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Marie-Pierre D’Ulivo : « Il faut construire la fédération des Républicains de Haute-Corse qui n’est plus active ! »


Rédigé par Nicole Mari le Vendredi 29 Janvier 2016 à 23:48 | Modifié le Samedi 30 Janvier 2016 - 00:55


C’est la challenger surprise des élections internes des Républicains qui se tiendront, le 30 janvier à Bastia, pour renouveler les instances départementales du parti et élire notamment la présidente de la Fédération de Haute-Corse. Marie Pierre D’Ulivo, conseillère municipale de Bastia au sein de la majorité dans le groupe « Bastia avant tout » et candidate aux dernières territoriales sur la liste de José Rossi, part en lice contre la présidente sortante, Stéphanie Grimaldi, maire de La Porta et conseillère territoriale. Contestant le bilan de cette dernière, l’élue bastiaise, explique, à Corse Net Infos, qu’elle veut redynamiser une fédération en sommeil depuis cinq ans et attirer la jeunesse de droite qui a migré chez les Nationalistes.


Marie Pierre D’Ulivo, conseillère municipale de Bastia et candidate aux dernières territoriales sur la liste de José Rossi, brigue le poste de présidente de la Fédération de Haute-Corse des Républicains.
Marie Pierre D’Ulivo, conseillère municipale de Bastia et candidate aux dernières territoriales sur la liste de José Rossi, brigue le poste de présidente de la Fédération de Haute-Corse des Républicains.
- Pourquoi avez-vous décidé de briguer la présidence de la fédération contre Stéphanie Grimaldi ?
- Je suis encartée au parti Les Républicains, j’ai toujours voulu travailler au sein de la fédération, d’où ma démarche de me présenter à ces élections internes, accompagnée d’autres personnes qui me suivent. Notre but est de dynamiser notre fédération de Haute-Corse qui n’est plus active depuis longtemps.
 
- Est-ce une façon de dire que la présidente sortante n’a pas travaillé depuis cinq ans ?
- Ce n’est pas moi qui le dit, mais un ensemble de personnes qui se le disent depuis effectivement cinq bonnes années ! Ce sont, avant tout, ces personnes qui m’ont sollicitée pour que je présente ma candidature. Cela n’a pas été une décision personnelle, mais l’action d’un groupe qui a envie de travailler au sein du parti et qui, à l’heure actuelle, ne s’y retrouve plus.
 
- Si vous êtes élue, que changerez-vous ?
- Déjà avant de changer, il faut construire ! Etant donné qu’il n’y a plus d’activités au sein de cette fédération, il faut, d’abord, mobiliser les militants, enfin les remobiliser. Ensuite, il faut faire en sorte que la composition de la fédération soit plus hétérogène au niveau des générations. Il faut absolument faire revenir les jeunes dans le parti. Malheureusement, rien n’a été fait jusqu’à présent pour leur donner envie de militer pour les valeurs de la droite, alors que je sais qu’il y a une nombreuse jeunesse de droite en Corse et en Haute-Corse.
 
- Cette jeunesse migre-t-elle vers d’autres partis parce que rien ne la retient à droite ?
- Absolument ! Il suffit de voir les résultats des dernières élections. Le constat est évident et se passe de commentaires !  
 
- Quelles leçons, la droite de Haute-Corse doit-elle tirer de cette élection ?
- Le constat, que je fais, comme ceux qui me suivent dans ma démarche, est que ces élections ont été une sanction parce que les électeurs ne se reconnaissent plus dans notre parti et dans les candidats. Le fait de retrouver toujours les mêmes candidats explique, peut-être, ce manque de confiance des électeurs. Je pense qu’un renouvellement des cadres et du parti est vraiment nécessaire. Il faut mettre en avant d’autres militants et renouveler la classe !
 
- La rajeunir ?
- Ce n’est pas une question d’âge ! On peut être jeune et avoir déjà un vieux passé politique ! Il faut changer de têtes ! Les électeurs ont besoin de sang neuf et de nouvelles têtes qui vont, enfin, construire quelque chose de concret.
 
- A l’instar de ce qu’a fait la fédération de Corse du Sud ou l’exemple ajaccien ?
- Tout à fait ! Il faut prendre exemple sur la fédération de Corse du Sud qui, depuis quelques années, accède à des victoires successives.
 
- Mais avec un discours parfois plus corsiste. Ne pensez-vous pas que la fédération nordiste est en décalage avec la société corse dans les grands débats insulaires ?
- Les Corses doivent, effectivement, se retrouver un peu plus dans des débats qui traversent la société insulaire, des débats qui les concernent directement. Néanmoins, je suis fidèle à mes valeurs républicaines. Je m’y tiens et je ferai en sorte qu’elles soient toujours respectées en Corse parce que la Corse, c’est la France !
 
- Etes-vous favorable à la fusion des deux fédérations corses, comme le demande la fédération du Sud ?
- Tout dépend de la composition de cette fédération régionale. Le projet a été porté sur Paris, je ne sais pas où il en est exactement. Je suis favorable à tout ce qui peut être constructif pour notre parti. Si la fédération régionale nous permet de fédérer davantage de militants, pourquoi pas ! Mais, il faut que les deux départements soient représentés de manière égale. Il ne faut pas que l’un prenne le pas sur l’autre au niveau du pouvoir de décision.
 
Propos recueillis par Nicole MARI.
 



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