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Pà un pumonte pulitu :" Non à la condamnation à 20 ans de nuisance et à la pollution perpétuelle"


Rédigé par le Vendredi 24 Juin 2016 à 17:36 | Modifié le Vendredi 24 Juin 2016 - 17:52


Le Collectif Pà un pumonte pulitu a décidé de sortir de son silence après les péripéties inhérentes à l'occupation du CET de Vicu. Il le fait par l'intermédiaire d'un communiqué qui "explicite clairement les raisons du conflit actuel sur le CET (ou plus exactement la décharge) de Vicu. Nous rappelons que nous proposons pour le moyen terme (et jusqu'à la fin 2017, voire la mi 2018) une solution aux difficultés immédiates que la Corse est amenée à connaitre en raison de l'absence d'approche sérieuse du problème des déchets depuis deux décennies" précise Paul Medurio, porte-parole du collectif. "Mais pour nous, des garanties doivent être apportées en retour aux populations riveraines, sur la fin des nuisances pour les années à venir."


Pà un pumonte pulitu :" Non à la condamnation à 20 ans de nuisance et à la pollution perpétuelle"
'"Les approximations, voire plus, assénées par les uns et les autres et notamment par le Syvadec imposent de préciser un certain nombre de points.
La décharge de Vicu est la seule décharge de Corse installée sans respect des procédures, impératives pourtant en matière d'installations classées. Elle se situe dans une zone naturelle, et n'a fait à l'origine l'objet d'aucune enquête publique. L'acte fondateur de cette décharge était illégal même si la contestation en justice n'est à priori plus possible du fait de la prescription.


Cette décharge est illégitime. Elle a été présentée comme devant être à l'usage des populations des 33 communes, alors que dès le départ, ses promoteurs l'avaient dimensionnée (en catimini) pour les besoins de l'ensemble de la Corse, sur la base d’études « bidon » présentant les tonnages produits par le Pumonte à 18 000 tonnes ( au lieu de 5 000 en réalité).
Son fonctionnement, comme celui de l'ensemble des structures gérées par le Syvadec est marqué par l'approximation et le manque de maîtrise, malgré des frais exorbitants. Hors subventions, la somme (1.600.000 €) investie par le syndicat sur le premier casier représente un coût à la tonne de 14 euros, et l'enfouissement est facturé à 165 euros la tonne!
Le rapport de la chambre régionale des comptes sur les dysfonctionnements du Syvadec constitue un véritable réquisitoire qui devrait inciter les responsables de ce syndicat à plus de retenue.
A ceci s'ajoutent les conditions de fonctionnement déplorables des centres, et les nuisances importantes que subissent en premier lieu les populations riveraines.
Un premier casier en fonctionnement (115 000 tonnes) arrive aujourd'hui à saturation. Un deuxième 4 fois plus important (465 000 tonnes) est prévu pour la suite.


Nous nous opposons à la réalisation de ce deuxième casier qui condamnerait la région à subir pendant encore 20 ans des nuisances, sans compter les pollutions prévisibles sur le long terme.
Nous rappelons que le Pumonte produit 5 000 tonnes/an qui vont se réduire encore avec la mise en place du tri. Nous disons à ceux qui invoquent la solidarité pour venir chez nous déverser des déchets qu'ils ne se donnent pas la peine de trier, que la région a déjà "donné", avec plus de 85% des déchets accueillis provenant du reste de l'île.


Nous sommes conscients de la situation de l'ensemble de la Corse, et nous sommes prêts a accepter une augmentation des tonnages sur le premier casier, permettant d'assurer 2 ans voire 2 an et demi de fonctionnement, si l'on nous apporte la garantie, écrite et actée, que le deuxième casier ne se fera pas.
Nous demandons un engagement formalisé, car le Syvadec a déjà manqué deux fois à sa signature:
  • La première fois en interrompant à la mi-décembre 2015 un moratoire prévu pour durer jusqu'à la fin décembre 2015 (accord du mois d'octobre 2015).
  • Une deuxième fois en refusant la fermeture du casier dès son arrivée à saturation, prévue pourtant dans l'accord signé en janvier 2016 (le casier était au moment de la signature, et est encore, prévu pour 115.000 tonnes, aujourd'hui atteintes), et en n'appliquant pas les dispositions relatives à réalisation des clôtures. La décharge est ouverte encore actuellement, alors que, selon l'accord, les travaux devraient débuter à la mi mars 2016.
Une solution transitoire est donc possible, qui permet de sauvegarder à court terme les intérêts de la Corse. Mais elle suppose que les zones peuplées se responsabilisent. Le rural n'a pas vocation à être la poubelle de la Corse.
Nous refusons pour notre part la condamnation à 20 ans de nuisances et à une pollution perpétuelle, promise à notre région.




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