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Jean Zuccarelli : "Les nationalistes minoritaires malgré les fanfaronnades de Gilles Simeoni"


Rédigé par le Dimanche 16 Mars 2014 à 11:39 | Modifié le Dimanche 16 Mars 2014 - 15:43


Jean Zuccarelli, Francis Riolacci et leurs colistiers ont tenu un point presse dimanche matin à Bastia pour faire tout à la fois le bilan de la campagne des municipales, qui entre dans sa dernière ligne droite, pour s'adresser aux "Bastiais qui ont eux, seuls, le destin entre leurs mains, non sans au passage rappeler les enjeux de l'élection face à leurs deux principaux concurrents : Gilles Simeoni et François Tatti.


Jean Zuccarelli : "Les nationalistes minoritaires malgré les fanfaronnades de Gilles Simeoni"
Pour Jean Zuccarelli les "Bastiais sont dans leur grande majorité satisfaits du travail, immense, de la municipalité sortante qui a rendu Bastia plus belle et plus agréable à vivre".
Pour le chef de file de la liste de gauche et des démocrates de progrès " ils veulent que la prochaine aille plus loin encore.  Notre programme et notre démarche sont en accord avec leur volonté et nous sommes la seule liste capable de répondre immédiatement à leurs aspirations".
"Avec nous c'est clair : les Bastiais savent d'où nous venons et où nous voulons aller ensemble… Ils savent que nous disons ce que nous allons faire et que nous ferons ce que nous avons dit."
Mais pour Jean Zuccarelli les Bastiais qu'ils ont rencontré "expriment aussi des interrogations et même une réelle inquiétude face aux inconnues que les combinaisons politiciennes font peser sur l'issue du scrutin, notamment à la suite des sondages d'opinion et des déclarations de certains têtes de liste".

"Un démenti à la campagne d'intox"
"La lecture de ces sondages montre que notre liste arrive en tête des 7 listes en présence."

Pour Jean Zuccarelli il s'agit-là d'un "démenti à la campagne d'intox sur un prétendu rejet de notre politique et que le bilan de l'équipe sortante est largement approuvé".
Et pour le chef de file de la liste des sortants les deux listes qui s'en réclament "sont majoritaires".
Pour lui c'est le principal enseignement des deux récents sondages concernant le premier tour : " les Bastiais se retrouvent majoritairement sur le chemin du progrès où leur ville est engagée et dans les valeurs de la République".

Les "fanfaronnades de Gilles Simeoni"
Et Jean Zuccarelli enfonce le clou en poursuivant : "Et contrairement aux fanfaronnades de Gilles Simeoni,  les nationalistes demeurent nettement minoritaires".
Et d"interroger : " Comment est-il possible, dès lors, d'empêcher que le second tour n'inverse les résultats du premier ?"
C'est la réponse à cette question qui est la clef de l'élection, estime le chef de file de la liste de gauche et des démocrates de progrès.
Mais "cette clef n'est pas entre les mains de tel ou tel candidat . Elle est entre les mains des Bastiais. C'est à dire de la démocratie. Et pour s'exprimer la démocratie a besoin de clarté".
"Les sondages confirment que ce rassemblement de gauche et des démocrates de progrès est le seul qui peut être majoritaire sans alliance contre nature."
Pour Jean Zuccarelli c'est incontestable : "Les nationalistes sur leurs seules forces ne peuvent pas gagner l'élection. Les Bastiais rejettent le nationalisme quelle que soit sa version. Et le nationalisme, même prétendument modéré, demeure fidèle à sa philosophie politique : il rêve d'éloigner la Corse de la République jusqu'à l'en séparer."

"Alliances contre nature"

Et Jean Zuccarelli a poursuivi avec, toujours, dans son collimateur les nationalistes. "J'affirme également que Gilles Simeoni sera prisonnier des nationalistes indépendantistes qui approuvent la violence armée. Eric Simoni ne vient-il pas d'affirmer qu'il n'y pas de citadelle prenable sans nous. Et que bientôt le drapeau nationaliste flottera sur la mairie de Bastia ? Tout porte à croire que leur accord est scellé. Gilles Simeoni et les nationalistes ne peuvent gagner qu'en inversant les résultats du premier tour par des alliances contre nature"
Puis est venu le tour de François Tatti.
"François Tatti n'ayant pas écarté une alliance avec les nationalistes, chaque voix en sa faveur ouvrira un peu plus la route de la mairie à Gilles Simeoni."

"Les Bastiais doivent écarter le risque d'une dérive séparatiste"

En marge de sa déclaration à la presse Jean Zuccarelli a répondu aux questions des journalistes. Elles  ont tourné autour de François Tatti et du séparatisme auquel le candidat de la majorité sortante fait régulièrement allusion.

- La position de François Tatti ?
-
Dans des déclarations encore récentes, il voulait faire de ce premier tour des élections un moyen de désigner celui qui aurait, à gauche, la vocation de rassembler l'ensemble des listes et des forces de cette gauche. Parce qu'il en aurait la légitimité démocratique. Manifestement à quelques semaines de distance il dément ses propres déclarations. Il assume ses responsabilités

- Vous affirmez que la gauche unie peut remporter cette élection, mais François Tatti a clairement fermé la porte à cette perspective ?
- Selon les sondages une majorité de Bastiais se reconnaît dans les valeurs de gauche et de progrès, dans la gestion municipale et dans les valeurs de la République. Nous appelons donc l'ensemble de ces électeurs à se rassembler dès le premier tour autour de la liste que je conduis.

- Et si cela ne suffisait pas ? Que diriez vous pour convaincre les électeurs de François Tatti ?
- Personne n'est propriétaire de ses voix. Les Bastiais veulent que cette municipalité continue son action de progrès et de développement de notre ville et rejette l'aventure séparatiste. C'est la raison pour laquelle nous nous adressons directement aux électeurs pour un vote utile dès le premier tour…

- Vous insistez une fois encore sur l'aventure séparatiste : N'allez-vous pas finir par rebuter, à partir de ce discours, une partie des électeurs de gauche ?
- Les Bastiais expriment tous les jours de cette inquiétude. Cette préoccupation est réelle. Ils ne veulent  pas des nationalistes prétendument modérés ou indépendantistes à la mairie. Si j'en juge par les récentes déclarations d'Eric Simoni, ils ont tout lieu de s'en inquiéter. Car à partir d'un accord qui, je le répète, semble scellé Gilles Simeoni aura les mains liées par ses engagements. J'affirme qu'au-delà de l'absence de projet manifeste pour Bastia et le risque de compromettre son devenir il y a un autre danger que les Bastiais doivent écarter : le risque d'une dérive séparatiste.



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