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La liste de Laurent Marcangeli présente son projet pour Ajaccio


le Mardi 7 Janvier 2014 à 17:44 | Modifié le Mardi 7 Janvier 2014 - 18:05


La trêve des confiseurs est à présent terminée. Les affaires reprennent et avec elles, la politique entre de plain-pied dans la campagne des prochaines municipales. Laurent Marcangeli, député de la Corse-du-Sud et conseiller général du 1er
quelques uns de ses colistiers, a donné une conférence de presse et présenté le projet pour Ajaccio de la liste "Avec vous pour Ajaccio"


La liste de Laurent Marcangeli présente son projet pour Ajaccio
Pour le jeune député de la Corse-du-Sud, 2014 est une occasion pour les Ajacciens d’avoir droit à un débat utile : « Nous sommes dans la dernière phase des conférences pour que les Ajacciens fassent leur choix. Comme vous avez pu le constater, nous sommes allés au fond des choses, preuve que nous sommes fortement attachés à notre projet. Nous sommes là pour en parler, pour parler du développement de notre territoire, du fait communautaire. 
Bâtissons, aménageons, planifions, il faut sortir des sentiers battus, nous réconcilier. Notre projet n’a pas été construit pour six ans mais pour plusieurs décennies, car nous voulons engager Ajaccio dans une phase nouvelle, vers un avenir utile et bienfaisant » a déclaré Laurent Marcangeli en préambule.

Des ambitions stratégiques

Stéphane Sbraggia a pris le relais pour entrer dans le vif du sujet, le développement durable de la ville : « C’est une vision cohérente et globale de notre projet que je vais vous présenter, pour le bien être de ceux et celles qui y vivent, redresser la ville et la redynamiser avec la confiance de tous. Si je fais l’analyse de l’existant, j’évoquerai la faiblesse de l’urbanisme, l’échec du renouvellement urbain, l’abandon. De notre côté, nous avons beaucoup d’ambitions stratégiques car la ville est un espace d’échanges et il est opportun de promouvoir les talents. Il convient donc de trouver un équilibre, une ambition environnementale et urbaine, c’est le but de notre projet qui est au service de cette ambition. 
Il faut redonner Ajaccio aux Ajacciens, revoir l’échec total du déplacement urbain, libérer le front de mer et régler le problème des transports. »  
Mme Biancamaria a évoqué le port de plaisance et les métiers liés à la mer : « Ajaccio est une cité portuaire et c’est un atout non négligeable mais le constat est triste lorsque l’on voit les équipements délabrés, les abords délaissés, les mouillages totalement ignorés. Il faut revoir la politique du port, organiser les mouillages, organiser des activités nautiques qui sont une manne financière appréciable. On ne fait pas grand-chose pour retenir les plaisanciers, aucun développement n’est en cours et les retombées économiques sont plus pour la Sardaigne et la région PACA que pour notre ville. Il convient de restructurer le port, de s’équiper cotre la pollution et envisager sérieusement les moyens d’un développement harmonieux de la filière nautique. »
Stéphane Sbraggia a également évoqué l’avenir de la citadelle d’Ajaccio et les projets liés à son développement : « Il ne faut pas se tromper, la citadelle représente quelque chose d’important pour la ville. Il faut développer de nombreuses activités autour du thème de la mer, mais aussi planifier les choses, retrouver des équilibres, tout cela c’est le rôle de l’élu. » 
Le conseiller municipal de l’opposition est également revenu sur l’ANRU et sa remise à plat avec un renouvellement de l’offre : « Les jardins implantés ne vont pas changer la vie d’un 
quartier, on ne peut se contenter de cela. Tout est à refaire à ce niveau. Tout comme le Grand 
Site de la Parata dont il faut impérativement redonner ses lettres de noblesse à cet espace, ou 
encore le Casone, à l’abandon total tout comme la Rocade et son projet d’infrastructure qui 
ne tient pas la route… »

CAPA : La vision de Jean-Jacques Ferrara

La liste de Laurent Marcangeli présente son projet pour Ajaccio
Pour le docteur Ferrara, l’intercommunalité constitue un outil important, indispensable au
développement présent et futur d’une ville comme Ajaccio : « L’état des lieux est consternant. 
La CAPA c’est l’échec, le contre-exemple » et d’expliquer l’utilisation des compétences
obligatoires, optionnelles que l’organisme doit impérativement exercer : « Qu’ont-ils fait de la 
CAPA ? Actuellement, c’est le « machin », une « usine à gaz » qui n’a pas permis de réaliser
d’économie, bien au contraire. La gestion des déchets ? UN échec lamentable avec des 
conséquences financières et environnementales lourdes pour la ville. L’exemple de l’évolution 
du TEOM est saisissant : 
2008 : 102 euros par habitant
2010 : 197 euros par habitant
2012 : 237 euros par habitants (la moyenne pour des villes comparables est de 115 euros) 
Une déchetterie pour 75 000 habitants (il en faut une pour 15 000), pas d’amélioration du système de collecte collective, une décharge qui a perduré quatre années de trop et une facture de 20 millions d’euros pour les contribuables ajacciens faute de ne pas avoir adhéré au SYVADEC en 2010. En ce qui concerne l’une des compétences optionnelles de la CAPA, à savoir la construction, l’aménagement, l’entretien et la gestion, la municipalité a préféré assumer seule la réalisation et la gestion du Palatinu, par orgueil, au mépris desrecommandations. Aujourd’hui, la CAPA est synonyme d’emplis précaires accordés a de jeunes gens asservis à un système politique à bout de souffle.
Dans notre projet, nous souhaitons réconcilier les territoires communautaires, restaurer le 
dialogue villes-communes. 
Comment envisager le Grand Ajaccio sans la Rive Sud du golfe ? Dès aujourd’hui, nous tendons la main aux communes de Bastelicaccia, Cauro, Grossetto-Prugna-Porticcio, 
non pas dans une démarche hégémonique mais bien pour un partenariat équilibré visant à dynamiser et harmoniser le développement de nos communes au sein de la communauté 
d’agglomération."
Laurent Marcangeli estime qu’Ajaccio a toujours été le parent pauvre du PEI : « Ajaccio n’a pas eu sa part effectivement. Elle a été deux fois moins dotée que Bastia et la région par exemple. Ce sont des chiffres publics. On sait au niveau de l’échiquier que ça pèse plus lourd politiquement du côté de la Haute-Corse et du pays bastiais, parce que nous ne nous sommes pas donné les moyens. Nous étions dans l’obligation de peser plus lourd parce que plus nombreux. C’est aussi simple que cela. Nous n’avons pas eu la volonté politique de la faire. Ensuite, il y a aussi les dossiers. Le PEI ne s’improvise pas, ne s’autofinance pas. On donne a celui qui a des dossiers ficelés. Force est de le constater, nous n’avons pas brillé par de nombreux dossiers déposés sur la table des décideurs. Il reste trois ans, il reste une manne 
financière ; si on peut l’arracher, je prends l’engagement, si nous sommes choisis par les Ajacciens, on se battra pour aller prendre ces dernières tranches et faire ce qu’il faut pour
améliorer le quotidien des Ajacciennes et des Ajacciens. »   
J. F.



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