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Tavignanu Vivu : "La vérité sur Ghjuncaghju" de Paul Royal


Rédigé par le Lundi 16 Mai 2016 à 23:03 | Modifié le Mardi 17 Mai 2016 - 00:58


Le Collectif Tavignanu Vivu a réagi à la publication, récente, de l'Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques) relative au projet de réalisation d'un centre d'enfouissement technique de Ghjuncaghju. Le Collectif qui s'était, déjà, élevé document et expertise à l'appui contre ce CETi, a demandé une nouvelle expertise. Il l'a obtenue. Et repart à l'attaque avec un joker de poids dans sa poche : l'Ingénieur-géologue Paul Royal qui fera part de ses observations ce 19 Mai à 18 heures à l'amphithéâtre du Campus Mariani à Corte en compagnie de Antoine Orsini et Christophe Mori. Mais ses conclusions "sont éloquentes et sans appel" selon Tavignanu Vivt. Et elles ont été transmises à Ségolène… Royal !


Tavignanu Vivu : "La vérité sur Ghjuncaghju" de Paul Royal
Le Collectif a tenu, en effet à faire part de ce résultat à la  ministre de l'Environnement, de l'énergie et de la Mer.
Il le fait en rappelant toutes les étapes qui ont jalonné le dossier qui est plus que jamais sur la scène de la contestation.
Pour le collectif  "Les résultats de la  « tierce expertise indépendante » de l’INERIS qui auraient dû nous parvenir avant la fin de l'enquête publique afin que nous puissions y répondre nous ont été communiqués seulement le 29 avril 2016, soit neuf jours après la fin de l'enquête.
 
Nous nous attendions à ce que les résultats soient établis sur la base de nouvelles mesures et analyses du terrain or l'INERIS se base uniquement sur les données apportées par les porteurs de projet et ne tient aucunement compte en contrepartie de celles qui sont contenues dans le rapport de Monsieur Paul Royal.
Peut-on alors parler de tierce expertise indépendante ?
De plus, si les résultats ne nous ont été communiqués que très tard, les porteurs de projet ont, eux, édité une plaquette de leur CET dès le mois de mars annonçant la tierce expertise comme réalisée.
 
L'INERIS se dédouane déjà en préambule du rapport de toute responsabilité pour la suite et pour cause : cette expertise est faite sur les mesures données par les porteurs de projet. Qu'apporte-t-elle donc de nouveau en termes de garanties ?
La Commissaire Enquêtrice a d’ailleurs été témoin que les niveaux d’eau dans les piézomètres ont été nettement falsifiés dans leur projet.
 
Nous nous tournons une nouvelle fois vers vous pour vous apporter notre réponse à cette tierce expertise non-indépendante. Nous avons de nouveau fait appel aux compétences de Paul Royal, ingénieur-géologue, qui connaît bien ce terrain et nous vous transmettons ses conclusions. Elles sont sans appel"
explique le collectif.
 
La population de la région s'inquiète des risques majeurs que représente ce projet qui ne devrait pas voir le jour. Elle est très fortement mobilisée contre ce CET qui ruinerait tous ses investissements et ses efforts en faveur d'une agriculture et d'un tourisme tournés vers la qualité et l'écologie et elle compte sur votre aide.

Les conclusions de Paul Royal

Dans les conclusions de son rapport, précis et détaillé, Paul Royal n'est pas davantage indulgent avec l'Ineris.
Voici son sentiment à ce propos. Il n'est d'aucune complaisance.
"L’avis d’INERIS, dans sa communication comme dans son contenu est une expertise partisane. Il reprend les résultats des investigations ainsi que leur interprétation à son compte en ne faisant des remarques que sur la forme et sans procéder à aucune vérification.
La seule appréciation sur le fond, bien que le document annonce à plusieurs reprises qu’il ne se prononcera que sur la méthode, porte sur la stabilité des ouvrages en affirmant que le contexte est favorable car les schistes «semblent» plutôt rocheux, ce qui ne veut rien dire et surtout pas que les ouvrages seront stables.


Il est affirmé ensuite que la stabilité externe ne sera pas affectée, après avoir souligné à plusieurs reprises que les caractéristiques des matériaux en place ne sont pas connues et tout en reconnaissant que les matériaux en place sont si friables qu’on ne peut pas en prélever de fragment, seulement de la poussière. Ce n’est recevable ni scientifiquement, ni sémantiquement. 
La rédaction de ce document est plus qu’ambigüe, elle donne l’illusion d’une analyse critique pour ensuite approuver toute les affirmations du pétitionnaire tout en livrant les clefs pour démontrer l’infaisabilité du projet et la catastrophe annoncée.

Enfin, elle conseille au pétitionnaire (page 33), pour conforter «le discours», d’apporter des compléments à ses documents. L’étude du pétitionnaire comme l’avis INERIS ne sont donc que des discours et comme tout discours ils n’engagent que ceux qui les croient.

INERIS n’a pas transformé le plomb en or, il a repris le même discours que le pétitionnaire et n’a en aucun point répondu aux questions que Monsieur le Préfet se pose légitimement.
Il peut être maintenu que l’étude d’impact, et maintenant l’avis INERIS, comportent, entre autre sur les aspects géologique et hydrogéologique, des inexactitudes et omissions qui nuisent à l’information de la population et sont de nature à exercer une influence sur la décision de l’autorité administrative."

On ne peut être plus clair.
Paul Royal sera donc 19 Mai à Corte pour faire part de vive voix aux membres du Collectif le contenu de ses conclusions.
Restera ensuite à savoir si Ségolène entendra l'avis de Paul ?
Ou si l'autorité administrative tiendra compte, ou pas, de l'avis de l'expert ingénieur-géologue.
Quoi qu'il en soit Ghjuncaghju va continuer pendant quelques temps encore à faire couler beaucoup d'encre et de salive !
 




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