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Langue corse, handicap, lutte contre le harcèlement : la liste de rentrée de Nathalie Mons, rectrice de Corse


Christophe Giudicelli le Vendredi 4 Septembre 2026 à 10:57

Nouvelle rectrice de l’académie de Corse, Nathalie Mons était à Bastia ce vendredi 4 septembre pour poursuivre sa tournée de rentrée. Langue corse et enseignement bilingue, école inclusive, lutte contre le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles : au contact des élèves et des enseignants, elle a détaillé les priorités qu’elle entend porter pour cette année scolaire.



(Photos Gérard Baldocchi)


Après Bonifacio, Porto-Vecchio, Ajaccio, Levie, direction Bastia ce vendredi 4 septembre pour Nathalie Mons, la toute nouvelle rectrice de Corse. Une rencontre avec les enseignants, les élèves et collégiens de l’école Gaudin et du collège Simon-Vinciguerra pour Nathalie Mons.

Accompagnée du maire de la ville, Gilles Simeoni, mais aussi de Lauda Guidicelli, conseillère exécutive en charge de l’éducation, il a été question notamment de bilinguisme et de la langue corse dans les établissements scolaires : « Nous avons pu voir que les enseignements se font dans les deux langues. Ça peut permettre aux élèves de revenir vers les parents et de déclencher chez les parents le souhait de parler corse », a indiqué la rectrice d’académie.
Celle qui a pris, à la rentrée 2026-2027, la suite de Rémi François Paolini, qui n’hésitait pas à s’exprimer en langue corse, sera forcément très attendue sur son travail autour de la langue corse. Forcément, quand il y a changement, des craintes sont exprimées. Ce qui avait été le cas de la part des élus, des syndicats et des enseignants. Nathalie Mons, la nouvelle rectrice de Corse, s’est voulue rassurante : « Il y a un consensus social en Corse autour du fait que nos enfants doivent être bilingues. Ça fait partie du projet académique Scola 2030. On va poursuivre cette politique. »

Avec dans les cartons « énormément de formations, avec la Collectivité de Corse qui va nous accompagner avec un plan. Il s’agit de monter plus de filières bilingues, d’améliorer la qualité de l’enseignement et aussi de faire venir des corsophones dans nos classes » poursuit la rectrice

Impossible d’échapper à la question de Scola Corsa. L’école d’enseignement immersif fait la une de l’actualité depuis plusieurs mois sur la légalité du montant maximum que peut lui allouer la Collectivité de Corse. Pour Nathalie Mons, Scola Corsa est « complémentaire. Quand on regarde l’immersif dans le public, plus de 2 300 élèves et 70 établissements sont concernés. »

Après la patte Rémi François Paolini, Nathalie Mons a aussi ses idées pour apporter sa pierre à l’édifice de la langue corse : « La formation et essayer de demander à nos collègues de passer l’habilitation. Aujourd’hui, on a des collègues qui sont corsophones, et essayer de les pousser à aller vers le bilingue. »

Pour la rectrice de Corse, l’autre piste d’amélioration passe par : « une vigilance sur la continuité des parcours. On peut aujourd’hui, selon les écoles, avoir un enfant qui commence en bilingue en CP et qui, finalement, a un maître ou une maîtresse en CM1 qui ne le pratique pas. »

Au-delà de la langue corse, la nouvelle rectrice de l’académie de Corse en a profité pour revenir, comme il est de tradition, sur les nouveautés de cette rentrée scolaire : « On travaillera aussi sur le bien-être des enfants. On est bien avancé sur le harcèlement, mais on travaillera particulièrement sur les violences sexuelles et sexistes. On compte 3 élèves par classe. Ça passera par de la formation. »

En ce qui concerne les fermetures de classes, Nathalie Mons a expliqué privilégier la voie « d’un dialogue continu avec les élus » et celle de « l’anticipation », grâce aux différents observatoires démographiques mis en place pour les villes et le rural.

La rectrice est aussi revenue sur une question qui touche beaucoup de familles en Corse : la question du handicap et de la prise en charge des élèves. L’école inclusive. « Une priorité », a indiqué la rectrice. « On voit une forte progression des élèves qui sont notifiés comme étant en situation de handicap. Il nous faut accompagner par la formation. Nous avons les AESH qui accompagnent les enfants, pour qui nous devons monter le niveau de qualification », a précis&-é la rectrice avant d’évoquer les différents dispositifs, dont une nouveauté : « un pôle d’appui à la scolarisation, qui regroupe des personnes de l’Éducation nationale et du médico-social qui vont en direction des parents pour les accompagner quand ces derniers pensent que leur enfant peut avoir des difficultés. »