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TPE de Haute-Corse : La même colère…


Rédigé par le Mardi 7 Juin 2016 à 22:55 | Modifié le Mercredi 8 Juin 2016 - 00:34


Avec leurs collègues de Corse-du-Sud ils sont montés au créneau pour faire entendre la voie désespérée des TPE de Corse, des entreprises au bord de l'asphyxie, qui ne veulent pas mourir et que l'Etat ne semble ne pas vouloir entendre. Comme l'a rappelé une fois encore mardi Louise Nicolai, présidente de l'union professionnelle des artisans de Haute-Corse ainsi que les représentants des divers syndicats des TPE rassemblés mardi autour de Antoine Piacentini, président de la chambre de métiers.


"Urgence" : c'est le mot qui est venu le plus souvent dans le discours de la présidente départementale de l'UPA et de tous les socio-professionnels qui sont intervenus lors de la conférence de presse commune qui s'est tenue en milieu d'après-midi dans les locaux de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Haute-Corse.

L’urgence est incontestable.

Mais dans le propos il y aussi de l’exaspération car ainsi que cela a été précisé si le gouvernement a écouté, il n’a pas entendu pour autant les représentants des TPE.

Lors des assises qui se son tenues la semaine dernière à Ajaccio les socio-professionnels s’attendaient à mieux. 

« Nous ne pouvons nous satisfaire de ces mesures, même si elles reconnaissent pour avoir été proposées, une grande fragilité de nos TPE qui représentent 95% du tissu économique et pesaient pour 39% dans l’emploi salarié  (17 000) de Corse fin 2015 » notait Louise Nicolai     en rappelant que compte tenu du contexte, difficile, la priorité des TPE  reposait sur « des mesures immédiates concernant les entreprises de moins de 10 salariés ayant des difficultés avérées et qui représentent un peu moins de 2 000 entreprises dans la région »

Les mesures ?

Un effacement total de la dette principale, des pénalités et des intérêts de retard.

Un arrêt immédiat de toute action contentieuse.

La mise en place d’un étalement et de l’effacement des pénalités et amendes sur les charges à payer au RSI et aux caisses de retraite complémentaires des travailleurs non salariés, ainsi qu’un allègement des charges avec une prise en charge d’une partie des cotisations RSI par le fonds régional de solidarité et de cet organisme.

 

 

« La situation est telle que nos attentes concernaient également des entreprises en pré-difficulté avec des exonérations des charges sociales capables de donner de l’oxygène aux entreprises  quelque soit leur forme juridique et pérenniser ainsi l’emploi » ajoutait Louise Nicolai.

On sait ce qu’il est advenu de ces attentes.

Lundi, ainsi que l’a rappelé la présidente de l’UPA l’entrevue avec le préfet « avait pour objectif de préciser les mesures annoncées et surtout d’exprimer leur inadaptation pour une réelle structuration économique dans le cadre d’un schéma de développement adapté à la Corse. Nous avons demandé au préfet une autre réunion pour soumettre nos propositions à Manuel Valls. »

 

 

La démarche repose sur une « action collective avec l’ensemble des syndicats professionnels et des chambres consulaires qui s’expriment d’une seule vois et avec la même détermination » leur ras-le-bol.

« Nous irons au bout de noter démarche dans l’intérêt des entreprises et par conséquent de leurs salariés » ont encore rappelé les représentants des TPE, qui après avoir salué l’implication des élus de la région corse, n’ont pas manqué de montrer du doigt les tenants de la micro-entreprise, un leurre pour faire diminuer le chômage, mais qui, dans quelques années, « laissera ses adeptes dans la misère»






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