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U Cullettivu Xylella Fastidiosa déplore l'absence de mesures concrètes


Rédigé par le Dimanche 15 Février 2015 à 17:02 | Modifié le Dimanche 15 Février 2015 - 17:58


Réuni récemment à Corti, U Cullettivu Xylella fastidiosa a vivement déploré, une fois de plus, l’absence de véritables mesures de prévention et de protection pour notre île face au danger de propagation de la bactérie Xylella fastidiosa" et rappelle à "l'Etat compétent en la matière l'urgence de prendre ces mesures."


Les nouvelles d'Italie du Sud affecté par la bactérie les nouvelles sont alarmantes
Les nouvelles d'Italie du Sud affecté par la bactérie les nouvelles sont alarmantes
Cette situation est d’autant plus grave que les nouvelles reçues d’Italie du Sud, où la contestation des professionnels de la province de Lecce s’amplifie, sont plus qu’alarmantes ; les retards accumulés dans la gestion de cette catastrophe du CODIRO (Complesso di dissiccamento rapido di l’olivo) nous font craindre le pire. La bactérie continue sa progression vers le nord de manière extrêmement rapide. La menace qui pesait jusqu’ici sur la seule région du Salento est devenue, comme nous le pressentions dès aout 2014, une menace pour l’Europe toute entière. Pour l’heure, le plan d’urgence relatif « à la prévention, le contrôle et l’éradication » mis en place par la région Puglia se révèle très largement inefficace, et désormais le gouvernement italien, qui vient de classer la zone en « catastrophe naturelle » en appelle à Bruxelles pour mettre en œuvre des moyens appropriés.


En Corse, ce ne sont pas les quelques contrôles effectués qui peuvent répondre à l’inquiétude grandissante. Manifestement, l’Etat n’a toujours pas pris la mesure du problème. Dans l’intervalle, nous avons donc pris l’initiative d’interpeller directement la Commission Européenne par l’intermédiaire de l’eurodéputé José Bové. L’action du collectif a permis d’interpeller fortement les responsables sanitaires français et européens, mais on n’entrevoit pas pour autant de leur part de signes suffisamment forts pour empêcher le drame humain, social, économique et environnemental qui se profile. 
Les demandes urgentes formulées par l’Assemblée de Corse (motion du 25 septembre 2014) restent sans réponse. Notamment une dérogation européenne relative à l’importation de plants et la limitation de ces entrées à deux ports avec mise en place de zones de quarantaine. 


Notre rencontre avec M. Bruno Ferreira, conseiller du ministre de l’Agriculture en visite en Corse, n’a fait que confirmer nos inquiétudes. Seul point concret : la France a enfin saisi la Commission européenne et une réunion d’évaluation se tiendra fin février à Bruxelles avec les 8 pays membres concernés. À ce moment-là, si Paris juge insuffisantes les mesures mises en place par l’Italie, la France pourrait décider d’activer une clause de sauvegarde : mais elle exclut d’emblée des mesures spécifiques pour la Corse, pourtant particulièrement menacée par sa proximité immédiate avec le continent italien, avec l’introduction permanente de plants de toutes espèces issus de pépinières italiennes.


En conclusion, le Collectif rappelle à l’Etat, dont c’est la compétence, l’urgence de mesures de prévention et de protection pour la Corse. Il attend toujours des signes forts de « son action ». Enfin, il en appelle aussi à la vigilance, programmant d’ores et déjà une prochaine réunion de travail et de mobilisation.




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