Corse Net Infos - Pure player corse

Meeting de José Rossi au palais des congrès : "Notre île a perdu le chemin de la croissance…"


José Fanchi le Lundi 30 Novembre 2015 à 22:42

A 71 ans, José Rossi possède plus que jamais les qualités d’un homme politique engagé et volontaire, fidèle à son parti et à ses convictions qu’il affiche avec une réelle détermination. A ceux qui en doutaient, rassurez-vous, il est en pleine forme. Après quelques années d’une retraite studieuse faite de lecture et d’analyses, mais aussi en véritable gentleman farmer, José est revenu à la demande de ses amis…Et de sa passion, avec la ferme intention de servir encore et toujours son île. Et pas seulement



« Osons parler sans détour de tout cela en proposant, parallèlement, la mise en œuvre d’une véritable alternance fondée sur des orientations responsables et crédibles » est son message auprès de ses amis, auprès des Corses, surtout lorsqu’il évoque la situation de l’île, de la France, de l’Europe :
« La Corse est malade de la pauvreté et de la précarité. Des retards ont été pris en matière de formation et d’éducation. Les entreprises, qui souffrent comme partout en France de la politique de la gauche, sont encore plus pénalisées dans notre île… »
 
José Rossi ne mâche pas ses mots, s’adresse à la mandature en place comme au gouvernement, parle de l’Europe, rappelle les engagements majeurs pour l’avenir de la région. Il évoque l’emploi, les moyens de transports qu’il souhaite plus performants et moins coûteux, mais aussi et surtout stopper la dérive des comptes publics et de la pression fiscale et promouvoir l’égalité des chances par l’enseignement et la formation, la lutte contre la pauvreté et un logement digne pour tous, sans oublier pour autant de revenir sur le dossier des droits de succession enterrés par la gauche. Il connaît trop bien les différents dossiers pour en oublier et entend se battre avec force détermination pour arriver en tête dimanche prochain. C’est le sentiment qui s’est dégagé lundi soir dans un palais des congrès trop petit pour accueillir ses amis et partisans, massés dans la salle et en dehors. 

La force de l’amitié et de la passion

Avant qu’il ne prenne la parole, Charly Voglimacci, en animateur éclairé et dynamique a littéralement « mis le feu » dans la grande salle, présenté l’ensemble des candidats de la liste « La Corse à plein temps » et donner la parole à quelques membres qui savent de quoi ils parlent et ne manquent pas d’arguments pour épingler, larguer des flèches et passer au crible les grands dossiers inscrits dans le rouge !
 
Pierre Cangioni, 51e  de la liste, qui connaît la politique de son île pour avoir participé aux campagnes dès 1982 aux côtés de Philippe Ceccaldi et aux suivantes. L’ancien patron et créateur de Télé Foot, ancien président de l’OM et artisan du Tour de France cycliste en Corse n’y est pas allé par quatre chemins, non sans ce satané sens de l’humour qui ne le quitte jamais :
 
« J’ai l’impression qu’ici c’est comme dans les grandes villes, ce sont les premiers qui seront les derniers ! Ou alors, c’est comme dans les étapes contre la montre, ce sont les derniers qui partent les premiers…Mais ce ne sont pas les derniers qui arrivent les premiers pour autant !
Ne cherchez pas la logique politique dans tout cela. Pour preuve, l’autre jour dans mon village de Bocognano, une image m’est revenue : les grandes idées politiques, c’est comme les régimes amaigrissants, ils se succèdent et se contredisent ! Je crois dans les hommes. Il y aura toujours quelqu’un qui va être élu pour diriger cette région José Rossi est l’homme de la situation. »
Aghitella Pietri, conseillère départementale, une authentique enfant d’Ajaccio, du 43 rue Fesch et de la rue des Trois Marie, a pris aussitôt le relais et saluer la candidature de José Rossi et demander une forte mobilisation des Ajacciens pour mener l’ancien Ministre à la tête de la région corse.
Mêmes propos de la jeune Emmanuelle Villanova, elle aussi fière d’être une ajaccienne et représentante du Parti Bonapartiste, ou encore Julia Sereni, collaboratrice parlementaire et responsable des Républicains, Isabelle Feliciaggi, toutes fières d’être aux côtés de l’ancien président de l’Assemblée de Corse.
Xavier Lacombe, maire de Peri et vice-président de la CAPA, s’est engagé aux côtés de José Rossi pour défendre sa politique : « Je pense en toute sincérité que notre liste aujourd’hui est la plus vertueuse. Nous sommes à un tournant et je pense en toute sincérité que notre liste est la plus vertueuse, celle qui de nos jours, peut conduire et bien diriger la région, la Corse et l’intercommunalité. Dans le pays Ajaccien, dans le rural, les gens veulent des choses simples, l’assainissement, la voirie, les communications, un développement harmonieux  sur l’ensemble du territoire. Nous sommes capables de le faire et nous allons le prouver. Mobilisons-nous, mobilisez-vous pour être en tête au soir du 6 décembre… »
 
Mêmes propos de la part de Jean Toma, le maire de Solenzara !
« L’union c’est la force et sans union, il n’y a pas de victoire. Je me suis inscrit dans cette union nationale, à l’image de mes amis Républicains. La personnalité de José Rossi a fait le reste. Je suis heureux d’être sur cette liste…»
Marie-Antoinette Santoni-Brunelli, seule sortante de cette liste de l’Assemblée actuelle évoque une gouvernance tyrannique, entend revenir aux fondamentaux pour voir une Corse qui avance, mais qui entend tourner la page d’une mandature qu’elle qualifie de « triste » :
« Il faut sortir de là, d’un système clientéliste, n’ayons pas peur des mots, qui a créé des emplois de façon illégale, et je pèse mes mots. Aujourd’hui, nous sommes là pour parler d’avenir et d’espoir, celui incarné par la droite et José Rossi et tous ses colistiers. Nous avons l’énergie nécessaire pour aborder la dernière ligne droite avant dimanche. J’aspire à travailler au service de la Corse, dans des conditions saines, motivantes et efficaces. Ce soir j’ai envie de tourner la page, celle d’une bien triste mandature… »
Marie-Thérèse Mariotti est une femme de conviction qui, malgré sa jeune carrière politique, à fait preuve d’une grande analyse de la politique insulaire : « Nous sommes de femmes engagées, élues, responsables, avec une vie professionnelle, familiale et sociale, des femmes représentatives de cette Corse qui bouge et qui entreprend, solidement ancrées dans la société civiles, de cette Corse qui avance… »
 

Les quatre axes de Sauveur…

Souriant, détendu, Sauveur Gangolfi-Scheit est un orateur qui avoue volontiers être fier d’appartenir à cette famille des Républicains !
«Nous avons décidé de soutenir cette candidature de José Rossi  pour l’avenir de notre île. Cette élection est décisive car elle doit permettre de préparer la grande alternance nationale de 2017, celle que tous les Corses appellent massivement aujourd’hui de leurs vœux. Cette prochaine mandature doit assurer la transition vers la collectivité unique.
Election décisive car il est grand temps de mettre en place les grandes mesures indispensables à la Corse :
  • La mise en place d’un véritable statut dérogatoire, seule alternative à l’abrogation de L’arrêté Miot promis ici même par Nicolas Sarkozy en avril 2012. 
  • La mise en place d’une véritable continuité territoriale entre Corse et continent
  • L’adaptation de la loi littoral et montagne
  • Renégocier un nouveau Programme Exceptionnel d’Investissement
 
Laurent Marcangeli : Les mots pour le dire
Pour le député-maire d’Ajaccio, le bon choix ne fait pas l’ombre d’un doute ! José Rossi est le candidat idéal :
« L’expérience nous a appris à garder la tête froide. Notre état d’esprit nous permettra de montrer dimanche vous serez au rendez-vous, la Corse sera au rendez-vous. Notre force, nous la devons à un état d’esprit, celui qui a présidé à notre élection à la mairie d’Ajaccio. Quelque chose est en train de se lever. Cet état d’esprit nous permettra de montrer à la Corse entière que dimanche prochain nous serons gagnants. Avec José Rossi, je m’aperçois depuis déjà plusieurs semaines que nous avons fait le bon choix. On a souvent reproché à José Rossi certains choix, à Ajaccio plus qu’ailleurs, mais je le connais très bien, je l’ai côtoyé des années durant, pour preuve, il y a onze ans, j’étais à cette place. J’avais 23 ans et j’étais le plus jeune de sa liste. Après l’avoir consulté, la décision de la marche à suivre pour l’avenir a été prise au sortir de mon entretien avec José Rossi. Après une heure de discussion j’avais changé d’avis…. José, la capitale de la Corse a besoin de toi ! »
 
José Rossi : "L'’objectif c’est de battre Paul Giacobbi"
Véritable plébiscite lorsque José Rossi s’est levé et s’est avancé vers le micro. On le sentait tendu, ému, mais l’on s’est vite rendu compte que le bonhomme, égal à lui-même, s’est lancé dans une étude approfondie de la situation de la Corse, de ses problèmes, avec cette facilité d’élocution qui a longtemps marqué sa carrière politique : Des mots justes, des critiques fondées, des piques, mais avec le respect de l’adversaire plus que jamais ancré :
«Notre but est simple, précis, gagner face à Paul Giacobbi dès le deuxième tour. La campagne a été peut-être courte, mais elle a situé les vrais enjeux. Elle a été simplement bouleversée par les événements qui se sont produits le 13 novembre dernier. Cela nous a permis de prendre conscience de l’attachement profond qui nous uni à la République. Les Corses, comme les français, ont communié contre l’horreur. La Corse a été en deuil. 
L’ancien ministre est revenu sur tous les sujets brûlants de l’actualité, le chômage, l’emploi,  toues les politiques menées par l’actuelle mandature, l’échec du Syvadec, les transports bien sûr, la SNCM, l’Europe, sans oublier l’un des dossiers les plus importants, le Padduc, un document qu’il juge inapplicable ! 
«On dispose de cinq ans pour le réviser. Nous le ferons… »
J .F.