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Hommage à Danielle Casanova : « Ils ont voulu l’anéantir, ils l’ont rendue immortelle »


Rédigé par le Lundi 12 Mai 2014 à 23:56 | Modifié le Lundi 12 Mai 2014 - 23:09


Samedi, Boulevard Danielle Casanova, devant la plaque dédiée à sa mémoire, sur la façade de la maison où elle vécut, un hommage a été rendu de la grande résistante ainsi, qu’à travers elle, à toutes les Résistantes, connues et inconnues, qui ont fait le sacrifice de leur vie contre le fascisme, pour la liberté de la Patrie, pour la démocratie. Le Comité de la Corse-du-Sud de l’Association Nationale Des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (A.N.A.C.R 2A) avait appelé les Ajacciens, toutes générations confondues, à participer à cette commémoration et à rendre hommage aux héros et martyrs de la Résistance afin de ne pas les oublier.


Et parmi elles, Maria De Peretti morte à Ravensbrück le 15 mars 1945.
"Que leur mémoire reste vivante afin que les jeunes générations restent fidèles à ces idéaux.
Aujourd’hui, plus que jamais, face aux résurgences des idéologies fascistes et nazies et de la xénophobie, il est important que nul n’oublie la barbarie engendrée par ces mêmes idéologies dont Danielle Casanova et Maria De Peretti furent les victimes pendant cette guerre, la guerre la plus meurtrière de tous les temps. 
S'attardant plus particulièrement ensuite sur Danielle Casanova, Jacqueline Wroblewski-Arii présidente de l’ANACR de Corse-du-Sud lui a rendu hommage en ces termes : "Il y a 71 ans, le  9 mai 1943, Danielle Casanova grande figure de la Résistance nationale féminine s’est éteinte à Auschwitz Birkenau des suites d’un typhus. Chaque soir elle allait malgré la maladie au bloc 26 soigner et soutenir ses camarades, « ses sœurs » comme elle les appelait. Toutes croyaient que c’est elle qui reviendrait, qu’elle raconterait ce que fut l’enfer qu’elles vécurent, ce qu’était la barbarie nazie. Mais non, elle n’est pas partie la première, tant d’autres étaient déjà parties avant elle, mais elle ne fut pas la dernière non plus... Mais Danielle, n’a jamais cessé de les consoler, les réconforter, les soutenir, leur donner la force… La force de vivre, de survivre. Certaines d’entre elles ont survécu, et ce sont elles qui ont témoigné, qui ont raconté au monde entier ce que fut l’horreur des camps. 
« Je suis heureuse de cette joie que donne la haute conscience de n’avoir jamais failli et de sentir dans mes veines un sang impétueux et jeune » c’est la toute dernière phrase qu’elle a écrite à sa mère le 23 janvier 1943, veille de son départ pour Auschwitz-Birkenau. 
Danielle Casanova faisait partie du convoi du 24 janvier 1943 qui quittait Compiègne pour Auschwitz. Elles étaient 230 femmes. 49 seulement devaient revenir, « plus mortes que vives », témoigna Charlotte Delbo. Elle a consacré toute sa vie à son engagement politique, à la lutte contre les inégalités, l’injustice, le fascisme et le nazisme. 




Photos R.Scholler

santi.corsenetinfos@gmail.com




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