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Budget et charges au conseil municipal d’Ajaccio : "Nous ne sommes pas à bout de souffle, rassurez-vous !"


le Mardi 14 Mars 2017 à 09:55 | Modifié le Mardi 14 Mars 2017 - 10:04


Les attaques qui fusent malgré des réponses qui se veulent rassurantes, des interventions musclées et techniques, des explications mal interprétées, finalement le conseil municipal de lundi soir n’était pas différent des autres. Normal serait-on tenté d’écrire, tant le petit jeu du « chjami e rispondi » était attendu et surtout bien orchestré. Le budget lui, est passé. Normal, même si l’opposition ne l’a pas voté. Des propos rassurants tout de même pour l’équipe en place qui estime que tout rentrera dans l’ordre comme l’a souligné le député-maire : trois ans après on peut déjà juger mais dans deux ans, à la fin du mandat, tout sera rentré dans l’ordre et dès lors, on dressera le bilan et l’on verra bien !


 Budget et charges au conseil municipal d’Ajaccio : "Nous ne sommes pas à bout de souffle, rassurez-vous !"
Le maire d’Ajaccio s’est voulu rassurant et l’a précisé dans ses interventions sur la grosse dépense de la municipalité, à savoir les charges de personnel et ses 63 millions qui sonnent lourd au moment des bilans. Il a promis, avec son équipe, de s’y atteler : « Stabiliser les dépenses tout en maintenant le service à la population. Nous y arriverons et en 2019, lors du dernier compte administratif, nous ferons en sorte de baisser ce budget. Il faut s’y accrocher, travailler mais nous y arriveronsNous ne sommes pas à bout de souffle, rassurez-vous !» »


Hommages et félicitations
« Le menu» de ce soir est long et important, autant commencer de suite » a lâché Laurent Marcangeli dix bonnes minutes avant le début de la séance. Il a commencé par un hommage aux disparus de ces dernières semaines et demandé une pensée pour ces trois anciens élus, à savoir Albert Feracci, ancien secrétaire général du Parti Communiste et élu du conseil municipal durant les années cinquante et soixante, « Mémé » Arbori, le plus jeune élu sous la mandature de Pascal Rossini, ancien adjoint au maire et François Gabrielli, président des Chambres Régionale et Départementale de Métiers, également élu au conseil municipal dans l’ancienne mandature. Une minute de silence a été observée en leur mémoire.
Le maire a salué ensuite la magnifique victoire de la section volley-ball du GFCA en coupe de France (applaudissements) non sans rappeler la reconnaissance de la ville d’Ajaccio à travers l’obtention du label « Grand Site » pour le site de la Parata. « C’était en engagement » a-t-il précisé « mais il faut continuer. Les spécialistes que nous avons rencontrés ont reconnu le travail effectué, ce qui nous situe parmi les 17 communes détentrices d’un Grand Site, sans oublier la distinction du site de Patrimonio. » Dans six ans, la ville repassera devant la même commission « Grand Site » pour voir si les engagements ont été respectés, si les efforts sont maintenus.


Entretien avec la ministre
Laurent Marcangeli a évoqué l’aménagement du territoire pour simplement souligner qu’il s’était entretenu le matin même avec la ministre du Logement et de l’habitat Durable, en visite à Ajaccio, Porticcio et Bastia : « Nous nous sommes penchés sur les difficultés que rencontre la Corse dans ce domaine. Il est vrai que c’est un enjeu décisifJ’ai rappelé que nos réunions de quartiers nous ont permis de cerner les inquiétudes de nos concitoyens sur des zones dites de tension. Ils ont peur que leur quotidien soit menacé par des créations nouvelles et l’arrivée de nouvelles populations. Ajaccio entend bien poursuivre ses engagements en matière de logements sociaux. D’ailleurs, nous n’avons pas le choix. Il nous faut poursuivre, avec cette question : quel regard porter sur le bâti ancien, ses conditions insalubres ? La ministre s’est montrée vigilante. Que dire alors des logements vacants, c’est une réalité. Ils y a beaucoup de questions mais pas de solution miracle. »


L’aspect social également…
Avant d’aborder le gros sujet du jour, le conseil s’est penché sur la prise d’une nouvelle compétence par la CAPA, en matière d’action sociale avec modification des statuts. Le social quitte la maison Carrée pour la CAPA. Le dossier, solidement ficelé par Caroline Corticchiato, a été salué comme il se doit au terme d’un exposé de qualité. Le président de la CAPA, Jean-Jacques Ferrara a félicité la conseillère pour le travail effectué dans ce domaine qui comprend de nombreuses priorités avec, il convient de le souligner, 34% de la population qui a de faibles revenus. Le dossier a été adopté à l’unanimité.


…Et la pollution du Vazziu
Pour ce qui est du développement durable, on s’est un peu attardé sur le sujet, important s’il en est, avec l’intervention de Mme Grimaldi d’Esdra sur le fioul lourd du Vazziu, qu’elle considère comme une urgence absolue. Elle ne croit pas aux promesses faites et s’élève contre le fléau qui gagne du terrain sans que rien ne bouge. Le maire a aussitôt répliqué pour rappeler que le passage au fioul léger a été voté il y a près de deux ans et qu’il s’est également exprimé devant l’Assemblée Nationale sur l’éventualité d’un réseau de 250 km pour acheminer le gaz naturel, sans pour autant y croire. En attendant, entre les retombées négatives du Vazziu et celles des bateaux ancrés dans le port, la ville suffoque et la poussière noire recouvre nos maisons et surtout nos poumons ! 


Nous tenons le cap…
Stéphane Sbraggia s’est ensuite penché sur le gros morceau de la soirée, le budget primitif. Il s’élève à 125 millions d’euros, 31 en investissement et 94 en fonctionnement. Il y a certes des recettes en diminution, des dépenses de fonctionnement toujours en augmentation, le premier adjoint chargé des finances estime pourtant que la municipalité tient le cap et qu’il faut encore travailler pour que la ville s’éloigne petit à petit d’une situation il est vrai délicate, sans pour autant taxer les habitants par une hausse de l’imposition : « Nous n’espérons plus grand-chose de l’Etat dans la dotation globale de fonctionnement, elle est plus que jamais à la baisse » a rappelé Stéphane Sbraggia.  
La grosse dépense, c’est le personnel, avec un budget de 63 millions d’euros. Le choix de la  municipalité sera d’entamer une réorganisation des effectifs. Ce ne sera pas une sinécure, chacun en est conscient, mais il faut avant tout stabiliser les dépense de personnel comme l’a souligné Laurent Marcangeli, et d’ajouter : «Il faut stabiliser bien sûr, mais tout en maintenant le service assuré à la population. Nous travaillerons sur ce budget et vous verrez que dans deux ans, au terme de la mandature, nous aurons fait en sorte de le baisser. Nous tenons le cap… »
L’opposition, comme prévu, s’est aussitôt manifestée par l’intermédiaire de Jean-Marc Ciabrini , qui a évoqué les emprunts, l’embauche d’agents, dans un questionnaire subtilement préparé, ou encore Paul-Antoine Luciani qui estimait que les ambitions du début de la mandature et celles affichées aujourd’hui était différentes.
Paul Leonetti s’est également exprimé sur l’épargne et les dépenses et affirmé qu’il ne voterait pas le budget primitif… lequel a néanmoins été adopté. 



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