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François-Xavier Acquaviva et « Calvi Altrimente » : "Soyez des citoyens vigilants"


Rédigé par le Vendredi 21 Mars 2014 à 14:31 | Modifié le Vendredi 21 Mars 2014 - 15:11


François-Xavier Acquaviva, chef de file de la liste Calvi Altrimente, s'est attardé sur la prochaine échéance municipale. Il dit les objectifs de sa liste au terme de la campagne, fait le point sur son positionnement sur le maintien du port de commerce, son opposition au déplacement de la gare et donne son point de vue sur l'intercommunalité. Tour d'horizon


François-Xavier Acquaviva et « Calvi Altrimente » : "Soyez des citoyens vigilants"
François-Xavier Acquaviva commence par prévenir : "Nous n’avons, quoiqu’on en dise, rien à gagner : pas de territoire, pas de butin…  Pour lui, aujourd’hui, "l’enjeu c’est de faire comprendre aux gens qu’ils sont libres, et que leur avenir, l’avenir de la ville est entre leurs mains. Il s’agit de dire aux gens : "Vous n’êtes pas des assistés ! Cessez de croire que vous pouvez remettre votre sort, votre conscience, entre les mains d’autrui. Affirmez-vous, exprimez-vous, et soyez des citoyens vigilants. " Ce n’est qu’à cette condition que l’on pourra construire les conditions d’un vrai débat démocratique."
Par-delà cette recommandation Calvi Altrimente entend exposer son point de vue sur sa volonté de vouloir maintenir le port de commerce.
Et les colistiers de 
François-Xavier Acquaviva le disent clairement.
"Jusqu’en 2002, près de 52% des passagers maritimes de Balagne transitaient par Calvi à l’aller, comme au retour. En 2012, cette part s’était réduite à 30%. En 2014, que représentera-t-elle ? On laisse mourir un outil essentiel à l’économie, pour le remplacer par des chimères. Pour l’instant, on ne nous a communiqué aucun chiffre sur l’impact économique que représenterait le port Grande plaisance/Croisière. Or, lorsqu’on se réfère aux chiffres donnés par les autres ports de commerce du continent, on constate que chaque passager dépense entre 15 et 20€ par personne, dans la ville où se situe son port d’embarquement ou de débarquement C’est ainsi, qu’en 2013, alors que Calvi n’enregistrait que 73 000 passagers sur les 9 premiers mois, on peut évaluer les retombées sur la ville à 1 095 000€. Cela vous semble négligeable ? 
Ici, on laisse dépérir l’outil, et après on constate qu’il est devenu inutile ! La vérité, c’est qu’il est devenu inutile, à partir du moment où il a été décidé sciemment de ne plus s’en servir. Nous pensons, nous, que la mission du politique est d’impulser les choses et non pas d’attendre que d’autres, en haut lieu, décident pour nous. "Impulser" : c’est bien ce que veut faire la municipalité sur le centre hospitalier ? Alors, pourquoi pas sur les transports ?"

Le déplacement de la gare
Le déplacement de la gare pose aussi problème à la liste d'opposition à la majorité sortante.
"Nous avons pris attache avec les cheminots, qui sont quand même très concernés par la question, et nous nous sommes ralliés à leurs arguments. Ensuite, nous pensons que l’extension de la ville ne peut se faire que de manière mesurée et concertée" expliquent François-Xavier Acquaviva et ses amis.
"Le projet que nous défendons, celui d’une place centrale offrant des espaces de rencontres intergénérationnelles, qui recouvrirait un parking, n’est pas incompatible avec la gare actuelle. L’aménagement de la très vaste zone comprise entre la sous-préfecture et la station Total ne nous paraît pas envisageable sans un cahier des charges précis et surtout, sans concertation avec la population. Il nous semble plus intéressant d’imaginer sur cette zone, des infrastructures publiques - mairie, centre culturel - sans oublier les parkings, voies d’accès et liaisons Place / Port/ Bâtiments publics, indispensables à un développement".
François-Xavier Acquaviva a aussi une idée bien arrêtée sur l'intercommunalité.
"Le principe de l’intercommunalité est quelque chose de formidable, dans ce que cela implique de synergie des forces et des compétences, et de solidarité. Par contre, on ne peut pas la concevoir comme un moyen, pour l’une des communes, de grossir au détriment des autres. Calvi ne peut pas être traitée comme la "reine des abeilles" que ses ouvrières viendraient nourrir : car alors, que devient le principe de solidarité ?" interroge le chef de file de Calvi Altrimente qui dit sa surprise "de constater que la Communauté de communes a commencé par exercer certaines de ses "compétences facultatives et optionnelles" : l’élimination et la valorisation des déchets, la construction du complexe sportif; alors qu’elle s’est très peu préoccupée de ses "compétences obligatoires", telles que le développement économique, ou l’aménagement de l’espace communautaire. Peut-on considérer que le seul achat de la zone artisanale de Calvi par la communauté de communes, constitue un axe majeur du développement économique de la micro-région ?"
Concernant enfin le fait d'avoir été qualifiés de "marchands de rêve par la liste "Unis pour Calvi" François-Xavier Acquaviva et ses amis font observer : " Dans "marchands de rêves", supprimons "marchands" : nous n’avons rien à vendre…ni à acheter, d’ailleurs ! Mais, par contre, nous revendiquons le rêve. Nous croyons que pour bâtir, il faut avoir beaucoup rêvé. Car, qu’on ne s’y trompe pas : un rêve à plusieurs peut devenir réalité ! Voilà ce que nous voulons dire aux calvais.Et puis, "Marchand de rêves" est le titre d’un film de Giuseppe Tornatore, qui avait connu un certain succès à sa sortie. Peut-être, est-ce de bon augure ?"


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