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Économie corse : une activité contrastée au cœur de l’été selon la Banque de France


Léana Serve le Dimanche 23 Août 2026 à 18:30

Dans sa dernière enquête de conjoncture, la Banque de France dresse un état des lieux de l’activité économique insulaire au mois de juillet. Si l’industrie poursuit sa progression et que certains secteurs liés au tourisme tirent leur épingle du jeu, le secteur du bâtiment reste toutefois plus fragile.



Archive CNI
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Alors que la saison estivale bat son plein, l’économie corse continue d’évoluer différemment  selon les secteurs d’activité. Dans sa dernière enquête de conjoncture, la Banque de France livre un état des lieux de la situation insulaire, établi à partir des réponses de près de 8 500 entreprises et établissements interrogés entre le 22 juillet et le 5 août. Un bilan qui fait apparaître une activité globalement modérée au mois de juillet, avec des dynamiques contrastées selon les secteurs. Ainsi, selon eux, « l’activité progresse à un rythme modéré en juillet dans l’industrie et les services marchands, et résiste dans le bâtiment ».
 

Dans le secteur de l’industrie, la production progresse en juillet, portée par une demande orientée à la hausse dans l’ensemble des secteurs. Les industries de production de boissons et les activités métallurgiques contribuent particulièrement à cette dynamique, tandis que les carnets de commandes augmentent grâce notamment à « des commandes exceptionnelles dans l’agroalimentaire ». Dans l’agroalimentaire, la production de boissons, notamment d’eau, est en hausse sur le mois mais aussi par rapport à 2025. « La canicule a favorisé cette augmentation de la consommation », relève la Banque de France. Dans les industries métallurgiques, la production augmente également, même si « les carnets de commandes ne permettent pas aux entreprises de se projeter au-delà de quelques mois ». Enfin, dans le matériel de transport, l’activité progresse grâce à « des rattrapages de production ainsi qu’une hausse des commandes ».
 

Dans le bâtiment, l’activité reste stable en juillet, mais les situations diffèrent entre le gros œuvre et le second œuvre. Dans ce dernier, l’activité progresse, portée notamment « par la volonté des entreprises de terminer leurs chantiers avant les congés d’août ». À l’inverse, le gros œuvre évolue toujours sur un marché atone, avec des carnets de commandes dégradés. « Une légère augmentation des commandes publiques » a toutefois été observée, précise la Banque de France. En août, l’activité devrait nettement reculer dans le bâtiment, notamment en raison des fermetures estivales. Pour les travaux publics, l’activité reste également « bien en deçà du niveau souhaité », avec une commande publique toujours faible, et l’activité ne devrait pas progresser au troisième trimestre.
 

Enfin, du côté des services marchands, l’activité est stable en juillet. L’hôtellerie-restauration et la location de véhicules sont les secteurs qui enregistrent les progressions les plus nettes. Dans l’hôtellerie, l’activité est même en hausse par rapport à 2025, mais les professionnels constatent une tendance désormais généralisée aux « réservations dernière minute », qui rend les prévisions plus difficiles. Dans la restauration, la situation est plus contrastée : les établissements proches des hôtels et des campings conservent un bon niveau d’activité, tandis que d’autres peinent davantage à attirer la clientèle touristique.
 

La location automobile progresse également en volume, malgré le fait que « les entreprises ont dû baisser leurs prix pour améliorer leur attractivité sur un marché très concurrentiel ». Pour le mois d’août, la Banque de France anticipe une nouvelle progression de l’activité dans les services, portée notamment par le pic de fréquentation touristique. La saison devrait toutefois s’inscrire « en deçà de 2025 ».