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Une nouvelle unité de production pour le Coca-Cola "Made in Corsica"


Rédigé par le Vendredi 4 Avril 2014 à 19:32 | Modifié le Vendredi 23 Septembre 2016 - 18:12


Vendredi matin à Furiani la Socobo et Coca-Cola France se sont engagés jusqu'en 2019 pour poursuivre une collaboration qui, remontant aux années 60, permet à la petite entreprise insulaire de fabriquer le Coca-Cola en Corse, le Coca-Cola made in Corsica.


Une nouvelle unité de production pour le Coca-Cola "Made in Corsica"
Il ne faisait pas beau mais qu'importe, mariage pluvieux n'est-il pas mariage heureux ?
En tout cas à l'heure ou Dominique Sialelli, le président de la Socobo - Société corse de boissons - et Florence Paris, vice-présidente de Coca-Cola France, ont présenté les grandes lignes des liens désormais renforcés entre les deux entités, il n'y avait que des visages réjouis sur le parking de la Socobo à l'heure de la réception qui marquait l'inauguration de la nouvelle ligne de l'usine de production Coca-Cola en Corse, fruit d'une longue collaboration entre la petite entreprise insulaire et numéro 1 mondial des boissons rafraîchissantes.
Entre Coca-Cola et la Socobo c'est déja, en effet, une longue histoire entamée dès 1969 à l'époque où la société bastiaise fabriquait le Mouss'Or et la Limonade Or.
Le contrat de concession engageait, déjà,  la Socobo à produire du Coca-Cola, à partir des extraits achetés à The Coca-Cola Company, et à en assurer la commercialisation et la distribution.
Cette production était donc réalisée à partir des moyens propres du concessionnaire :investissements productifs, administratifs et commerciaux, dans le respect du cahier des charges de Coca-Cola.
En 2012 cependant, l'outil de production répond difficilement à des normes et à des cahiers des charges de plus en plus exigeants, ce qui se traduit sur le plan économique pour l'entreprise à un déficit structurel de plusieurs centaines de milliers d'euros par an.

Un investissement de 3 millions d'euros
Coca-Cola et Socobo, ainsi que l'ont expliqué Dominique Sialelli et Florence Paris, se sont alors trouvés confrontés à un choix : soit fermer cette unité de production, ce qui impliquait la fin d'un concessionnaire Coca-Cola en Corse et une vingtaine de licenciements (emplois directs et indirects), soit investir et construire un outil de production entièrement neuf, et qui réponde aux dernières normes de la profession et au cahier des charges Coca-Cola.
On connaît la suite avec le choix des dirigeants de Socobo d'investir après une étude industrielle et financière chiffrant les investissements pour un outil industriel fiambant neuf à 3 Millions d'Euros, et le renouvellement par anticipation de la concession de Coca-Cola jusqu'en 2019.
Dans la foulée le financement de l'investissement était réalisé par le FIP Corse, la Caisse d'Epargne, et les fonds propres de l'entreprise. Et l'installation de la nouvelle unité de production lancée à l'été 2013.


Dominique Sialelli : " Avec la mention fabriqué en Corse

Une nouvelle unité de production pour le Coca-Cola "Made in Corsica"
- Les raisons de ce nouvel investissement ?
- En 2012-2011 nous étions dans une situation compliquée avec un outil vieillissant, une productivité faible. Et l'unité de production était un peu dépassée par rapport aux normes de Coca-Cola. Le choix était simple : soit arrêter la production Coca-Cola mais aussi Mouss'Or et Limonade Or que nous fabriquons également ici avec 20 à 30 emplois menacés, soit malgré la difficulté du contexte économique, investir aller de l'avant et repartir avec un outil reconfiguré, ultra moderne. Mais il fallait pouvoir mettre 3 millions d'euros de financement.

- Cet investissement est de votre fait ?
- Ce n'est pas Coca-Cola qui investit, c'est le concessionnaire. C'est un investissement mené et porté par Socobo avec l'aide de banques et de partenaires financiers.

- Avec quelles perspectives ?
- Socobo sur cette partie industrielle était déficitaire. Elle perdait de l'argent. Aujourd'hui, l'objectif est de ramener la structure à l'équilibre, sauver les emplois, investir et renforcer encore nos liens avec Coca-Cola.

- Pensez-vous pouvoir atteindre cet objectif ?
- Aujourd'hui on redémarre. On est dans les phases de réglage de l'outil. Si tout va bien nous devrions retrouver l'équilibre au cours de cette année 2014.

- Coca-Cola en Corse, ça représente quoi ?
- Près de 9 millions de litre sont vendus en Corse par Socobo. Nous sommes concessionnaires pour la Corse. Et de la même manière que nous n'avons pas le droit de vendre du Coca-Cola en dehors de notre territoire, les autres concessionnaires  n'ont pas le droit de vendre en dehors du leur. Mais aujourd'hui avec le principe des centrales d'achat la circulation des marchandises n'est pas du tout contrôlée. Dès lors, il faut être efficaces sur le terrain et compétitif pour défendre son marché.

- Vous êtes en quelque sorte confronté à la concurrence de Coca-Cola ?
- C'est pour cela que nous avons voulu sensibiliser le consommateur et que nous avons eu l'autorisation d'imprimer la mention "Fabriqué en Corse" sur nos étiquettes. Ainsi, si le consommateur veut y prêter attention, il peut voir si le Coca-Cola a été fabriqué ici ou s'il vient d'ailleurs.

Florence Paris : Avec les meilleurs pour pouvoir répondre aux standards de qualité de Coca-Cola dans le monde"

Une nouvelle unité de production pour le Coca-Cola "Made in Corsica"
- Coca-Cola fabriqué en Corse ?
- C'est une vraie spécificité corse. Cela n'existe pas ailleurs. Dans les autres régions française les packaging portent la mention "Made in France". On le fait en Corse parce que, je le répète, c'est une vraie spécificité dont on est très fiers et je pense que c'est important d'être transparents et de le dire au consommateur.

- Les raisons de la présence de Coca-Cola sur l'Île ?
- Aucun site n'appartient à la Coca-Cola compagnie. Ils sont la propriété des concessionnaires-embouteilleurs qui sont nos partenaires. C'est une stratégie mondiale d'avoir des partenariats avec des gens dont le métier  - l'embouteillage, donc la fabrication et la commercialisation du produit - et l'expérience sont sur le territoire. Aujourd'hui nous sommes présents dans 200 pays et partout nous avons des partenaires locaux. En Corse, c'est la Socobo.

- Vous y trouvez votre intérêt ?
- Totalement. L'objectif c'est que chacun garde son expertise, qu'on travaille avec les meilleurs pour pouvoir répondre aux standards de qualité de Coca-Cola dans le monde

- Le Corsica Cola, un concurrent ?
- Le développement des colas régionaux est pour nous une vraie opportunité qui aide à développer le marché des consommateurs qui, avec un peu de chauvinisme, aiment à boire leur cola régional. Non, pour nous ce n'est pas une menace. Et si vous regardez les parts de marché je crois que Corsica Cola a encore un bout de chemin à faire avant d'espérer pouvoir nous rattraper…

 



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