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Laurent Marcangeli : "Nous ne changerons pas notre fusil d’épaule !"


le Mardi 6 Janvier 2015 à 19:20 | Modifié le Mardi 6 Janvier 2015 - 19:36


Laurent Marcangeli a présenté mardi matin les grands axes de son projet pour Ajaccio. A retenir bien sûr, la fin de la délégation de service public liant la ville à la société Qpark qui devait construire le parking Campinchi, sans oublier le projet d’un parking aérien de 999 places qui pourrait voir le jour en moins de 30 mois. Il serait situé entre la gare et le port de commerce. Au cours de cette conférence de presse en présence de ses colistiers, le député de la Corse-du-Sud est également revenu sur le PLU, l’ANRU, le stationnement et le déplacement urbain sans oublier les dossiers de la citadelle et du patrimoine, la santé et le futur hôpital. Il a parlé de révolution au cœur d’Ajaccio qui doit retrouver un cycle vertueux. Tour d’horizon


Laurent Marcangeli : "Nous ne changerons pas notre fusil d’épaule !"

Laurent Marcangeli est un homme pressé. Pressé de reprendre les affaires de la ville et d’entamer le développement harmonieux que les habitants sont en droit d’attendre. Il continue plus que jamais de se battre pour sa ville avec son équipe et semble prêt au combat de cette fin de mois de janvier. 

Il a tenu tout d’abord à renouveler ses vœux de bonne et heureuse année et de réussite à l’ensemble des participants à la conférence de presse mais aussi à la Corse et aux habitants d’Ajaccio. 

 

Savoir tenir compte des réalités…
Au programme de cette réunion, les grands projets bien sûr, les dossiers les plus urgents mais avant tout, le redressement de la ville, la restauration d’un climat de confiance qui va de pair avec le développement de la ville qui possède de merveilleux atouts mais aussi et surtout beaucoup de retard : « Avant la fin de ces trois semaines qui nous séparent de l’élection, nous voulons, avec mon équipe, uniquement parler d’Ajaccio, de notre ville, de son avenir, de ce qu’elle est et de ce que nous pensons qu’elle doit être. Nous n’allons pas présenter aujourd’hui un catalogue de mesure car il y a un an, les Ajacciens se sont prononcés et ont validé le nôtre. Comme l’équipe qui m’entoure n’a que peu changé, vous imaginez bien que nos orientations n’ont pas changé non plus, d’ailleurs, nous ne changerons pas notre fusil d’épaule. Nous restons sur les mêmes constats et conservons les mêmes solutions, même si celles-ci ont pu évoluer.  Les constats faits par mon équipe ont été renforcés, étayés par la pratique des responsabilités qui est la nôtre. Cette expérience de six mois au sein du pays Ajaccien nous a renforcés sur un certain nombre de choses. Je n’ai pas oublié les constats établis lorsque nous étions dans l’opposition municipale, ni même ceux de la campagne électorale, cela a été bel et bien confirmé durant les six mois au cours desquels nous avons œuvré pour Ajaccio et ses habitants. J’ai passé 209 jours avec mon Equipe à la tête de la municipalité.  Il va s’en dire que lorsque j’entends qualifier le bilan de mon équipe de désastreux, je ne peux m’empêcher de dire que nous n’avons pas eu assez de temps, nous ne pouvons être dépositaires d’un bilan. Le débat municipal exige de la clarté et de la cohérence, de la dignité aussi. Pour cela, il doit tourner le dos à la démagogie, aux promesses sans lendemain. Nous ce que nous voulons proposer, c’est quelque chose de concret, de sérieux. 
La prochaine équipe municipale, quelle qu’elle soit, j’espère que ce sera la nôtre, devra tenir compte de ces réalités. » 

 

Plan de redressement et cycle vertueux
Laurent Marcangeli estime que son équipe a déjà apporté un certain nombre de réponses. Il a évoqué le problème majeur de la gouvernance, la jugeant peu vertueuse. Il parle d’un problème multiple, du nerf de la guerre, à savoir les finances. Sans entrer dans le détail des chiffres, il estime que la situation financière de la commune exige un plan de redressement. Il y a une organisation interne qui exige également une réforme profonde : « Il existe un problème de gouvernance parce que les partenaires institutionnels qui doivent travailler avec la ville pour que le développement et l’épanouissement de ses habitants se produisent, ne partagent pas parfois les mêmes objectifs. Il y a donc nécessité de concertation avec les grandes collectivités et l’Etat mais également avec la CCI ainsi que les autres partenaires qui peuvent demain être amenés à participer à des projets. C’est un cycle vertueux qu’il faut engager, ce que nous avions commencé à faire lorsque nous étions aux responsabilités. Nous avons été dans l’obligation de faire des audits, évaluer une situation dont nous n’avions pas toutes les clés, tant sur le fonctionnement de l’administration communale et les finances. Plusieurs études sont venues confirmer que la situation financière exigeait un redressement et aujourd’hui je le confirme, si nous sommes élus, nous établirons une politique sur la mandature visant à rétablir du sérieux dans nos comptes publics, travailler dans les meilleures conditions. Tout cela exige du temps, de la réforme sur du moyen et du long terme, cela sans augmenter la pression fiscale mais en engageant un cycle vertueux au niveau de l’organisation de notre institution, en libérant les énergies. Ce cycle vertueux est la clé de tout, je le dis clairement, raison pour laquelle j’ai désigné mon premier adjoint pour être en charge des finances et de l’organisation du personnel. Dès lors, on pourra fixer des priorités et des axes majeurs. L’emploi, le développement économique, le logement, sont les priorités pour tous les habitants de cette ville et cela nous le savons. La ville est dans l’obligation d’assurer un cycle de développement, à la création de richesses, de croissance, plus favorables à l’emploi, à un meilleur logement. Cela passe des mesures concrètes. Il faut remettre les documents d’urbanisme en cohérence avec notre territoire. »

 

Le PLU aussi…
Laurent Marcangeli est bien entendu revenu sur le PLU, sur son annulation et ses conséquences. Il estime qu’au regard de la décision et des jurisprudences, il serait illusoire d’engager une procédure d’appel devant la cours administrative d’appel de Marseille qui aura près de deux ans pour se prononcer : « Deux ans, c’est la date où la ville d’Ajaccio  non doté d’un Plan Local d’Urbanisme se verrait placée sous tutelle de l’Etat en matière d’aménagement du territoire et de délivrance des permis de construire. Je ne veux pas imaginer la ville d’Ajaccio dans une telle situation. Nous travaillerons à l’élaboration d’un nouveau PLU. Dans le précédent document tout n’était pas mauvais, loin s’en faut, nous nous sommes d’ailleurs exprimés à ce sujet. Nous avons relevé des dysfonctionnements, notamment dans la concertation citoyenne. Nous la placerons au cœur de l’élaboration du futur PLU et nous ferons en sorte que les conseillers municipaux y compris ceux de l’opposition soient tenus au courant afin que tout le monde puisse être informé de façon légale. C’est cela qui a été sanctionné par le tribunal administratif. »

 

PDU, hôpital, ANRU etc…
L’ancien maire est bien entendu revenu sur le Plan de Déplacement Urbain, faisant allusion à celui voté en 2006 par la mandature précédente, avec ce commentaire à l’appui : « Tout le monde se souvient de cela mais aujourd’hui, il faut en faire un autre… » Il a mis l’accent sur le déplacement, la circulation, l »entrée et la sortie de la ville, le stationnement, les transports en commun, le parking : « Il va falloir se remettre au travailIl faut également endiguer les problèmes de circulation » a continué Laurent Marcangeli qui est passé ensuite à la santé, l’hôpital dont il espère une construction rapide, un établissement qu’il a jugé « majeur pour la ville. La municipalité en place fera en sorte d’accompagner l’Etat dans l’élaboration du nouvel hôpital afin qu’il soit livré dans les délais. »

Autre enjeux soulevé par le député, l’énergie et l’environnement, notamment avec la centrale du Vazziu qui continue de déverser sa pollution toxique : « Nous voulons assurer l’autonomie énergétique de notre ville, voire diminuer la facture énergétique, il existe des possibilités, cela passe par de la concertation avec les différents partenaires. » Il estime que la ville doit impérativement sortir de la situation dans laquelle elle se trouve.  

La cohésion sociale, la politique des quartiers, les problèmes de proximité, la vision du « mieux vivre ensemble », cela est important pour Laurent Marcangeli qui estime devoir poursuivre cette politique avec son équipe, soulignant au passage que dans ce domaine, des avancées ont été perceptibles, sans oublier le programme ANRU qui doit impérativement aller à son terme : « Si nous n’avions pas eu le courage de prendre un certain nombre de décisions, le programme serait aujourd’hui dans un très mauvais état. » 

Laurent Marcangeli  a rappelé que bon nombre de quartiers étaient en retard au niveau des équipements et de développement : « Les habitants de ces quartiers ne doivent plus avoir le sentiments d’être laissés pour compte. C’est l’un des enjeux majeur de la mandature et nous poursuivrons dans cette voie… » Pour cela, l’ancien maire a évoqué la création d’une « société publique locale » pour aller au terme de ce vaste programme afin de relever tous les défis engagés.  

 

La caserne Miollis, une priorité
Il a terminé avec le patrimoine, la culture, l’événementiel, où bien des choses restent à faire et pour Laurent Marcangeli, la ville n’a pas le droit de laisser de côté ce patrimoine : « Nous y mettrons tous les moyens, nous allons même l’enrichir, comme la citadelle par exemple, pour laquelle nous avons repris les choses dans le bon sens. Il était illusoire de penser que la ville puisse reprendre cet ensemble pour l’euro symbolique. C’était un mensonge. Nous avons repris le dialogue avec les Ministères de la Défense, de la Culture, et avons décidé de reprendre la feuille de route. Nous voulons faire en sorte que la ville fasse l’acquisition  dans les délais les plus brefs. Le projet, nous le ferons, en concertation bien sûr, c’est aussi cela la méthode de gouvernance que nous voulons mettre en place… »
J. F





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