il déclaré avant de procéder à l’appel.


Les mots pour le dire…
On procéda ensuite à l’élection du maire sans la participation de l’opposition. Une simple formalité au cours de laquelle Laurent Marcangeli fut élu avec les 39 voix de la majorité sous un tonnerre d’applaudissements. Ceint de son écharpe tricolore, le maire s’est adressé à l’assistance :

« Mes chers collègues, ce matin, c’est vers le peuple d’Ajaccio que vont mes pensées. Le peuple a tranché, il s’est exprimé franchement. Ajaccio a enfin un maire pour qui c’est une réelle émotion de reprendre, pour la deuxième fois en dix mois, les affaires de la ville avec autant de sérénité. C’est avec toujours la même détermination que je prends possession de cette lourde mais combien passionnante tâche de maire de la ville. Je ne souhaite pas revenir sur ce qui s’est passé, ce qui a été dit, ce qui a fait beaucoup plus de mal à Ajaccio et à ses enfants qu’à nous, individuellement. J’ai exercé six mois durant avec fierté pour incarner une démarche novatrice et ambitieuse. Il y a eu une élection, elle est le fruit d’une décision. Une décision de justice qui n’a pas été contestée. Une décision politique qui a été saine. Au-delà des femmes et des hommes qui incarnent les démarches et qui figurent sur les listes, il y a les idées, les projets, des orientations, la direction que nous voulons, avec la majorité municipale reconduite, donner à la capitale de la Corse. Ils ont été véritablement entendus, confirmés, soutenus par une majorité large d’Ajacciennes et d’Ajacciens. Ce choix nous oblige, durant les cinq années qui nous restent à accomplir avant d’achever ce mandat et vous le savez,  à aller de l’avant. Nous nous y emploierons. Assis sur ce fauteuil, ceint de cette écharpe, c’est en tant que maire que je souhaite m’exprimer. Je demande à celles et ceux qui partagent avec moi cette belle mission d’administrer cette ville, de faire de même car c’est de l’honneur d’Ajaccio et des fonctions que nous exerçons qu’il s’agit.

Ajaccio devra travailler durement, pleinement, et les défis sont nombreux et âpres, rien ne nous sera donné. Les choses ne seront pas faciles, nous le savons. Avec celles et ceux qui ont partagé notre engagement pendant six mois, nous connaissons l’état de notre ville, l’état de ses finances. Nous préparerons l’avenir. Aux employés de la commune, je veux dire une chose simple. Vous serez entendus. Les choses seront mises sur la table, discutées, débattues, et des orientations claires devront émaner des votes de ce conseil municipal. Nous ne tremblerons pas devant les décisions à prendre. Aujourd’hui, la situation exige responsabilité courage et détermination. Il faudra engager un certains nombre de réformes internes à notre administration qui a besoin de fonctionner efficacement pour servir les Ajacciennes et les Ajacciens. Travaillons ensemble, nous vous respecterons, nous nous entendrons. Nous viserons ensemble le même objectif, celui de faire avancer Ajaccio vers un avenir meilleur. A celles et ceux qui doutent de leur utilité, qui ne savent pas où aller, je veux leur dire que la porte du maire et des élus sera toujours ouverte. En revanche, à celles et ceux qui nient le fait majoritaire, je veux dire qu’il faut cesser cette attitude. La ville a souffert pendant six mois. Je le dis avec sérénité et avec calme, le comportement parfois indigne de personnes censées servir, nous le ferons savoir à celles et ceux qui sont dans ces dispositions d’esprit ; il ne s’agit pas de Laurent Marcangeli ou de quelqu’un d’autre, mais d’Ajaccio. Quand on est dans le service public, il faut servir la collectivité. Ce sera comme ça et pas autrement. La ville devra s’aménager. Vous le savez, une autre décision de justice est venue porter atteinte aux projets d’aménagement de notre ville. Il s’agit du Plan d’Aménagement Urbain. Nous aurons l’attitude qu’il conviendra car nous sommes prêts à relever le défi. Nous sommes contraints à repartir sur la rédaction d’un document  et je pense que nous le seront. Un document qui devra dire ce que nous sommes, ce que nous devons être, mettre de côté ce que nous ne voulons pas, en concertation avec la population, une concertation transparente  qui donnera un rôle à chaque Ajaccienne et à chaque Ajaccien qui voudra s’y associer. Il faudra aussi parler des grands sujets qui empoisonnent la vie des habitants de notre ville, la circulation, la propreté, il faudra avec la CAPA parler du traitement de nos déchets, des transports, il faudra parler de la place d’Ajaccio au sein de l’ensemble dans lequel nous vivons, cette île où nous vivons. La ville ne fera rien seule, nous le savons, il y a des partenaires, des collectivités locales ; à ces partenaires naturels, je veux dire que quelles que soient les appartenances politiques, nous avons démontré six mois durant que seul l’intérêt général doit primer, dire à ces partenaires que la ville d’Ajaccio est la capitale de la Corse, qu’elle a élu un conseil municipal sur des bases nettes, claires, qu’elle lui a donné une majorité forte qui compte bien engager le programme qu’elle a présenté au peuple d’Ajaccio. Nous engagerons les discussions sereinement, tranquillement mais fermement parce qu’il s’agit de la vie quotidienne de 67 000 personnes. Tout comme à nos partenaires qui ne sont pas des collectivités locales, je veux dire que nous serons à leurs côtés et que nous avons reçu un mandat clair et précis de la part de celles et de ceux qui vivent à Ajaccio. Je pense à ces forces vives, à ces commerçants, ces artisans, qui craignent l’avenir, je veux leur dire que lorsqu’on est maire d’Ajaccio, on ne peut pas rester indifférent, insensible aux chiffres. La crise économique nous rattrape. Le maire et le conseil municipal doivent travailler pour améliorer cette situation. Il doit être à l’écoute, il doit concerter, rencontrer et, avec les autres partenaires, trouver des solutions. Nous ne nous résignerons pas à voir la ville d’Ajaccio mourir. Je ne serai pas le maire qui acceptera de voir le centre ville souffrir et entrer dans une longue et lente agonie. Je veux parler aux Ajacciennes et aux Ajacciens, quel que soit le quartier, l’âge, les origines, je veux être leur maire à tous. Les rancœurs, les petites phrases, les coups de griffe, les « flachine », il faudra les laisser à la porte. Ici il faudra parler d’Ajaccio, des Ajacciens, ici c’est le débat démocratique, ici c’est le débat de l’intérêt général » a conclu Laurent Marcangeli.

Les quatorze adjoints
Autre vote abordé au terme du discours de Laurent Marcangeli, celui des quatorze adjoints. Ont été élus premier adjoint : Stéphane Sbraggia,. Nathalie Ruggeri, Stéphane Vannucci, Simone Guerrini, Pierre Pugliesi, Rose-Marie Ottavy-Sarrola, Jacques Billard, Nicole Ottavy, Charles Voglimacci, Annie Costa-Nivaggioli, Christian Balzano, Marie-Ange Biancamaria, Jean-Pierre Aresu et Caroline Corticchiato.
A l'issue de la cérémonie d'installation, le conseil municipal, à l'exception, des membres de l'opposition, est allé déposer une gerbe au monument aux morts 
J. F 


(Photos R.Sholler / D.Susini)

Autour de l'élection : Le rouge de l’écharpe…

A quelqu’un qui lui faisait remarquer que son écharpe était mal ceinte, Laurent Marcangeli répliqua aussitôt : « Vous avez droit à une explication. Mon écharpe n’est pas à l’envers, le rouge est placé en haut et non en bas car il est de mon devoir de député-maire d’Ajaccio de l’inverser. Instruction civique, quand tu nous tiens !
 
L’absent présent
Lorsque Paul Andreani, membre de la délégation spéciale a procédé à l’appel, il a oublié de noter la présence de Pierre Cau, conseiller municipal de la majorité, sans doute l’un des plus réguliers dans l’hémicycle.  Ce dernier, pince sans rire, a bien levé la main pour bien signaler sa présence en lançant le traditionnel « présent...»
 
Le doigt levé…
 Mais pas pour signaler sa présence à l’appel. En effet, cette conseillère de l’opposition a tout simplement voulu répondre à sa façon à un commentaire émanant du fond de la salle qui semblait lui déplaire. Elle s’est retournée pour lui adresser un « doigt » bien tendu pour lui signifier son mécontentement à l’énoncé de son nom. Incident vite apaisé par l’intervention d’Antoine Maestracci. 
 
Jojo Forcioli et l’écharpe
Toujours présent, fidèle parmi les fidèles, de toutes les campagnes et certainement le plus ancien supporter du maire, Jojo Forcioli a été appelé par Laurent Marcangeli afin d’aider Caroline Corticchiato à ceindre son écharpe. Un geste symbolique unanimement apprécié par l’assistance.
 
Sébastien Deliperi Le benjamin de l’équipe
Bien que présent à la tribune, Antony Charreyre n’est plus le benjamin de l’assemblée communale. C’est Sébastien Deliperi, 25 ans, qui devient à son tour le plus jeune conseiller de l’équipe de Laurent Marcangeli. Il était exceptionnellement absent hier pour cause de…rentrée scolaire (école de pilotage) mais sera présent lors des prochains conseils municipaux. Il est l’arrière-arrière petit fils d’un ancien adjoint au maire d’Ajaccio, M. Leonzi.
J. F.



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