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Les "Motards en Colère" manifesteront samedi devant la préfecture de Corse


Rédigé par Michel Allal-Volterra le Vendredi 9 Octobre 2015 à 16:00 | Modifié le Vendredi 9 Octobre 2015 - 18:43


Contrôle technique moto/scooter, équipements obligatoires et toujours plus de radars : telles sont les mesures phares du dernier CISR. Au cours de ce comité inter-ministériel de la sécurité routière, le 2 Octobre, le premier Ministre a entériné des mesures renforçant la sécurité des motards


Le gouvernement Valls a décidé de prendre un tournant résolument répressif.
Si l'obligation du port de gants ou la lutte contre le non port du casque semblent frappés au coin du bon sens même si cela occasionne des frais supplémentaires, les motards sont opposés aux plans de lutte contre la pollution à Paris et dans les grandes villes de France.
Pour marquer leur désapprobation,  la Fédération française des motards en colère et la fédération française de motocyclisme appellent à manifester ce samedi 10 octobre "pour l'accès des motos et scooters aux zones à circulation restreinte."
"Quant au  contrôle technique moto "à la vente" ? Combien de temps avant qu'il ne devienne périodique ? Et à quel organisme privé sera-t-il confié ? Combien coûtera-t-il ? Et en quoi consistera-t-il ? 
Ce sont autant de questions que les motards se posent aujourd'hui.
Ils soupçonnent une "grande magouille d’argent qui serait sous-jacente à  ces mesures qui sous couvert de sécurité ne sont faites que dans un seul but."


Une politique mal ciblée
Pour la FFMC et la FFM, interdire les 2RM en ville "est un non-sens étant donné la faible part de ces derniers dans la pollution atmosphérique urbaine et que ce mode de transport contribue à la fluidité de circulation et à l’optimisation de l’espace urbain dédié au stationnement." 
Ce constat est partagé par le Parlement européen qui a rappelé récemment l’intérêt des 2RM pour la mise en place d’une mobilité durable.

Une politique trop contraignante
La pollution atmosphérique a été occultée durant de nombreuses années par les pouvoirs publics. Ils ne peuvent aujourd’hui vouloir rattraper leur retard en restreignant de manière disproportionnée les libertés des usagers. Aussi, pour le trafic routier, des progrès notables sont déjà là grâce à l’évolution des normes antipollution, permettant au renouvellement naturel du parc de véhicules d’avoir un effet très positif sur la qualité de l’air.

Une politique antisociale
Le besoin de mobilité des personnes ne peut être sacrifié sans une réflexion en amont sur l’organisation économique et sociale des territoires. La mise en place de zones à circulation restreinte, basée sur l’année de mise en circulation des véhicules, discrimine les plus bas revenus qui ne pourront pas se payer de véhicule neuf alors qu’ils ont un besoin vital de se déplacer.
Seconde mesure concernant les motards, l’obligation de passer un contrôle technique lors de la revente d’un véhicule. Cette visite sera mise en place dans les deux ans à venir. Les modalités d’application (garages concernés, éléments techniques vérifiés…) ne sont pas encore connues.


Lorsque le contrôle technique a été installé pour les voitures; ça à commencé exactement de la même façon : un contrôle à la revente qui c'est rapidement transformé en un contrôle technique périodique. Les problèmes techniques ne sont impliqués que dans moins de 2% des accidents de moto ! Le parc motocycliste est en très bon état et leurs conducteurs n'ont pas besoin d'un contrôle pour savoir si leurs pneus sont usés ou s'ils ont une ampoule grillée. De plus l'état actuel des bancs de contrôle ne permettent pas de mesures dynamiques ou de puissance.
Aucun vice caché ne pourra être mis en évidence par ce contrôle. Cette mesure déjà "retoquée" par l'Europe n'est pour les motards " qu'un racket étatique apporté par le lobby des sociétés de contrôle" .

Freiner l’accès aux motos de plus de 35 kW
Le gouvernement va conditionner la possibilité de conduire une moto de puissance supérieure à 35 kW à une formation qui ne pourra être effectuée qu’après deux ans de détention du permis moto. Cette mesure concerne déjà les conducteurs de moins de 24 ans. L'étendre à l'ensemble des conducteurs est un non-sens. L'âge moyen des motocyclistes est de 45 ans. Ils ont , disent ils , passé l'âge de "faire les fous". De plus cette mesure comprend aussi un volet sur le rapport poids/puissance qui empêche l’accès aux motos légères. Hors ce qui est le plus difficile à gérer c'est le poids, pas la puissance.
"D'autre part, est ce que les jeunes conducteurs de VL (Voitures) ont une limite de puissance sur leur permis passé à 18 ans ? Non ! Personne n'empêche un jeune conducteur automobile de conduire la grosse voiture de papa-maman " Pourquoi l'imposer aux deux-roues si ce n'est pour des idées motophobes ? "Nous n'en voulons pas et nous voulons que l'accent soit porté sur la formation des motocyclistes ainsi que sur celle des autres usagers de la route, pas sur la répression."
Le mot d'ordre pour demain samedi 10 Octobre à Ajaccio est : "Venez nous soutenir lors de notre rencontre, s'il veut bien nous recevoir, avec le Préfet de Corse du Sud à Ajaccio, afin de faire valoir notre désaccord avec les propositions motophobes du dernier CICR"
La Fédération des Bikers de France, dont le délégué régional en Corse est Marc Alfonsi, se joindra ce samedi à cette manifestation .



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