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Paul Giacobbi : « Le gouvernement tient compte de tout ce qu’on dit »


Rédigé par Nicole Mari le Mardi 4 Juin 2013 à 01:22 | Modifié le Jeudi 6 Juin 2013 - 01:41


Présent à Bastia pour la 1ère étape de la visite du ministre de l’intérieur, Manuel Valls, le président de l’Exécutif de l’Assemblée de Corse, Paul Giacobbi, se veut, lui aussi, rassurant. Réagissant, pour Corse Net Infos, aux propos ministériels assez évasifs, il estime que des progrès ont été faits en matière de criminalité et que le gouvernement, qu’il affirme être à l’écoute de la Corse, prendra ses responsabilités.


Paul Giacobbi et Manuel Valls à la Mairie de Bastia.
Paul Giacobbi et Manuel Valls à la Mairie de Bastia.
- Que pensez-vous des propos de Manuel Valls sur la violence et le développement économique ?
- Coupler la lutte contre la violence et le développement économique est une évidence. Cela vaut pour la Corse, pour la France, pour l’Europe et pour le monde. On ne peut pas développer une économie s’il y a une criminalité organisée. C’est un des principaux obstacles au développement. Donc, la lutte contre la criminalité organisée est une priorité de développement économique, ça va de soi !
 
- Peut-on dire, comme s’en félicite Manuel Valls, que des résultats ont été obtenus dans cette lutte ?
- Oui, il y a eu des progrès puisqu’au moins une ou deux affaires criminelles commence à trouver des solutions. Des suspects sont mis en examen, sont écroués et font l’objet d’un procès. Les progrès devraient s’élargir. Cela étant, on ne règle pas ces problèmes du jour au lendemain.
 
- Comment réagissez-vous aux déclarations ministérielles sur le statut de coofficialité de la langue qui sont une fin de non recevoir détournée ?
- Ce n’est pas ce que j’ai compris ! Il y a tellement de gens qui travestissent les choses ! Ce que nous proposons, aujourd’hui, n’est pas conforme à la Constitution. Tout le monde le sait. Mais, la Constitution ayant été changée 40 fois depuis 1958, on peut espérer qu’elle le sera encore une fois ! En tous cas, ce que l’on sait aujourd’hui, après l’expertise d’éminents juristes du Royaume, c’est qu’une modification est utile et indispensable. Le gouvernement, celui-là ou un autre, prendra ses responsabilités.
 
- N’avez-vous pas l’impression que ce gouvernement est autiste à vos demandes, qu’il ne veut pas entendre la Corse ?
- Non. Pour un gouvernement qui ne veut pas entendre la Corse, il lui arrive de l’entendre quand même puisqu’il renouvelle la dernière tranche du PEI (Programme exceptionnel d’investissements). Il tient compte de tout ce qu’on dit, pas aussi bien, ni aussi fort qu’on le voudrait, mais, dans beaucoup de domaines, le gouvernement nous a écoutés. En tous cas, dans la lutte anti-criminalité, il m’a écouté puisque j’en parle depuis bien plus longtemps que la plupart des gens. L’autisme est, souvent, réservé à la presse.
 
- Sur le statut de cooficialité, sur la réforme à venir à l’Assemblée de Corse, ne craignez-vous pas de travailler pour rien ?
- Non. Pas du tout ! Nous travaillons et nous avançons. Des choses, qui paraissaient impossibles, commencent à devenir évidentes.
Propos recueillis par Nicole MARI



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