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68ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945 à Calvi


Rédigé par (Jean-Paul-Lottier) le Mercredi 8 Mai 2013 à 15:58 | Modifié le Jeudi 9 Mai 2013 - 01:12


Journée de commémoration de la victoire du 8 mai 1945 ce mercredi à Calvi. Messe solennelle en l’église Sainte-Marie Majeure, suivie d’une cérémonie au monument aux morts avec remise de médailles à des militaires du 2e REP de Calvi, bénédiction du monument, et dépôt de gerbes par les autorités civiles, militaires et religieuses.


68ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945 à Calvi

A Calvi, la commémoration du  68ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945 a débuté à 11 heures en l’église Sainte-Marie Majeure où l’abbé Ange-Michel Valery présidait la messe du souvenir, en présence de nombreux fidèles et des autorités civiles, militaires et religieuses. A l’issue, ces dernières rejoignaient à pied le monument aux morts de Calvi où avaient pris place un piquet d’honneur du 2e REP, une délégation d’officiers et sous-officiers du régiment d’élite ainsi que les représentants des associations patriotiques.
Le colonel Bénoît Desmeulles, chef de corps du 2e REP, de retour de mission au Mali avec ses troupes, passait le piquet d’honneur en revue, avant de saluer les différentes délégations.
Il invitait ensuite les récipiendaires à rejoindre leur emplacement.
Au nom du président de la République, il conférait la médaille militaire à aux adjoudants chefs Guernalec, Wanke et Simac, aux sergents-chefs Lhorme et Silva Cardoso.
Ensuite, au nom du ministre de la Défense, il décorait de la médaille d’or de la Défense Nationale avec étoile de bronze le chef de bataillon Dampierre, le lieutenant Deswaef et le major Morisson.
C’est ensuite le sous-préfet de Calvi, Christian Guyard qui au nom du ministre de l’Intérieur remettait au caporal-chef Lachtcho la médaille de bronze, honneur pour acte de courage et de dévouement.
L’abbé Valery invitait l’assistance à la prière et au recueillement, avant de procéder à la bénédiction du monument aux morts.

Le message de l’UFAC…
M. Claude Deceninck, président de l’association des anciens combattants de Calvi-Montegrossu-Galeria donnait lecture du message de l’UFAC :
 
«  Le 8 mai 1945, Jour de la Victoire, la France était présente aux côtés de ses Alliés, pour
participer à la signature de l'Acte qui consacrait, solennellement, la capitulation sans
conditions de l'Allemagne nazie. En ce 68e anniversaire de cette Victoire qui marqua la fin de la guerre en Europe, rendons hommage à tous les soldats alliés et français de la Métropole et des Territoires d'Outre-mer, aux volontaires de la Résistance, à tous ceux qui sur terre, sur mer et dans les airs unirent leurs forces pour vaincre le fascisme et le nazisme. Tous les êtres humains disparus, tués sur les champs de bataille, exterminés dans les camps de concentration, massacrés, torturés, fusillés pour actes de Résistance, morts en captivité ou écrasés sous les bombardements, méritent notre respect et la fidélité de notre souvenir.
Aujourd'hui, le fanatisme religieux, le terrorisme, le réveil des nationalismes menacent la
paix, la sécurité des peuples, la liberté et les droits de l'Homme. Aussi, fidèle au souvenir de
celles et ceux qui ont sacrifié leur vie pour un monde sans guerre et sans haine, l'Union
Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) appelle tous
nos concitoyens à poursuivre le combat en faveur de la Solidarité et de la Paix.
Vive la République !
Vive la France !
Vive la Corse ! ».
… Et celui du ministre des Anciens combattants
Puis, Christian Guyard, sous-préfet de Calvi donnait à son tour lecture du message de Monsieur Kader ARIF, ministre délégué auprès du ministre de la défense,  chargé des anciens combattants
«  Nous célébrons aujourd'hui le 68ème anniversaire de
la victoire des Alliés, le 8 mai 1945, sur  l’Allemagne nazie.
Ainsi s'achevait une tragédie qui, pour la France, avait commencé cinq ans plus tôt par la défaite de son armée, se poursuivant par une avilissante occupation dont les conséquences
sont désormais bien connues de tous : collaboration, humiliation, déportation, extermination...
Pourtant, dès juin 1940, certains refusèrent l'inacceptable. Auprès du général de Gaulle à Londres, formant les Forces françaises libres, ou au sein de la Résistance intérieure, ces idéalistes, ces patriotes allaient entraîner à leur suite ces femmes et ces hommes, ces « soutiers
de la gloire » comme les appellera Pierre Brossolette. Ces combattants, venus de tous horizons, s'associèrent progressivement en réseaux pour mener des actions de diverses natures, communication clandestine, sabotage, aide aux fugitifs et notamment aux enfants Juifs persécutés .L'unificateur de cette Résistance, Jean Moulin, créa le Comité national de la Résistance dont il présida la première réunion, le 27 mai 1943, il y aura 70 ans dans quelques jours. Parallèlement, la formation de maquis constitua un échelon supplémentaire dans· la lutte contre l'ennemi, contribuant à la réussite des débarquements et à la libération du territoire national. Dès l'automne 1943, la libération de la Corse fut l’oeuvre conjointe des résistants de l'île et des soldats de l'Armée d'Afrique.
De quelle abnégation ont-ils fait preuve, tous ces combattants de "1'armée des ombres"
célébrée en 1943 par Joseph Kessel, pour que la liberté triomphe enfin ! Jamais la France n’a fait guerre plus haute et plus belle que celle des caves où s’impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des  criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d'où partent ses enfants libres, des cellules de tortures où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres.(Joseph Kessel, in ‘L’armée des ombres »)
Unis par un même idéal leur courage et leur volonté furent plus forts que tout. En cette année 2013, à travers l'année de la Résistance, c’est à eux tous que la Nation rend hommage, à toutes ces femmes, tous ces hommes, dont le sacrifice librement consenti permit à la France de siéger à la table des vainqueurs, le 8 mai 1945, et à l'Europe de se reconstruire. Moins de vingt ans plus tard, le traité de l'Elysée, signé par le général de Gaulle et le chancelier Adenauer, allait ouvrir la voie à une amitié franco-allemande profonde et durable ».
Trois gerbes étaient ensuite déposées au pied du monument aux morts, la première par les anciens combattants, la seconde par Ange Santini, maire de Calvi, M Jean-Toussaint Guglielmacci, adjoint au maire de Calvi, conseiller général, et l’abbé Ange-Michel Valery, la troisième par le sous-préfet de Calvi, Christian Guyard, le chef de corps du 2e REP, le colonel Desmeulles  et le commandant de la compagnie de gendarmerie de Calvi, le Commandant  Barillot. Sonnerie aux morts, minute de silence et hymne national clôturaient cette manifestation du souvenir suivie par un très nombreux public.
Outre les personnes citées, on notait la présence de Gilles Brun, adjoint au maire, président de la communauté de communes, Françoise Sévéon, MM. Pancrace Guglielmacci et Didier Bicchieray adjoints au maire de Calvi.




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