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Bernard Schmeltz : "Si on ne fait pas l’effort de comprendre les Corses, on ne peut pas assumer la totalité de la fonction »


Rédigé par Pierre BERETTI le Mardi 17 Mai 2016 à 20:12 | Modifié le Mardi 17 Mai 2016 - 21:07


La Corse disait au revoir il y a quelques jours à Christophe Mirmand, elle a accueilli mardii son nouveau préfet de Région, Bernard Schmeltz, qui avait commencé sa carrière de fonctionnaire dans l’île de Beauté trente ans auparavant.


Le nouveau préfet de région Bernard Schmeltz a pris ses fonctions mardi (Photos Marilyne Santi)
Le nouveau préfet de région Bernard Schmeltz a pris ses fonctions mardi (Photos Marilyne Santi)
Le nouveau préfet de région Bernard Schmeltz a pris ses fonctions mardi. Après le dépôt de gerbe devant la plaque dédiée à Claude Erignac et au monument aux mort, il a évoqué son envie de travailler « pour la Corse et pour les corses ». Il faut dire que le préfet récemment nommé connaît déjà l’île de beauté puisqu’il y a fait ses premiers pas de fonctionnaire il y a trente ans. Il n’a donc pas caché son enthousiasme de (re)découvrir la Corse d’aujourd’hui. Au-delà de la courtoisie, le représentant de l’Etat a souligné la nécessité de rester dans la continuité de son prédécesseur Christophe Mirmand. 

« Je ne changerais pas de feuille de route. Je suis ici en tant que responsable d’un certain nombre de services de l’Etat et garant, à ce titre, de la neutralité des services publics. Je suis désireux, par ailleurs, de nouer avec tous les acteurs de la Corse un dialogue républicain, ouvert et disponible. Un Préfet n’est pas là pour faire de la politique. Sur la méthode, je revendique le pragmatisme. Je crois que c’est une bonne porte d’entrée sur les dossiers. Il faut éviter les postures et des positions qui dès le départ empêchent d’avancer. Il faut prendre le temps d’analyser un sujet et d’identifier les bonnes solutions. C’est selon moi la meilleure méthode de travail y compris sur les dossiers les plus complexes. Le deuxième élément de méthode sur lequel je souhaite m’appuyer c’est le dialogue. Nous ne sommes plus aujourd’hui dans la situation d’un Etat qui peut se dispenser d’expliquer, de convaincre et de susciter l’adhésion. Il n’y a guère que le dialogue qui peut générer ce type de relations auxquelles je suis particulièrement attaché.

Un autre élément de ma méthode est le terrain. Je m’adresse à tous les élus de Corse, aux acteurs économiques, aux organisations sociales et professionnelles, je leur demande de me faire sortir de mon bureau, de m’inviter sur le terrain. J’ai envie d’aller à la rencontre des Corses, je m’intéresse aussi à la Corse de l’intérieur. C’est sur le terrain et dans l’échange qu’on appréhende mieux les choses. Le rôle d’un préfet n’est pas uniquement d’appliquer la politique nationale, il doit aussi relayer les contextes locaux auprès des acteurs nationaux. Je pense aux spécificités, aux singularités, éventuellement aux adaptations. Si on ne fait pas l’effort de comprendre les corses, on ne peut pas assumer pleinement la totalité de la fonction ».


Bernard Schmeltz a d’ores et déjà pris connaissance de quelques dossiers qu’il devra approfondir dans les prochains jours. Il a évoqué la sécurité, le volet économique, la culture, l’organisation du territoire mais aussi le sujet environnemental et particulièrement les déchets qui seront à l’ordre du jour de la prochaine session de l’Assemblée de Corse. Pour l’heure, sur cette dernière question, les solutions envisagées par les élus locaux comme le tri à la source semblent satisfaire le nouveau préfet qui dit « avoir confiance dans les responsabilités de chacun » pour résoudre cette problématique. 



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