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Prima a Corsica : Petites mises au point de fin de campagne


Rédigé par le Vendredi 11 Décembre 2015 à 14:02 | Modifié le Mardi 16 Février 2016 - 14:04


Ce jeudi en fin d’après-midi, Paul Giacobbi, Maria Guidicelli, Etienne Bastelica et Nanette Bruni tenaient une conférence de presse au Grand Café Napoléon d’Ajaccio. A l’ordre du jour évocations des soutiens nationaux reçus par la liste d’union de la gauche et clarifications à la veille du deuxième tour


Prima a Corsica : Petites mises au point de fin de campagne
 
Point de meeting mais du travail de terrain. La stratégie de campagne d’entre deux tours de la liste « Prima a Corsica » tend à aller au contact. Ainsi ce jeudi en fin d’après-midi, alors que Paul Giacobbi, Maria Guidicelli, Etienne Bastelica et Nanette Bruni tiennent conférence de presse au Grand Café Napoléon d’Ajaccio, Dominique Bucchini, lui, est excusé. En vrai homme de terrain, le leader communiste est parti rencontrer les citoyens dans cet extrême-sud qui lui est cher. Tandis qu’au même moment, dans la permanence de la rue Maréchal Ornano, des petites mains s’agitent pour trouver les abstentionnistes sur les listes électorales et tenter de les mobiliser.  « C’est avec notre liste que la Corse pourra avancer dans les deux ans à venir », lance Nanette Bruni en guise d’appel à ceux qui n’avaient pas fait de choix au premier tour, décrivant « Prima a Corsica » comme « une liste qui doit être le pivot du rassemblement de toutes les forces de gauche » et être un rempart comme l’extrême droite : « On ne veut plus assister au spectacle hilarant du Front National auquel on a eu droit lors du débat public l’autre soir », souligne-t-elle.

Dans la permanence ajaccien de "Prima a Corsica" on s'affaire à pointer les abstentionnistes sur les listes électorales afin d'aller les mobiliser pour le 2ème tour
Dans la permanence ajaccien de "Prima a Corsica" on s'affaire à pointer les abstentionnistes sur les listes électorales afin d'aller les mobiliser pour le 2ème tour
« La reconnaissance du travail accompli depuis cinq ans »
A ses côtés, son co-listier d’hier et d’aujourd’hui, le communiste Etienne Bastelica, appuie: « On va tout faire pour faire gagner la liste Prima a Corsica en ce qui nous concerne ». Se disant être « heureux d’avoir conclu aussi rapidement cette alliance », il déplore que l’union n’ait pas pu inclure les autres forces de gauche qui n’ont pas passé la barre des 5%. Cette conférence de presse se veut en effet être l’occasion mettre les points sur les i et les barres sur les t. Ainsi, Etienne Bastelica fustige-t-il les consignes de ceux qui conduisaient ces listes : « J’aurai préféré que d’autres soient à côté de nous pour défendre le bilan de 5 ans et non pas l’abandon des deux derniers mois », siffle-t-il.
 
« Il y a des gens qui sont sur les listes qui n’ont pas franchi la barre des 5% qui sont avec nous dans les permanences et qui travaillent à nos côtés. Ca vaut pour les trois listes de gauche qui n’ont pas franchi la barre », glisse en écho Paul Giacobbi, comme un pic à ses ex-alliés, avant d’évoquer, documents à l’appui, les soutiens nationaux du Parti Socialiste, du Parti Radical de Gauche et du 1er Ministre.  « C’est la reconnaissance du travail accompli depuis cinq ans par le Conseil exécutif et les groupes de la majorité à l’Assemblée de Corse », lance-t-il satisfait.
 
« Des méconnaissances difficilement pardonnables »
Evoquant les choix qui s’offrent aux électeurs pour ce deuxième tour, le numéro 1 de « Prima a Corsica » raille le choix « du retour vers le futur » et celui « de la rupture du consensus » en ne se privant pas de tirer à boulets rouges sur le leader nationaliste, Gilles Simeoni. « Quand on est conseiller territorial et qu’on a passé cinq ans à l’Assemblée de Corse, il y a quand même des méconnaissances qui sont difficilement pardonnables », argue-t-il tout en poursuivant sa pensée : « J’ai été chagriné d’entendre Gilles Simeoni penser que la Programmation Pluriannuelle de l’Energie c’était 8 millions d’euros sur 3 ans. Excusez la petite erreur, c’est 3 milliards d’euros sur 8 ans. Il s’agit d’un texte qui a été présenté à l’Assemblée de Corse et qui a été approuvé à l’unanimité. C’est donc une erreur tout à fait impardonnable quand on est dans les affaires publiques, même dans l’opposition on se renseigne quand même un peu sur quoi on a voté », martèle-t-il.
 
« L’arrivée des nationalistes à la tête de la Collectivité Territoriale de Corse n’est pas neutre »
A son tour, sa co-équipière Maria Guidicelli formule de nombreux griefs contre la tête de liste de « Pè a Corsica » : « J’ai entendu à deux reprises Gilles Simeoni faire état du fait que j’avais, à l’occasion des élections municipales, accepté dans la démarche qui était la notre de rallier les nationalistes à l’occasion du 2nd tour. Ca a été une réalité et nous avons été jusqu’au bout dans le cadre d’une réunion de l’ensemble des forces de gauche et de l’ensemble des nationalistes qui avait été décidé pour s’opposer à Laurent Marcangeli. En revanche certains de ces nationalistes, les amis de Gilles Simeoni, indépendamment de leurs engagements, n’ont pas eu la loyauté eux », fuse-t-elle, avant de souligner la position de sa liste quant à une éventuelle victoire des nationalistes : « L’arrivée des nationalistes à la tête de la Collectivité Territoriale de Corse n’est pas neutre dans les conséquences que cela aura. Nous maintenons que la Corse est dans sa singularité au sein et au cœur de la République française. Ils vont vers une indépendance, c’est une évidence. Nous n’en faisons pas un chiffon rouge, mais nous alertons les électeurs sur notre position », déclame-t-elle.
 
Etienne Bastelica avancera quant à lui un autre argument à l’encontre de Gilles Simeoni : « On a souvent critiqué le président du conseil exécutif parce qu’il a des responsabilités nationales. Mais il n’y a personne aujourd’hui qui pose la question au maire de Bastia sur le fait qu’il abandonne sa ville. Qui est ce qui va vous remplacer monsieur le maire de Bastia ? Comment se fait-il que vous aimiez tellement Bastia que vous la laissiez tomber ? », s’interroge-t-il.
 
Jean-Charles Orsucci pas épargné
Le cas du leader nationaliste réglé, Paul Giacobbi s’est également attaché à tacler, de manière à peine dissimulée, le déserteur de ses rangs Jean-Charles Orsucci, déplorant de « sempiternelles remarques sur les subventions ». « Je l’avoue la gouvernance a été assez injuste », ironise-t-il en exhibant le comparatif des montant des aides allouées à la commune de Jean-Charles Orsucci, et à celle de son allié Paul-Marie Bartoli. Et force est de constater qu’entre 2010 et 2015 c’est bien Bonifacio qui a bénéficié de plus de subventions que Propriano. « Quand on parle de chantage à la subvention et de gouvernance inéquitable je crois qu’il faut quand même être un peu plus précis », a-t-il harponné le maire de Bonifacio.

Manon PERELLI


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