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Inseme per Bastia dévoile son projet éducatif


Rédigé par Nicole Mari le Dimanche 22 Septembre 2013 à 23:11 | Modifié le Vendredi 22 Novembre 2013 - 10:51


C'est par deux de ses priorités, l'éducation et la jeunesse, que le groupe d'opposition nationaliste, Inseme per Bastia, rentre de plein pied dans la campagne électorale pour les municipales de mars 2014 à Bastia. Samedi matin, dans les jardins du Fangu, il a dévoilé son double projet éducatif qu’il veut, emblématique, de la démarche et des valeurs qu'il défend. Quatre valeurs qui seront les 4 piliers de son futur programme politique : l'identité, l'ouverture, la solidarité et l'émancipation.


Inseme per Bastia dans les jardins du Fangu.
Inseme per Bastia dans les jardins du Fangu.
C'est, au pied de l'école de l'Annonciade, dans les jardins du Fangu, sous l'arbre symbolique de la connaissance, quelques jours à peine après la rentrée des classes, que les Nationalistes modérés d'Inseme per Bastia ont choisi de présenter leur projet éducatif et leur politique en faveur de la jeunesse qu'ils développeront tout au long de leur campagne.
« La jeunesse est pour nous, une priorité absolue, un pari que nous faisons sur l'avenir » pose, d'emblée, Gilles Simeoni, leader d'Inseme, entouré de nombreux professeurs qui forment les rangs de ses militants. Leur présence est loin d'être anodine, puisque, fidèle à sa méthode de démocratie participative, Inseme a associé à la rédaction de ce projet, au sein d’ateliers thématiques, tous les acteurs du système éducatif concernés, notamment les enseignants et les parents d'élèves.
 
Un rôle clé
Réaffirmant son attachement profond à la notion d’éducation, « dans une société de plus en plus éclatée, où les valeurs collectives ne sont plus ni la règle, ni la référence », Inseme rappelle le rôle clé des pouvoirs publics, notamment municipaux, primordial en la matière. Et propose que Bastia se dote d’un projet éducatif sur le long terme, conçu comme « un vecteur de développement du territoire, un catalyseur du mieux vivre ensemble », qui permette à chacun d’accéder à la culture et à la formation. « A travers ces deux projets, qui se déclinent dans des propositions très concrètes, se dessinent en filigrane les 4 piliers de notre projet global qui sont : l'identité, l'ouverture, la solidarité et l'émancipation », précise Gilles Simeoni.
L’objectif est de « construire les citoyens de demain » en se fondant sur la double exigence d’égalité et d’équité face à l’éducation. « A la prétendue égalité des chances nous préférons l’égalité des droits », ajoute-t-il. 

 
Un projet ambitieux
Pour les Nationalistes modérés, la jeunesse bastiaise doit construire son identité en se servant des outils existants pour connaître et se réapproprier l’histoire, la culture, le patrimoine de la ville et de son environnement. « Bastia doit être une ville pionnière dans la mise en œuvre du statut de coofficialité de la langue corse que nous entendons décliner dans tous les dispositifs. Au-delà du bilinguisme, nous voulons favoriser le multilinguisme parce que l'apprentissage des langues est un facteur d'ouverture extraordinaire », explique Gilles Simeoni.
L’identité ne signifie pas, pour autant, repli sur soi. L’ouverture au monde est capitale pour l’épanouissement à la fois des enfants et des adolescents. « Notre projet éducatif prend en compte non seulement les jeunes à l'école, mais aussi les jeunes dans leur environnement, non seulement au sens écologique du terme, mais aussi économique et sportif », poursuit le leader d'Inseme. Il propose, notamment, de nouer des partenariats avec les clubs de football et de rugby afin que les jeunes puissent découvrir le sport de haut niveau, les infrastructures des clubs et même les métiers qui gravitent autour du sport. Il préconise, aussi, la systématisation, à travers les aides communales, de voyages dans le bassin méditerranéen, notamment pour des élèves de CM2, afin de leur donner, à la fin du cycle primaire, une ouverture sur l'extérieur.
 
L’égalité des droits
Autre valeur clé : la solidarité. Il s’agit, pour Inseme, d'offrir, « à chaque enfant et à chaque jeune, les mêmes droits » en leur garantissant un égal accès à l’offre éducative. Pour cela, il s’engage, notamment, à créer de nouvelles crèches, à aider les crèches associatives, à appliquer une carte scolaire raisonnée respectant la mixité, à mettre en place un suivi personnalisé des élèves et des dispositifs permettant de lutter contre le décrochage scolaire. Mais, également, à garantir l’accès pour tous aux loisirs, à la culture, au sport, au numérique, aux activités scientifiques et à l’environnement.
Pour soutenir la parentalité, Inseme propose de créer une maison de la famille, lieu d’écoute, d’informations et d’échanges, une carte du quotient familial et un Pass enfant. Il estime nécessaire de « repenser la place des jeunes » en ouvrant un guichet jeune « pour les écouter, les informer, les orienter » et, en favorisant, par un Pass transport, leur mobilité en ville.
 
Tendre vers l’excellence
Enfin, Inseme entend améliorer la qualité de l’offre éducative pour parvenir à une éducation d’excellence donnant aux enfants et aux jeunes les moyens d’aller plus loin. « L'émancipation est un moyen de tendre vers l'excellence pour permettre à la jeunesse bastiaise de s'insérer au plan économique et de s'épanouir au plan culturel et au plan sociétal », précise Gilles Simeoni.
L’idée est aussi d’organiser un mode de gouvernance différent en insérant, à chaque niveau de décision, la représentation des partenaires du monde éducatif. Inseme veut créer une délégation municipale « pôle éducatif » regroupant tous les acteurs et tous les dispositifs. Il estime que Bastia doit s’inscrire dans le réseau des villes développant des politiques innovantes en faveur de la jeunesse. L’objectif est d’obtenir, au cours de la prochaine mandature, le label de l’Unicef « Bastia, ville des enfants ».
Si le projet d’éducation globale des Nationalistes modérés se veut à l’image « du Bastia que nous voulons construire », il se retrouve, tout entier, dans un proverbe africain cité par Mattea Lacave, conseillère pédagogique et élue territoriale : « Il faut tout un village pour éduquer un enfant ».
N. M.



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