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Baptiste, Jean, François, Jean-Marc et les autres… : La saga des Ollandini


Rédigé par José FANCHI le Jeudi 14 Septembre 2017 à 21:57 | Modifié le Jeudi 14 Septembre 2017 - 23:53


Au milieu du 19e siècle, le transport en Corse n’était effectué que par la force et la traction animale. Les voitures n’avaient pas encore foulé la terre insulaire. Seul le bateau à vapeur rattachait la Corse au reste du monde. Sur l’île, les deux villes étaient reliées comme partout ailleurs par des diligences. La famille Ollandini, Jean en tête, allait, en quelques années, révolutionner les transports et ouvrir la Corse au tourisme


Baptiste, Jean, François, Jean-Marc et les autres…  : La saga des Ollandini
 Dans le petit village de Propriano, situé au fond du golfe de Valinco, vivait la famille Ollandini. Une grande famille de travailleurs qui croyait au progrès et au développement des transports. L’esprit novateur aidant, l’un des fils de Baptiste Ollandini encouragea son fils à moderniser les moyens de transport dont il disposait pour le matériel, avec le secret espoir de faire enfin du transport public. Il en rêvait depuis des années. Nous étions en 1920, et les premiers camions de ce qui allait devenir le « Groupe Ollandini » commençaient à sillonner les routes du Valinco et d’ailleurs.
 
La première ligne Sartène-Ajaccio
Jean Ollandini, le fils de François, avait 5 ans à cette époque et il n’a pas oublié le chamboulement que l’achat de cars et de camions avait provoqué dans Propriano et alentours. Il qualifie d’ailleurs cette époque de « révolution dans la famille Ollandini » tellement la petite entreprise avait grandi et multiplié ses activités professionnelles avec l’ouverture d’une station essence en plus du transport de marchandises et de personnes.
Les lignes Zonza-Propriano et Quenza-Propriano fonctionnaient à merveille, si bien que Baptiste Ollandini et ses fils décidèrent d’aller au-delà de ces lignes « intérieures » et inaugurèrent peu après la grande ligne Sartène-Ajaccio et retour. Ce fut le grand succès et sans doute le grand départ de l’entreprise créée quelques années auparavant dans la petite cité de quelques centaines d’habitants qui, il est bon de le préciser, comptait d’autres transporteurs, ce qui ne manqua pas de provoquer une certaine rivalité…
Aussi, quelques mois après, Baptiste décida intelligemment de quitter le Valinco pour la cité Impériale afin d’y installer ses bureaux en plein centre d’Ajaccio, sur le cours Grandval puis place De Gaulle par la suite, tout en conservant une structure à Propriano, gérée par ses enfants. Nous sommes en 1927. Ce ne fut pas une sinécure que d’organiser les transports à partir d’Ajaccio, notamment à une époque où le grand banditisme atteignait son apogée en Corse. La famille Ollandini connut à son tour quelques menus problèmes mais tout rentra dans l’ordre et les liaisons purent reprendre et se développer.
 
Jean assure la succession…
En quelques années, l’entreprise Ollandini prend de l’ampleur et assure des lignes de transport tout autour de l’île, notamment Ajaccio-Corte-Bastia tout en restructurant les autres, dans l’intérieur, avec la messagerie en sus. La société familiale possède alors toutes les lignes dans le Sud et établit les premiers contacts avec les agences de voyages de la Méditerranée qui inscrivent la Corse sur leurs tablettes, notamment au lendemain de la Seconde Guerre à laquelle Jean participe activement.
A partir de là, la Corse s’éveille au tourisme de masse, Ajaccio et Bastia se développent à la vitesse grand V et se dotent de structures d’accueil, l’Essitac fait sa pub et les liaisons maritimes et aériennes se multiplient.
Jean Ollandini est parfaitement conscient de ce développement et surtout conscient de l’avenir de son île. Il a soif de connaissances, entend faire découvrir sa terre, aime le contact. Il s’associe avec une agence et crée une société « Les beaux voyages. » Ouverture d’une agence, multiplication des voyages autour de la Corse, création de circuits dans l’île, de 24 heures puis de deux jours et d’une semaine. L’île est sillonnée, du littoral à la Corse profonde. Les excursions font fureur, les touristes affluent…
Les lendemains de guerre apportent la solution aux problèmes de toutes les entreprises. C’est la reconstruction, l’euphorie, la reprise des activités et de l’économie et l’ouverture des liaisons aériennes. A propos de ces dernières, Jean Ollandini échappa à deux reprises à des crashs à la fin des années quarante…Il ne renonce pas pour autant et crée, dans la foulée, sa propre agence de voyage à Paris, contribue au développement des lignes vers la Corse, édite des brochures et multiplie ses activités liées au tourisme. Les années cinquante vont beaucoup compter pour la famille Ollandini qui se décide, faute de structures, à favoriser la construction d’hôtels en Corse. Son projet d’hôtels du Cap Corse à Bonifacio, dans le style des tours du littoral corse. Mais le projet fut abandonné peu après. Il ouvrit quand même son hôtel dans le Valinco puis un village de vacances, toujours dans la même région.
 
 
De l’hôtel Ollandini au Radisson Blu d’Agosta
Transports, agence de voyages, location de véhicules, marchandises, le travail ne manquait pas en Corse et Jean Ollandini revint vers la cité Impériale et Propriano pour y développer plus encore son entreprise pendant que les enfants, François, Gilbert et Christiane effectuaient leurs études. Seul le benjamin, Jean-Marc, rentra avec ses parents. Le tourisme explosait littéralement. Il fallait exploiter ce créneau à grands coups de publicité, de brochures, de construction de structures importante pour y accueillir les touristes. François vint peu après seconder son père avec des idées nouvelles pour transformer l’entreprise, en assurer la succession. C’est à partir de là que le « groupe Ollandini » prit toute sa dimension, avec le Mouflon comme enseigne. Le tour-opérateur prenait en même temps son envol avec le retour de Gilbert qui se chargea avec succès du transport des marchandises tandis que la location de véhicules était assurée par Christiane et son époux, Jean-Claude alors que le jeune Jean-Marc assurait pour sa part la structure voyages. Le groupe continue son développement tant à Paris qu’en Corse, notamment au niveau du transport de marchandises et de la location de voitures »Avis » et autres agences.
En 1990, fin mars, l’entreprise Ollandini a fêté ses cent ans avec un bilan plus que positif. Une célébration grandissime.
Depuis, le Groupe poursuit son extraordinaire aventure avec Jean-Marc Ollandini à la barre et continue de réaliser ses  performances économiques, sa marche en avant avec l’ouverture du grand hôtel Radisson Blu d’Agosta.
Le rêve de Jean Ollandini…





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