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Procès de 10 jeunes militants : A Ghjuventu Indipendentista dénonce un acharnement judiciaire


Rédigé par Nicole Mari le Mardi 4 Février 2014 à 19:12 | Modifié le Mardi 4 Février 2014 - 23:13


Le 12 février à 14 heures se tiendra au Palais de justice de Bastia le procès de 10 militants d’A Ghjuventu Indipendentista jugés lors d’une même audience pour six dossiers différents aux chefs d’inculpation divers : occupation de la sous préfecture de Corte, bombages ou encore refus de prélèvement ADN… Les militants dénoncent un amalgame judiciaire entre « des faits ridicules » qui n’ont aucun lien entre eux et un procès politique visant leur organisation étudiante. Explications conjointes, pour Corse Net Infos, de l’un des inculpés, François Santoni, président d’A Ghjuventu Indipendentista, et de Me Rosa Prosperi, un des avocats.


Les jeunes militants encadrant leur avocate, Me Rosa Prosperi.
Les jeunes militants encadrant leur avocate, Me Rosa Prosperi.
Le mercredi 12 février prochain, à 14 heures s’ouvrira, donc, le procès de 10 militants du syndicat nationaliste étudiant, A Ghjuventu Indipendentista, inculpés pour des faits mineurs s’étalant de décembre 2012 à avril 2013.
A Anto Colombani, Pierre Franceschi et François Santoni est reprochée l’occupation de la sous-préfecture de Corte, le 4 avril 2013 avec dégradations, outrages et invectives en langue corse, rébellion en réunion et refus de prélèvement ADN. Nicolas Battini, détenu à Bois d’Arcy et poursuivi dans une procédure terroriste, a vu son cas disjoint et sera jugé à Versailles à une date ultérieure et, à ce jour, encore indéterminée.
A Julien Muselli, Marc’Anto Franceschi et Pasquale Rossi sont reprochés des rassemblements au camp militaire d’U Borgu en soutien de leurs amis interpellés pour l’occupation de la sous-préfecture. Les deux premiers sont accusés d’avoir dégradé un capteur. Le premier comparaitra, également, pour affichage « a francia fora » et provocation à la haine et à la violence à l’encontre d’une nation. Le second, pour refus de prélèvement ADN. Le troisième, pour port d’arme lors d’un attroupement public, l’arme en question étant un opinel qu’il utilisait, selon son avocate, pour décrocher une banderole.
A Matteu Torre et Dumenicu Antone Garsi sont reprochés des bombages signés « FLNC-UC » à Corte en décembre 2012, une affaire SDAT reprise par le Parquet de Bastia.
Antea Perquis et Ghjuva Gandolfi comparaissent également pour refus de prélèvement ADN lors des gardes à vue de la SDAT de mai 2013.
Enfin, François Santoni est poursuivi es qualités en tant que personne morale comme président d’A Ghjuventu Indipendentista pour des bombages signés « GI » à Corte et en Balagne, bombages dont les auteurs n’ont pas été identifiés.
 
 

Explications de François Santoni, président de la Ghjuventu Indipendentista


Explications de Me Rosa Prosperi, l'un des avocats des prévenus





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