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Municipales 2014 : Inseme per Bastia veut mettre en oeuvre une « vraie politique sportive » à la CAB


Rédigé par Nicole Mari le Mardi 17 Décembre 2013 à 22:22 | Modifié le Mercredi 18 Décembre 2013 - 01:20


Après l’éducation, la jeunesse et la ville, Gilles Simeoni, leader d’Inseme per Bastia et candidat aux élections municipales de mars 2014, dévoile, avec son projet sportif, un autre pan de son programme « Bastia 2014 ». Elaboré en concertation avec des responsables sportifs, ce projet, basé sur une démarche participative, veut redonner au sport amateur sa vraie place à Bastia et dans la Communauté d’agglomération (CAB). Fustigeant les carences et la gestion actuelles, il propose de créer une Direction des sports, un Office communautaire et, à plus long terme, un Palais des Sports pour favoriser la concertation, la transparence et l’accès pour tous à des activités de qualité.


Gilles Simeoni, leader d’Inseme per Bastia et candidat aux élections municipales de mars 2014, entouré de dirigeants et de spécialistes sportifs.
Gilles Simeoni, leader d’Inseme per Bastia et candidat aux élections municipales de mars 2014, entouré de dirigeants et de spécialistes sportifs.
C’est entouré de nombreux responsables de clubs et de spécialistes que Gilles Simeoni, le leader d’Inseme per Bastia, a dévoilé sa politique sportive pour Bastia et pour la CAB qui, depuis 1981, détient cette compétence. « Aujourd’hui, à Bastia et sur la CAB, il n’y a pas de véritable politique sportive. Il y a une gestion au coup par coup, quelques opérations de prestige et, surtout, un certain nombre de dysfonctionnements. Il faut leur substituer un dispositif coordonné, rationnel, démocratique et participatif qui permet de fixer des objectifs et de les atteindre ensemble. Le sport, au-delà de la simple pratique, véhicule, en filigrane, des valeurs, une certaine conception de la société, des rapports sociaux, de l’intégration, de la citoyenneté, du mieux-être individuel et collectif », remarque-t-il, d’emblée.
 
Un projet collectif
Aussi les propositions politiques ont-elles été élaborées dans les ateliers de réflexion, créés en novembre 2012 sur la méthode de concertation et de démocratie participative, chère au leader nationaliste, et sous la houlette de Didier Grassi, dirigeant de club de football et membre de la commission d’appel de la Ligue corse de football.
Y ont activement participé Alain Orsini, ancien secrétaire de la Ligue, Joël Raffali, Chargé de mission auprès du Directeur régional de la jeunesse et des sports et président du Comité régional « Sport pour tous », Jean-Louis Santoni, Directeur sportif, Marie-Claude Filippi, médecin du Sporting, et des présidents de clubs : Anne Avenoso (Alliance judo corse), Paul Gigon (Fédération escrime), Pierre-Dominique Bouquet (Club athlétisme), Alain Del Moro et Barthélémy Simon-Giovanni (Rugby), Cyril Guintini (Boxe), Fred Raffaelli (Trail, montagne), mais aussi des éducateurs, comme Ayad Farid, des enseignants et des universitaires.
« Nous avons eu la chance de pouvoir compter sur l’implication active et déterminante de personnes qui ont vraiment un capital de savoir-faire et d’expérience irremplaçable. Ce qui nous a permis de croiser les regards, d’avoir un retour d’expérience très concret et de forger une vraie politique sportive, à la fois innovante, opérationnelle et raisonnable puisque nous travaillons à budget constant », se félicite Gilles Simeoni.
 
Des carences existantes
Ce travail collectif s’est, d’abord, appuyé sur un constat de l’existant et a pointé nombre de carences structurelles et organisationnelles. « Comme dans d’autres domaines, malheureusement, le constat est très négatif. Sans revenir sur la problématique du stade de Furiani, force est de constater que pratiquement toutes les infrastructures sportives publiques situées sur le territoire de la CAB sont, souvent, vétustes, en très mauvais état, inadaptées aux normes règlementaires de sécurité, inaccessibles aux sportifs handicapés et insuffisantes », indique Didier Grassi. Il fustige la faiblesse du ratio d’équipements par habitant : 1 équipement pour 600 habitants sur la CAB contre 1 équipement pour 150 habitants sur la Communauté de communes Marana-Golo, par exemple. La CAB ne compte que 11 terrains de grands jeux et 8 salles multisports, ce qui correspond à l’équipement d’une ville de… 15000 habitants sur le continent !
Inseme per Bastia dénonce, également, la mauvaise gestion des créneaux horaires d’utilisation des infrastructures qui, souvent, attribue le même créneau à plusieurs clubs en même temps, et l’absence de transports en commun ou de navettes permettant d’y accéder.

Des subventions opaques
Autre dysfonctionnement stigmatisé : les modalités d’attribution des subventions que le mouvement nationaliste juge opaques et illisibles. « Personne ne sait sur quel critère sont allouées les subventions à chaque club. On ne sait même pas si le règlement des aides existe. Dans toutes les collectivités, il est téléchargeable sur le site Internet local. A la CAB, aucun dirigeant ne l’a jamais vu ! Si tant est qu’il existe, personne n’y a accès et il n’est pas appliqué. Les aides sont attribuées dans le discrétionnaire et l’arbitraire avec, en arrière plan, ce qu’on peut imaginer de pratiques paternalistes, voire clientélistes », assène Gilles Simeoni.
Il déplore, enfin, l’absence d’espace de concertation comme il en existe partout ailleurs. « Il n’y a pas de structure dans laquelle les clubs et les sportifs peuvent échanger entre eux et avec la CAB. Chacun d’eux est enfermé dans un tête-à-tête bilatéral avec l’élu de la CAB en charge de la politique sportive ».
 
Une politique emblématique
Fort de ce constat, Inseme per Bastia définit une nouvelle politique qu’il veut, comme à chaque fois, emblématique de la démarche et des valeurs qu'il défend : l'identité, l'ouverture, la solidarité et l'émancipation. Elle se fonde sur trois grands principes : l’accès à des activités sportives de qualité pour tous, sur l’ensemble du territoire de la CAB et ouverte sur le bassin méditerranéen. Et décline des enjeux en termes de démocratie, de développement partagé, du vivre ensemble et d’ouverture. « Notre volonté est de faire du sport un vecteur de solidarité, de santé, d’intégration et de citoyenneté ».
Pour cela, les Nationalistes modérés proposent de combiner trois niveaux de décision et d’action : politique, administratif et participatif. « La politique sportive reste définie par la CAB. Elle est mise en œuvre au niveau administratif et technique par une Direction des sports qui, aujourd’hui, n’existe pas. Les personnels seront valorisés dans leur mission et leur évolution de carrière », précise Gilles Simeoni. Cette direction, mise en place courant 2014, aura pour mission de gérer les équipements et le budget sportifs de la CAB, de promouvoir l’éducation physique et sportive, de surveiller les baignades, de soutenir et d’organiser des événements.
 
Un Office communautaire
Le 3ème niveau est participatif avec la création d’un Office intercommunal des Sports, comme il en existe dans plus de 1200 communes et intercommunalités sur le continent. C’est l’une des propositions-phares du projet. « C’est l’un des points forts en termes organisationnels. Il résume le changement de paradigme, le basculement vers une nouvelle politique. On définit ensemble des objectifs et on les met en œuvre ensemble », annonce Gilles Simeoni.
Cet outil consultatif se substituera à l’actuelle Commission des sports (uniquement composée d’élus) afin de mettre en œuvre une véritable démocratie participative, aussi bien par sa composition que par ses attributions. « Il va permettre à toutes les associations sportives de toutes les disciplines de participer, enfin, activement, à la définition de la politique sportive de la CAB. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Nous voulons une véritable interface démocratique où seront représentés l’ensemble des associations, les élus, le corps médical, les représentants de l’Education nationale et aussi les non-licenciés. Le but est, notamment, de rentrer dans les domaines structurants, de revoir le problème de partage des créneaux dans les infrastructures disponibles et la problématique des transports des licenciés. Cet Office sera une véritable force de propositions mais la décision reviendra, in fine, aux élus de la CAB », poursuit Didier Grassi.
 
Le SECB, une vitrine
A plus long terme, le projet prévoit la construction d’un Palais des Sports et des Festivités, grande infrastructure modulable et adaptable à la pratique de nombreux sports de salles pour l’accueil de compétitions nationales et internationales.
Même si ce projet présenté ne concerne que le sport amateur, Gilles Simeoni n’a pu manquer d’évoquer le sport professionnel. « A Bastia, nous avons la chance d’avoir deux clubs de football, le Sporting et le CAB, également un club de rugby qui va, peut-être, évoluer vers le professionnalisme. Ces clubs professionnels sont, à la fois, une locomotive et une vitrine pour le sport amateur en termes de plus-values économiques, de métiers dérivés, de médiatisation et d’identité. Le Sporting a rendu Bastia célèbre dans l’Europe entière. Il faut impérativement que les relations entre la CAB et le Sporting, non seulement, se normalisent, mais soient d’une qualité exceptionnelle ». 
 N. M.



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