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SNCM : Redressement judiciaire avec observation jusqu'à fin Mai…


Rédigé par le Vendredi 28 Novembre 2014 à 14:20 | Modifié le Vendredi 28 Novembre 2014 - 14:55


Il n'y a pas eu de surprise vendredi matin au tribunal de commerce de Marseille : la SNCM a été placée en redressement judiciaire avec une période d'observation de 6 mois et un premier bilan fixé au début du mois de Janvier prochain. Avant le jugement Le Marin.fr avait révélé que Baja Ferries avait fait une offre de reprise. Mais elle ne serait pas la seule…


SNCM : Redressement judiciaire avec observation jusqu'à fin Mai…
Les réactions n'ont manqué à la suite de la décision des juges consulaires.
La première est venue de Transdev.
"Comme Transdev l’affirme depuis de nombreux mois, cette décision du Tribunal de commerce de Marseille est la seule qui peut permettre de conserver une partie desactivités de la SNCM et de sauver un maximum d’emplois. A défaut, en raison à la fois de ses pertes structurelles, des demandes de remboursement de l’Union européenne et des menaces pesant sur l’actuelle DSP, la SNCM allait vers une disparition pure et simple. 
Transdev a toujours eu un discours constant sur ce dossier en rappelant qu’il n’avait pas les moyens de financer la SNCM au-delà des apports en trésorerie consentis au cours des deux dernières années. 
Transdev est parfaitement conscient des inquiétudes qui sont celles des salariés de la SNCM dans cette période de transition. Leur avenir est une préoccupation prioritaire. 

Pour Jean-Marc Janaillac, PDG de Transdev,  « Cette décision du Tribunal de commerce de Marseille est une décision responsable, qui donne une chance à la SNCM de se construire un nouvel avenir »Eu égard au contexte qui a précédé cette décision, il ajoute : « S ’il est parfaitement légitime que chaque acteur de ce dossier défende ses intérêts, je ne peux pas accepter, au nom des 86 000 collaborateurs du groupe, les attaques récentes et répétées qui mettent en cause l’honnêteté et l'intégrité de Transdev et de ses dirigeants De son côté la direction de la SNCM  estime que "Le redressement judiciaire a été rendu inéluctable par l’accumulation des menaces financières, mais aussi par les pertes de l’entreprise, aggravées ces dernières années par la baisse de ses parts de marché et des déficits structurels tenant à son organisation. 
Cette décision ouvre une nouvelle étape décisive pour l’avenir. L’entrée en Redressement Judiciaire marque le début de la période d’observation et va permettre de lancer officiellement l’appel d’offres pour les repreneurs. 
La direction se bat depuis son arrivée pour éviter la liquidation et dessiner le chemin qui permettra de préserver le périmètre d’activité le plus large et le plus d’emplois. Le projet industriel qu’elle a préparé apporte la démonstration qu’un périmètre d’activité peut être à l’équilibre. Il constitue un atout pour trouver le meilleur repreneur possible et assurer la poursuite des opérations."


Autre réaction : celle de la CFE-CGC  qui prend acte de la décision du tribunal de commerce de Marseille d'ouvrir le Redressement Judiciaire de la SNCM avec une période d'observation de six mois et un point d'étape le 7 janvier prochain. Nous rappelons que cette décision a été  prise dans un contexte inédit avec une pression importante du gouvernement et d'un actionnaire TRANSDEV plus que jamais défaillant en maintenant les personnels dans l'incertitude quant au financement de cette période et du volet social de toute restructuration que les administrateurs du Tribunal pourraient mettre en œuvre. Le PDG de TRANSDEV en axe avec l'Executif Français au plus haut niveau a exécuté la partition écrite par VEOLIA depuis début 2014, selon l'agenda de VEOLIA.
Le tribunal hérite d'une situation volontairement dégradée par les actionnaires et la collectivité de Corse. La tâche va être difficile mais nous comptons sur le Président du Tribunal pour donner priorité à la recherche d'une restructuration dans la continuité et ne pas suivre les actionnaires dans leur projet de liquidation de la SNCM.

Baja Ferries : 800 emplois minimum en CDI. Garin toujours intéressé

Daniel Berrebi, le patron de Baja Ferries, a indiqué au marin  avoir écrit le 27 novembre au président du tribunal de commerce de Marseille et aux administrateurs judiciaires Emmanuel Douhaire et Frédéric Abitbol pour leur proposer une « offre ferme » de reprise de la SNCM ou plutôt de ses actifs et d’une partie de ses salariés.
L’offre porte sur « 800 emplois minimum en CDI, avec un potentiel d’augmentation du nombre d’emplois à partir de la prochaine saison en fonction de la croissance de l’activité ».  
Le Marin rapporte encore que ces salariés seront embauchés par une « nouvelle société » sur la base d’un « contrat d’entreprise clair et net », signé individuellement « dans le respect des conventions collectives de la marine marchande ».
Autre info du Marin.fr : l’armateur et homme d’affaires marseillais Christian Garin serait  toujours intéressé par la reprise. Associé à un « groupe d’investisseurs industriels », il aurait demandé "à avoir accès à la data room (les informations détaillées sur l’entreprise) dans le cadre de la préparation d’une offre ferme"
Le groupe Stef, propriétaire de la Compagnie méridionale de navigation, est également cité comme candidat à la reprise mais ne fait pas de commentaires.



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