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Municipales à Bastia : L'union sacrée pour faire tomber la citadelle !


Rédigé par Nicole Mari le Mardi 25 Mars 2014 à 18:26 | Modifié le Mercredi 26 Mars 2014 - 01:23


Gilles Simeoni, le duo François Tatti-Emmanuelle de Gentili et Jean-Louis Milani font front commun au 2nd tour des élections municipales à Bastia pour faire tomber la citadelle Zuccarelliste et mettre fin à un système que tous ont, unanimement, dénoncé tout au long de la campagne. La liste d’union, simplement intitulée « Bastia », déposée avant 18h, conduite par Gilles Simeoni, rassemble diverses sensibilités : nationaliste, droite, gauche, socialiste, écologique… et respecte les équilibres électoraux. Explications conjointes, en vidéo, pour Corse Net Infos, de Gilles Simeoni, de François Tatti et de Jean-Louis Milani.


Marie-Dominique Carrier, Jean-Louis Milani, Gilles Simeoni, Linda Piperi, François Tatti et Emmanuelle de Gentili.
Marie-Dominique Carrier, Jean-Louis Milani, Gilles Simeoni, Linda Piperi, François Tatti et Emmanuelle de Gentili.
Dimanche soir, les résultats du 1er tour de l’élection municipale à Bastia ont changé la donne. Près de 2 électeurs sur 3 se sont prononcés pour le changement. Le score exceptionnel de Gilles Simeoni, à 29 voix d’écart du dauphin de l’équipe sortante, le plaçait en leader incontestable de l’opposition et en pôle position pour remporter le 2nd tour, laissant peu de place à l’alternative. Nul ne s’y est trompé ! Les états-majors des candidats à l’alternance ont rapidement fait leurs calculs et ont abouti, par des chemins différents, aux mêmes conclusions : la nécessité de l’union. Le leader d’Inseme per Bastia s’est, dès le début de la campagne, posé en rassembleur potentiel, répétant à l’envi que gagner seul ne l’intéressait pas. Il pouvait, au vu de son score, avoir la tentation de partir seul et, même peut-être, en surfant sur la dynamique qu’il engendre, réussir à l’emporter au forceps. Mais, c’était un pari risqué ! Il pouvait, également, se contenter d’une simple union avec l’autre force du mouvement national. Même si elles paraissent politiquement plus correctes, ces unions strictes, au regard du scrutin en cours dans d’autres communes et des précédents, s’avèrent électoralement peu fertiles.
 
Pas d’autre alternative
Le score inattendu du duo François Tatti-Emmanuelle De Gentili pouvait, également, inciter ce dernier à se maintenir dans une triangulaire où il aurait certainement encore engrangé des points et assis sa crédibilité. Mais, pour quoi faire ? La dissidence sortante, qui entend incarner sur d’autres bases une nouvelle gauche progressiste et plus régionaliste à Bastia, ne peut prendre le risque d’une victoire, même à l’arraché, de Jean Zuccarelli qui ruinerait tous ses espoirs.
La faiblesse du score de Jean-Louis Milani laissait, par contre, peu de choix à la droite, à part la tentation de Venise ! Le candidat libéral l’a dit, sans ambages : « Il n’y avait pas d’autre alternative que de saisir cette chance historique de revenir à la mairie de Bastia ! ».
 
Rien d’inédit !
En face, l’équipe Zucarelli, déjà en fort mauvaise posture avant l’union sacrée contre elle, dispose d’une marge de manœuvre qui se réduit à peau de chagrin. L’addition des forces de progrès lui est, mathématiquement, fatale. Même en tenant compte des déperditions de voix dues à des incompréhensions ou des blocages, il lui sera très difficile de remonter son score. La stratégie de la peur ayant échoué, pas sûr que les cris d’orfraie contre « l’union de la honte, le mariage de la carpe, du lapin et du loup » aient plus de succès auprès des électeurs.
D’autant que ce type d’union n’a, malgré tout ce que l’on peut dire, rien d’inédit pour une gestion municipale ! Les exemples de communes prises, conservées et gérées par des coalitions ou des équipes aux multiples sensibilités sont courants en Corse, et ailleurs… Et fonctionnent avec succès. Ne serait-ce qu’à Bonifacio où le Conseil municipal arc-en-ciel de Jean-Charles Orsucci affiche une réussite indéniable !
 
Un choix pragmatique
On n’élit pas un maire de petite ou moyenne commune sur une étiquette politique, même pas sur un bilan, mais sur une personnalité, une proximité et une prise en compte des besoins et des intérêts collectifs. C’est pourquoi cette union peut raisonnablement fonctionner.
Au final, on ne comprend pas très bien les raisons de l’exclusion de Corsica Libera dont les militants viennent d’entrer, sans difficulté, dans un certain nombre de majorités municipales de droite et de gauche, un peu partout dans l’île. François Tatti ayant mis un veto sans appel à la fusion avec la liste d’Eric Simoni, les Indépendantistes crient à la trahison. Mais, peuvent-ils, sans se dédire, apporter, un soutien même par défaut, à un système Zuccarelliste qu’ils abhorrent et combattent depuis 40 ans ? Tout en laissant la porte ouverte et en demandant à chacun de faire un pas vers l’autre, Gilles Simeoni a opté pour le pragmatisme. Bastia vaut bien une messe !
 
N.M.

Gilles Simeoni : "Cette union est le point de départ d'une nouvelle gouvernance"


François Tatti : "Ce qui nous rassemble, c'est Bastia"


Jean-Louis Milani : "La droite a saisi cette chance historique de revenir à la mairie de Bastia"


Liste commune Simeoni-Tatti-De Gentili-Milani "Bastia"



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