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SNCM : Le comité d'entreprise a entendu les candidats à la reprise


Rédigé par le Mercredi 25 Février 2015 à 17:24 | Modifié le Mercredi 25 Février 2015 - 23:33


La direction de la SNCM fait le point dans un communiqué sur la dernière actualité de la compagnie. Mardi les trois candidats à la reprise - Med Partners, groupe Rocca et Baja Ferries - ont été notamment entendus par le comité d'entreprise et les organisations syndicales.


SNCM : Le comité d'entreprise a entendu les candidats à la reprise

Dans le cadre du processus de redressement judiciaire et la recherche de repreneurs, le calendrier de cette semaine est particulièrement dense.
Hier, 24 février, s’est tenu un Comité d’Entreprise dans le cadre de la procédure légale de PSE.
Simultanément se tiennent des réunions avec les organisations syndicales et le CHSCT. Toutes les offres de reprise reçues convergent sur la nécessité d’une restructuration, qui doit permettre aux activités futures d’atteindre un équilibre économique, et donc la viabilité. Bien que le projet qui sera retenu ne soit pas connu, les discussions avec les partenaires sociaux portent sur les conditions de départ des collaborateurs, à partir du cadre fixé par l’actionnaire. De nombreuses réunions sont prévues avec le CE et les organisations syndicales.


Aujourd’hui, trois candidats ont été entendus par le CE, les organisations syndicales et le CHSCT : Med Partners, groupe Rocca et Baja Ferries. Des échanges ouverts ont eu lieu pour chercher à améliorer les offres. Les discussions restent pilotées par les administrateurs judiciaires pour proposer au tribunal de commerce le meilleur projet, c’est-à-dire le projet le plus solide, préservant le périmètre social le plus large et pouvant obtenir l’accord de toutes les parties.


CFE-CGC : "Un plan social d'ampleur où 700 à 800 personnes perdront leur emploi"

Des élu(e)s CFE-CGC SNCM 
La CFE-CGC a participé ce jour aux rencontres avec les candidats repreneurs toujours en lice : MEDPARTNERS représenté par Christian Garin, GROUPE ROCCA réprésenté par Patrick Rocca etBAJA FERRIES représenté par Daniel Berrebi
Avec des profils très différents, tous les projets sont plus ou moins des variantes du Projet Poséidon élaboré par la Direction ces derniers mois.
Les détails organisationnels sont plus importants dans la présentation de BAJA FERRIES. Sans surprise, puisqu'il s'agit du repreneur choisi et préparé, depuis un an, par le groupe TRANSDEV et tout ou partie de l'Etat..
Dans tous les cas, se confirme la perspective d'un plan social d'ampleur où 700 à 800 personnes, soit la moitié des personnels, perdront leurs emplois, avec un possible recours à des personnels non communautaires.
 
Il ne s'agit que de plans de cessions d'actifs plaçant les salariés repris dans la plus grande incertitude quant à leurs futures conditions de travail.
Par l'entière responsabilité des actionnaires, la restructuration de la SNCM au Tribunal de commerce nous place aujourd'hui devant des repreneurs aux surfaces financières faibles au regard des actifs qu'ils pourraient récupérer à la barre du Tribunal.
La CFE-CGC juge de plus en plus inquiétante cette situation inédite, avec une procédure au Tribunal de Commerce totalement contrainte par la négociation avec la Commission Européenne. Elle prive en effet la SNCM et ses salariés de la priorité au maintien des activités et des emplois qu'offre théoriquement le Code du Commerce Français.

Tout est conditionné. Les offres par leur conditions suspensives, et le financement du volet social par les conditions inadmissibles posées par Transdev et Veolia.
Les offres de reprise vont être soumises par les Administrateurs Judiciaires et les repreneurs le 3 mars à Bruxelles. Le spectre d'une évolution à la baisse des offres pour respecter les critères de "discontinuité" de la commission sur le chiffre d'affaires, les personnels repris et les actifs repris plane sur le dossier.
Les candidats repreneurs ajusteront leurs offres après cette rencontre du 3 mars !
Le risque de l'appel d'offres infructueux se précise de plus en plus et oblige à travailler sur un plan B en cas de maintien des conditions de Bruxelles, qui en l'espèce servent d'alibi, ou en cas de non résolution des conditions suspensives des offres.
Le gouvernement qui a annoncé le Redressement Judiciaire en juillet 2014 doit jouer son rôle de régulateur vis à vis de tous les acteurs du dossier et des actionnaires défaillants qui se réclament de leurs appuis au plus haut niveau.




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