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Il a reçu l’investiture de la CNI : Jean-Jacques Ferrara sera le candidat LR aux législatives


Rédigé par Jean-François Vinciguerra le Dimanche 22 Janvier 2017 à 21:18 | Modifié le Dimanche 22 Janvier 2017 - 21:39


Depuis ses débuts en politique, Jean-Jacques Ferrara est un fidèle de Laurent Marcangeli. Ne lui demandez pas si le matin, lorsqu’il se rase, il pense à sa candidature aux prochaines législatives. Il répondra par la négative en rappelant que chaque chose doit se faire en son temps avec, en demi-mot, qu’il y a assez de travail à la CAPA pour anticiper… Le poulain de Laurent Marcangeli dira certainement être fier d’avoir été choisi par le maire d’Ajaccio et la commission nationale d’investiture


Il a reçu l’investiture de la CNI : Jean-Jacques Ferrara sera le candidat LR aux législatives
La grosse tête, ce n’est pas  son truc à Jean-Jacques Ferrara mais il se dit prêt à exercer une autre fonction sans crier à l’exploit parce que modeste, sans triomphalisme parce que discret, un peu comme ces travailleurs de l’ombre qui ne font pas de vague. Il a reçu cette investiture pour son sérieux, son travail, ses choix politiques mais aussi pour son charisme, sa disponibilité, son amour pour sa ville et maintenant sa circonscription qu’il entend défendre au plus haut niveau en cas de victoire aux prochaines législatives. Il en connait d’ailleurs tout les lieux pour avoir accompagné régulièrement le député-maire lors de ses visites sur le terrain en qualité de suppléant.
Autre candidat à l’investiture, Pierre-Jean Luciani, qui avait postulé mais n’avait pas été retenu. Jean-Jacques Ferrara ne fera aucun commentaire à ce résultat, sinon ces quelques mots : « La commission nationale a pris la décision de retenir ma candidature et cette investiture, je la perçois comme une mission que je m’efforcerai de mener à bien avec le soutien de ma famille politique. Quant à parler de victoire, je crois que nous n’en sommes pas encore là, il faut savoir raison garder… »


2008 : le pied à l’étrier
Chirurgien maxillo-facial installé à Ajaccio depuis de longues années, Jean-Jacques Ferrara est entré en politique en mars 2008 lors des élections municipales aux côtés de José Rossi et participe au tour suivant sur la liste de Paul Ruault, sur laquelle figure Laurent Marcangeli. Début en politique et en amitié avec celui qui deviendra conseiller général puis député-maire de la cité impériale. Trois années plus tard, le « toubib » se porte candidat aux élections cantonales dans le troisième canton d’Ajaccio et l’année suivante il est suppléant de Laurent Marcangeli aux législatives. Il entre au conseil municipal dans les rangs de l’opposition après la démission de Laurent Marcangeli. La suite, on la connait puisqu’en 2014, Jean-Jacques est élu conseiller municipal et vice-président de la CAPA dont il deviendra le président l’année suivante. 

- Comme l’a souligné Laurent Marcangeli, la règle démocratique doit s’appliquer. Il a renoncé à l’élection législative et vous a choisi comme candidat. Suite logique serait-on tenté de dire ?
-  Je me suis d’abord présenté devant la majorité municipale. Pour moi les choses étaient claires dans la mesure où si le sortant était reparti au combat, j’aurai certainement été à ses côtés et lui aurai proposé sans doute proposé d’être de nouveau suppléant


Vous étiez un suppléant très engagé et c’est naturellement que vous vous êtes positionné ?
J’étais effectivement très engagé aux côtés de Laurent. Je l’ai régulièrement suivi dans ses tournées de la circonscription, il a souvent insisté pour que je le suive. Comme je ne fais pas les choses à moitié, je me suis investi à ses côtés. J’ai parcouru cette circonscription durant ces cinq dernières années. Plusieurs fois par an nous sommes allés à la rencontre des maires et des citoyens des 49 communes


CAPA, une bonne école du terrain
- C’est sans doute ce qui caractérise votre implication à la CAPA qui, soit dit en passant, est une bonne école ?
Forcément. La CAPA c’est dix communes de la circonscription et sur place, j’ai pu découvrir les problématiques que l’on rencontre généralement dans les communes, le péri-urbain ressemble souvent au rural et l’on apprend beaucoup de choses, on s’investi davantage dans la mesure où les préoccupations des gens sont souvent celles que l’on retrouve quand on va à la rencontre des populations. La CAPA est en effet une très bonne école notamment à travers le fait qu’on coopère au sein de la circonscription, hors périmètre CAPA, sur la problématique de l’assainissement, de l’eau, on se rapproche forcément des autres intercommunalités. C’est une bonne école qui nous apprend à mieux connaître le terrain, les gens, les élus, on apprend à être au plus près de la population. C’est une expérience enrichissante.


- Passer de 10 à 49 communes c’est un challenge que vous relevez ?
C’est une circonscription que le député aura à représenter à l’Assemblée Nationale. Il y a un double rôle. Non seulement on se retrouve être l’un des quatre ambassadeurs à Paris. Mais nos régions sont telles qu’il ne faut pas perdre le lien avec le quotidien et la population. Même un député, et c’est pour cela qu’il faut se rendre sur le terrain, doit faire perdurer le lien avec la population, pour bien s’imprégner des problématiques et faire en sorte de défendre aux mieux ceux qui vous ont fait confiance. »
 

- Etre député, c’est aussi un rôle de proximité ?

Bien sûr mais il y a un rôle que l’on a tendance à oublier et qui va revenir au premier plan, c’est celui du vote des lois mais aussi et surtout le contrôle du gouvernement. Cela avait quelque peu disparu du fait du cumul des mandats de la grande majorité des députés. Il devenait difficile de s’occuper de beaucoup de choses à la fois, il faut en convenir. Cette fois, le député aura une seule fonction dans la nouvelle Assemblée de juin 2017 qui sera d’ailleurs un peu inédite. Le député aura la représentation de son territoire, le vote des lois et le contrôle de l’action gouvernementale. Ce sera riche d’enseignements… 


- Une deuxième candidature de droite à Ajaccio, voilà qui pourrait durcir le débat ?
Voir deux candidatures, ce serait, qui sait, salutaire. La famille politique est grande et solidaire, je ne vois pas le débat grossir ni poindre de catastrophe à l’horizon. Je crois savoir qu’appartenir à un parti doit imposer certaines règles de fidélité à un règlement. Les instances nationales en ont décidé ainsi et je me garderai bien de tout commentaire à ce sujet. S’il y avait eu un candidat déclaré avant que je prenne ma décision, je me serai rangé aussitôt à ses côtés. J’ai été désigné par la CNI et connais parfaitement cette circonscription pour l’avoir sillonnée cinq années durant aux côté de notre député-maire. Si je venais à être élu dans quelques mois, je continuerai à être au service de la population. Je continuerai être celui qui privilégie les intérêts collectifs aux intérêts particuliers. Je serai fier de servir la population de ma circonscription, à être son ambassadeur auprès des plus hautes instances
Propos recueillis par J.-F. V. 



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