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« Fratellanza – Fraternité » quand l'Italie et la Corse se rencontrent autour de l'art à Bonifacio


Rédigé par le Lundi 8 Août 2016 à 00:05 | Modifié le Samedi 13 Août 2016 - 09:58


Fratellanza est une exposition proposée par un collectif franco-italien d’artistes qui ont une passion commune : la terre et le travail de la céramique. Elle est à voir jusqu’au 30 août de 10h00 à 21h00 à l’espace Saint Jacques de la Ville de Bonifacio.


 « Fratellanza – Fraternité » quand l'Italie et la Corse se rencontrent autour de l'art à Bonifacio
Antonio Quattrini, Antonio Piazza, Maria Grazzia Staffieri, Pascale Ladeveze, Philippe Plaisir, Simone Spano Duthoy et Zani composent ce collectif. Ils exposent leurs œuvres, témoignages de la fraternité entre les deux peuples qu’ils représentent.

ZANI

« J’ai longtemps patienté avant de devenir sculpteur. Ce n’est que le 1er janvier 2010, à la suite d’une merveilleuse rencontre avec un vieux sage, au cœur de l’Afrique, que je décide d’exercer ce métier passion. Avant cela, j’ai passé bien des années à parcourir le monde et à me nourrir de belles rencontres. Ici, là-bas, et surtout ailleurs… Au fil des ans, la céramique a pris le pas sur d'autres media car elle est la seule discipline alliant les quatre éléments archaïques : la terre que l’on pétrit, l’eau qui l’attendrit, l’air qui la sèche, et le feu qui la cuit. Quand je crée, je ne réalise jamais de croquis préalables. Simplement quelque chose doit advenir … et advient ! Ce quelque chose que les maîtres Kandinsky et Klee auraient qualifié, bien avant et mieux que moi, d’ « impérieuse nécessité » qui « préexiste à son auteur ». Je tente de faire la part belle à la surprise et même à l’accident. J’accueille l’imprévu tel qu’il se manifeste et ce qui émerge alors me nourrit souvent bien plus que ce qui est planifié. Cette démarche m’a permis de faire mes plus belles découvertes. Ce n'est pas ma tête qui pense et mes mains qui exécutent. Ces sont mes mains qui pensent et mon cœur qui écoute. Et ce qu’il entend, je le transcris parfois avec des mots. L’émail, les mots… Enfin, quand on me demande de citer les artistes qui m’ont le plus influencé, j’aime rendre hommage aux grands maîtres que sont Mark Rothko, Henri Matisse, Hans Harp, Pierre Soulages, Nicolas de Staël, ou Viktor Vasarely. Mais aussi le Japon et l’Afrique. Bienvenue dans un monde imaginaire où s'entremêlent rêves et matières. Le monde où je vis. Un monde où l’œuvre d’art devient le prétexte et le témoin d'une rencontre, notre rencontre, ici et maintenant. Et si nous décidions, vous et moi, de ne retenir de l’art, non l’objet, mais un voyage, un voyage plutôt qu’une destination, un voyage que symboliserait une aile. Un voyage et un lien, aux allures d’apostrophe, qui nous relient désormais ? Ne retenir de l’art que son aile et son apostrophe… »

Antonio PIAZZA

« J'ai toujours exercé la profession d'orfèvre. Grâce à ce travail j'ai pu développer une telle créativité manuelle qui m'a permis de m'approcher à la sculpture. J'ai acquis mes premières expériences en fréquentant l'Atelier "Oreste Quattrini", via Merini à Varese. Mouler les matériaux est devenu pour moi une forme d'expression naturelle comme est naturelle la recherche continue d'unir les différents éléments qui forment les œuvres figuratives ainsi que les travaux abstraits. L'argile, le bois, le fer, le bronze et la cuisson Raku libèrent toute l'expressivité inhérente à mon travail. Depuis 2007, je fais partie de l'Association "Libres artistes" de la province de Varese. Ma sculpture monument, dédié à l'AVIS, est située dans la ville de Carnago (Varese, Italie). D'autres travaux se trouvent dans les communes de Somma Lombardo, Tradate, Carnago, Gazzada, Cerro Maggiore, y compris à l'Institut "Dante Alighieri" de Cassano Magnano. »

Philippe PLAISIR

« Ayant construit des bateaux pendant vingt-sept années, j'ai décidé de changer de cap... Après la mer, la terre. Je réalise donc mon rêve d’enfant et peux enfin, au quotidien, transformer la matière au gré de mon imagination. Le choix de la céramique pour traduire mes émotions s’est fait un peu par hasard mais correspond tout à fait à ma sensibilité. Ma démarche artistique est vouée à un amour inconditionnel de la terre. Compagne docile, mais parfois imprévisible qui se laisse pétrir, caresser, transformer, mais qui n'accepte pas tout et sait nous reprendre souvent. Je ne me lasse pas d'admirer sa beauté brut, pure, et sans artifice. Je la respecte et laisse glisser mon inspiration dans ses veines. Patiemment. J'utilise pour m'exprimer la terre brute mélangée parfois à des végétaux ou modelée sur des bois flottés. Ma technique d’émaillage est principalement le raku. Mes sculptures sont abstraites ou figuratives. Elles évoquent la vie, le voyage, les éléments et la complexité de la vie. Mon univers se situe à la frontière du temporel et du spirituel… »

Antonio QUATTRINI

Antonio Quattrini sculpteur et céramiste d'origine toscane, est né à Sorengo (Suisse) en 1956. Il est issu d’une famille de tradition céramique. Diplômé en architecture du Politecnico di Milano, il y enseigne les matières artistiques ainsi que les métiers d'architecte et designer. Son savoir-faire s’illustre dans diverses matières : verre de Murano, orfèvrerie, bois, pierre, marbre…

Simone SPANO

« Je vis depuis toujours dans le sud de la France, dans le haut pays grassois. D’origine Italienne par mon père j’ai toujours parlé avec les mains. Puis un jour, mots et mains mêlées, ont rencontré la terre, sa douceur, son caractère, son rythme. Fascinée par cette découverte je suis devenue sculpteur-céramiste associant mon métier de bibliothécaire jeunesse. J’aime depuis associer l’écriture au matériau… Cette passion je l’ai développée dans le cadre de l’école des Beaux-Arts de Vallauris où j’ai obtenu le diplôme des Arts du Feu en 2011. Cette belle aventure s’est poursuivie en 2012 dans la section des créateurs de l’école pour 9 mois. Avec un regard sur la verticalité qui nous entoure, j’ai nourri un projet sur la démesure du paysage urbain. Pour raconter l’histoire de cette performance humaine, j’ai choisi la porcelaine « paper-clay » sa fragilité jusqu’à l’aléatoire obtenue en haute température, privilégiant la déformation, l’aspect brut du blanc mat, les défauts, les décalages …. Et mes « babels » uniques ont vu le jour !!... »

Pascale LADEVEZE

« Représenter le mouvement avec un module unique, décliné à l’infini. Mon choix s’est porté sur le cône sue je multiplie pour créer des tableaux suggérant le mouvement. Le cône est pour moi l’alliance de la rondeur et de l’énergie, de la douceur et du mouvement, en un mot du féminin et du masculin, le Yin et le Yang, un couple à lui tout seul. Séduite par le cône et les multiples possibilités qu’il offre, je joue avec ! Je le caresse, le modèle, le déforme… Tantôt doux, tantôt agressif, affiné, équilibré ou épaissi, je le courbe, le tords, le brise, le cloue. Parfois support, souvent supporté je le dispose sur des plaques ou des volumes divers. Mon travail de profondeurs et de reliefs insuffle à mes pièces une force et une énergie accrues, tout en laissant à chacun la liberté d’y voir ce qu’il ressent. Je travaille la faïence et le grès et utilise la lumière et les multiples ombres qu’elle crée pour mettre en valeur la force de mes cônes. L’aventure de la création continue, et mon intention - ma démarche – est toujours en route, en devenir, vers de futures destinations, un avenir de possible. »

Maria Grazia STAFFIERI

« Dans mon travail de céramiste, je perçois la forme en relation harmonique avec l’espace où elle se place et non pas seulement comme une simple délimitation de ses contours. C’est pourquoi je considère l’ouverture comme une forme vasculaire ou le trou dans une sculpture de grande importance, ils ne doivent pas rompre l’harmonie, mais favoriser la relation. Mon intérêt principal mire à l’élaboration de la forme qui est en moi et qui, parfois, nécessite d’une longue réflexion avant de se concrétiser en un objet. Créer répond donc à une nécessité personnelle. Parfois c’est la nature qui met en marche le processus créatif, à travers les cailloux, les grottes ou les racines des arbres. Construire à main libre est un procédé lent, qui implique une relation permanente entre la terre et ma vie intérieure. Dans ce long processus d’« émersion » et dans l’usage des couleurs réside, peut-être, la relation avec la peinture. La couleur, le traitement des superficies et le type de cuisson sont toujours en relation avec le résultat final de la forme : une pièce « naît » raku, bucchero ou pit-fire. Je ne réfléchis pas « a priori » sur ma relation avec les quatre éléments de la nature : terre, air, eau, feu, mais je suis pleinement consciente de leur action sur mon esprit. C’est magique de laisser les éléments libres d’accomplir le miracle et en même temps agir avec eux. Influencer le résultat final signifie établir une véritable relation. Accepter et se plier à l’imprévisible est une leçon de vie. Expérimenter pour trouver de nouvelles voies d’issue qui consentent de plus amples possibilités d’expression est de la joie à l’état pur. La plus grande joie, toutefois, est de partager mon travail avec les personnes qui comprennent mes efforts et qui en apprécient le résultat. »

Jusqu’au 30 août de 10h00 à 21h00 à l’espace Saint Jacques de la Ville de Bonifacio.





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