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Cinéma italien : "In Guerra", un conte de fée postmoderne et audacieux qui a conquis le public


Rédigé par Michela Vanti le Mercredi 3 Février 2016 à 21:36 | Modifié le Mercredi 3 Février 2016 - 23:53


Après avoir séduit le public des plus prestigieux théâtres et cinémas italiens, «In Guerra - humain 4D " - est arrivé ce mercredi après-midi au Théâtre municipal de Bastia dans le cadre du festival du cinéma italien. Un film audacieux et puissant du jeune réalisateur milanais David Sibaldi.


Luigi Palombi et le réalisateur Davide Sibaldi
Luigi Palombi et le réalisateur Davide Sibaldi
En lever de rideau la musique commence. Le piano sur scène accompagne les images, les suit, les anime, les colore. Et le public est tout de suite captivé par cette aventure quadridimensionnelle qui raconte un voyage de l’obscurité de la nuit  jusqu’à la lumière de l’aube.

« J’aime appeler In Guerra, un film sonore. – affirme le réalisateur à la conférence de presse où nous l'avons rencontré avant la projection-  Je me suis inspiré au cinéma muet pour entremêler l’histoire racontée par le film avec la musique en live qui aide le spectateur à alimenter le sentiment de faire partie de l'ensemble. ».


Le point fort de ce film, en effet, c’est qu’il ne s’agit pas simplement d’un long métrage bidimensionnel mais d’une vraie œuvre d’art qui réunit narration, musique et récitation. Un film en quatre dimensions qui est présenté au public en 2D, comme les spectacles classiques au cinéma, tandis que la bande sonore est jouée en live par le Maestro Luigi Palombi, qui a travaillé avec Ennio Morricone et Nicola Piovani, et le narrateur est  le réalisateur même.   
In Guerra est à la fois fort, violet et tendre et romantique. Entre romance, action, suspense et mythologique ce film est un conte de fées "noir" qui narre le voyage de deux âmes à la recherche de l'aube, de l'amour, du bonheur.


Dans une ville dévastée par la crise économique, deux jeunes intellectuels, un écrivain et une harpiste, se rencontrent par hasard. Ils doivent retourner chez eux, mais pour le faire ils doivent traverser des quartiers à la merci des bandes de trainards et criminels. Les rues de Milan se transforment en murs d'un labyrinthe dans lequel les hommes se déplacent comme des rats dans un piège. Mais la force de la jeunesse, l’espoir, l’amour décloisonnera les murs d’obstacles et à la fin de ce voyage nocturne, l’aube marquera le début d’une nouvelle vie. Leur voyage est la métaphore de la recherche du sens de la vie des jeunes d’aujourd’hui. Dans l’obscurité de la nuit, ils devront faire face à leurs démons afin d’atteindre l'aube.

Après son premier film L’Estate in Inverno, qui avait gagné des très nombreux prix internationaux, Sibaldi aurait pu faire produire son film par une grande société, comme on lui avait proposé, mais, encore une fois, il a fait un choix audacieux et décidé de réaliser ce film indépendamment.  « In Guerra est un film libre.  - affirme Sibaldi - Libre à partir de la dynamique de production qui a utilisé un budget de 3000 euros seulement.  Libre des choix des grandes productions. Libre de parler aux jeunes de la violence et du mal qui existent dans cette société qui a quand même,  en elle-même, le pouvoir de les chasser. ».





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