Dans la cour de l’école de Mezzavia, les vacances semblent déjà loin. Les cartables ont retrouvé leur place sur les épaules, les conversations reprennent et, au milieu des groupes d’enfants, quelques visages trahissent encore la fatigue d’un réveil matinal. Mais l’excitation domine. Pour beaucoup, la rentrée est surtout synonyme de retrouvailles. « On avait hâte parce qu’on va revoir les copines et les copains », sourient Loane et Laetitia, toutes deux en CM2. Leur matière préférée ? Les sciences.
Un peu plus loin, Léandre vient de faire ses premiers pas en CM1. « Je suis content, j’aime bien l’école », lance-t-il. Il attend cette nouvelle année avec impatience, notamment pour retrouver l’anglais et les mathématiques. Plus tard, il aimerait devenir… coiffeur. Et puis, il y a Stella, qui entre en CM2. Elle aime l’art plastique et les mathématiques et hésite encore sur son avenir. « Je voudrais être soit maîtresse, soit prof de tennis », raconte-t-elle.
Des scènes ordinaires d’une rentrée scolaire, mais qui se répètent ce jeudi 3 septembre partout sur l’île. Au total, 46 115 élèves corses reprennent le chemin de l’école cette année, dont 23 578 dans le premier degré et 22 537 dans le second degré. Ils sont répartis dans 248 établissements. À Mezzavia, les 220 élèves de l’élémentaire donnent, eux, le ton de cette rentrée : beaucoup de sourires et une vraie envie de retrouver l’école.
Un peu plus loin, Léandre vient de faire ses premiers pas en CM1. « Je suis content, j’aime bien l’école », lance-t-il. Il attend cette nouvelle année avec impatience, notamment pour retrouver l’anglais et les mathématiques. Plus tard, il aimerait devenir… coiffeur. Et puis, il y a Stella, qui entre en CM2. Elle aime l’art plastique et les mathématiques et hésite encore sur son avenir. « Je voudrais être soit maîtresse, soit prof de tennis », raconte-t-elle.
Des scènes ordinaires d’une rentrée scolaire, mais qui se répètent ce jeudi 3 septembre partout sur l’île. Au total, 46 115 élèves corses reprennent le chemin de l’école cette année, dont 23 578 dans le premier degré et 22 537 dans le second degré. Ils sont répartis dans 248 établissements. À Mezzavia, les 220 élèves de l’élémentaire donnent, eux, le ton de cette rentrée : beaucoup de sourires et une vraie envie de retrouver l’école.
« Des enfants heureux de revenir »
Une impression que partage la rectrice de l’académie de Corse, Nathalie Mons. Pour sa première rentrée sur le terrain insulaire, elle dit avoir été particulièrement attentive à l’ambiance dans les établissements. « On a pu découvrir des enfants qui sont heureux de revenir. Ils sont heureux de venir voir leurs copains, mais aussi pour travailler. On a senti un très bon climat. », observe-t-elle.
Une dimension devenue essentielle pour l’Éducation nationale. « On s’est rendu compte que, pour apprendre, il faut être bien dans sa tête », rappelle Nathalie Mons, qui entend poursuivre le travail engagé sur le bien-être des élèves, mais aussi sur la lutte contre le harcèlement. Et si le bien-être occupe une place importante, les fondamentaux restent au cœur de cette rentrée. La rectrice souligne notamment les bons résultats de l’académie dans les matières littéraires, tout en identifiant les mathématiques comme un axe de progression. « Il faut qu’on ait une série d’élèves avec un bon niveau pour irriguer les filières de notre université. C’est tout le développement du territoire qui est en jeu », estime-t-elle.
Pour progresser, l’académie veut aussi faire évoluer les méthodes d’apprentissage. Cette année, des classes à horaires aménagés scientifiques vont être lancées, une première en Corse. « L’idée est vraiment d’apprendre autrement. On lance les élèves sur des projets concrets. C’est une nouvelle façon d’apprendre et c’est important », explique Nathalie Mons.
La langue et la culture corses restent également une priorité. L’académie entend poursuivre le développement des filières immersives et la formation d’enseignants capables de transmettre la langue. Cette rentrée, environ 2 300 élèves sont scolarisés dans les filières immersives, sur plus de 70 sites.
Du côté des parents, l’émotion est parfois différente. Pour Mélanie, maman de Lisandru, la rentrée reste un moment légèrement anxiogène : « En tant que maman, la rentrée, c’est un peu stressant donc on essaye de faire en sorte que ça se passe bien », confie-t-elle. Maman d’un enfant unique, elle reconnaît pourtant avoir apprécié les vacances passées avec lui.
Une impression que partage la rectrice de l’académie de Corse, Nathalie Mons. Pour sa première rentrée sur le terrain insulaire, elle dit avoir été particulièrement attentive à l’ambiance dans les établissements. « On a pu découvrir des enfants qui sont heureux de revenir. Ils sont heureux de venir voir leurs copains, mais aussi pour travailler. On a senti un très bon climat. », observe-t-elle.
Une dimension devenue essentielle pour l’Éducation nationale. « On s’est rendu compte que, pour apprendre, il faut être bien dans sa tête », rappelle Nathalie Mons, qui entend poursuivre le travail engagé sur le bien-être des élèves, mais aussi sur la lutte contre le harcèlement. Et si le bien-être occupe une place importante, les fondamentaux restent au cœur de cette rentrée. La rectrice souligne notamment les bons résultats de l’académie dans les matières littéraires, tout en identifiant les mathématiques comme un axe de progression. « Il faut qu’on ait une série d’élèves avec un bon niveau pour irriguer les filières de notre université. C’est tout le développement du territoire qui est en jeu », estime-t-elle.
Pour progresser, l’académie veut aussi faire évoluer les méthodes d’apprentissage. Cette année, des classes à horaires aménagés scientifiques vont être lancées, une première en Corse. « L’idée est vraiment d’apprendre autrement. On lance les élèves sur des projets concrets. C’est une nouvelle façon d’apprendre et c’est important », explique Nathalie Mons.
La langue et la culture corses restent également une priorité. L’académie entend poursuivre le développement des filières immersives et la formation d’enseignants capables de transmettre la langue. Cette rentrée, environ 2 300 élèves sont scolarisés dans les filières immersives, sur plus de 70 sites.
Du côté des parents, l’émotion est parfois différente. Pour Mélanie, maman de Lisandru, la rentrée reste un moment légèrement anxiogène : « En tant que maman, la rentrée, c’est un peu stressant donc on essaye de faire en sorte que ça se passe bien », confie-t-elle. Maman d’un enfant unique, elle reconnaît pourtant avoir apprécié les vacances passées avec lui.
Investir dans l’école
Pour le maire d’Ajaccio, Stéphane Sbraggia, cette journée reste avant tout un moment particulier. « Cette journée m’apporte de l’énergie. Voir des enfants heureux d’aller à l’école, c’est toujours un moment très particulier », assure-t-il.
Les retrouvailles entre camarades, mais aussi « cette envie d’apprendre » et ce besoin de lien social confortent, selon lui, les investissements réalisés dans les écoles. Amélioration du confort des élèves et des enseignants, climatisation, renaturation des cours : la ville entend notamment adapter les établissements aux fortes chaleurs.
Depuis un an, la municipalité travaille également sur un projet éducatif local afin de mieux articuler le parcours de l’enfant, de la petite enfance au CM2, notamment autour de la culture et des loisirs. « C’est l’éducation avec un grand E. Ce n’est pas juste l’Éducation nationale, c’est aussi avoir des actions qui peuvent converger pour assurer l’épanouissement de l’enfant », explique le maire.
Mais dans la cour de Mezzavia, les grandes orientations peuvent encore attendre. Pour l’instant, les élèves ont surtout retrouvé leurs copains, leurs habitudes et leurs rêves. Léandre pense déjà à la coiffure. Stella hésite entre une classe et un court de tennis. Loane, elle, se voit déjà dans un laboratoire.
Pour le maire d’Ajaccio, Stéphane Sbraggia, cette journée reste avant tout un moment particulier. « Cette journée m’apporte de l’énergie. Voir des enfants heureux d’aller à l’école, c’est toujours un moment très particulier », assure-t-il.
Les retrouvailles entre camarades, mais aussi « cette envie d’apprendre » et ce besoin de lien social confortent, selon lui, les investissements réalisés dans les écoles. Amélioration du confort des élèves et des enseignants, climatisation, renaturation des cours : la ville entend notamment adapter les établissements aux fortes chaleurs.
Depuis un an, la municipalité travaille également sur un projet éducatif local afin de mieux articuler le parcours de l’enfant, de la petite enfance au CM2, notamment autour de la culture et des loisirs. « C’est l’éducation avec un grand E. Ce n’est pas juste l’Éducation nationale, c’est aussi avoir des actions qui peuvent converger pour assurer l’épanouissement de l’enfant », explique le maire.
Mais dans la cour de Mezzavia, les grandes orientations peuvent encore attendre. Pour l’instant, les élèves ont surtout retrouvé leurs copains, leurs habitudes et leurs rêves. Léandre pense déjà à la coiffure. Stella hésite entre une classe et un court de tennis. Loane, elle, se voit déjà dans un laboratoire.











Envoyer à un ami
Version imprimable






