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Francois Casasoprana : "Notre horizon politique va au-delà d'un dimanche électoral"


Rédigé par Vanina Bruna le Vendredi 12 Décembre 2014 à 18:18 | Modifié le Vendredi 12 Décembre 2014 - 18:31


Après avoir sillonné les quartiers depuis des semaines, Francois Casasoprana a tenu, ce jeudi, aux côtés de ses colistiers une réunion publique au Palais des congrès. Environ 150 personnes ont investi la salle Papi pour entendre les orientations du programme de la liste "Ajaccio c'est vous!"


Francois Casasoprana : "Notre horizon politique va au-delà d'un dimanche électoral"
C'est un candidat motivé et sûr de lui qui s'est présenté aux citoyens ce jeudi. François Casasoprana en veut, et ne manque pas d'ambition dans ses projets. Pour le candidat socialiste, le problème est clair "depuis 25 ans, la situation semble échapper à tout contrôle. 25 ans! Une génération! La moitié de ce temps, la ville a été administré par un camp, l'autre moitié, c'est l'autre camp qui a officié... Difficile de dire qui fut le meilleur gestionnaire ! Pourtant, ils continuent de se battre pour obtenir encore ce diplôme. Mais ce petit jeu a ses limites. Les dépenses de fonctionnement filent. 
Pour le jeune candidat il y a urgence et il faut assumer la réalité des comptes publics en dehors des promesses électorales. On vous promet 700 000 euros de dépenses supplémentaires pour la réforme des rythmes scolaires, en feignant d'ignorer que l'on n'a pas le premier centime de cette somme. vous vous interrogez sur l'utilité d'un parking pourtant voté à l'unanimité? Vite on annule le contrat qui nous lie à une grande entreprise privée. On trouvera bien 6 ou 8 millions  pour payer les pénalités légales. Ils ressemblent vraiment, ils sont incorrigibles."


François Casasoprana, devant un public conquis et sous les applaudissements, n'épargnent pas ses concurrents et développe sa vision de la politique. Une vision juste, près des citoyens, où la nouveauté serait en premier lieu une véritable démocratie participative. Il faut oser affronter la difficulté, affronter le débat avec vous, fuir le spectacle affligeant des promesses livrées sans retenues et sans égard pour la vérité. Car voyez vous, il y a dans notre ville beaucoup de défiance, à l'égard de tous les pouvoirs. Il y a même de la colère. Jamais la parole politique n'a été autant soupçonnée, dévaluée, décridibilisée. 
Le candidat de gauche se positionne comme le porteur du changement attendu par les ajacciens, bien conscient de leur colère et leur angoisse, ce s'il souhaite c'est redonner l'espoir et porter un souffle nouveau pour Ajaccio sur la durée. Notre horizon politique va bien au-delà d'un dimanche électoral. Je dois le redire, puisque là aussi, certains ont du mal à comprendre, nous ne renoncerons pas à nos idées, ni à nos convictions. Le rassemblement, c'est nous. Et je vous le dis, la dynamique , elle est avec nous, le vrai changement, le seul vote utile c'est nous! Et ça se joue au premier tour ,alors votez! 
 

Un programme en cinq axes stratégiques

Le projet porté par la liste Ajaccio c'est vous ! s'articule autour de cinq axes stratégiques : la jeunesse, le développement économique, la cohésion sociale, l'environnement et la culture.La jeunesse est LA priorité, même si pour le candidat de gauche, il va falloir rompre avec certaines habitudes... comme la multiplication des postes de saisonniers à la CAPA ou ailleurs un emploi c'est un moyen d'émancipation, ce n'est pas un moyen de gagner une fidélité. Ce n'est pas un outil de campagne. Voila la réalité, voila le sens de notre engagement! il faut maintenant en finir! et que cessent ces promesses électorales malsaines!  Il prévoit donc de faire d'Ajaccio une ville universitaire, un objectif qui prolonge nos orientations pour un projet éducatif territorial personnalisé. Nous les avons présenté récemment, elles portent une vraie préoccupation: ne plus laisser nos jeunes  à la merci des conduites à risque, de l'oisiveté, des bandes. 


Sur le développement économique, si il juge la situation morose, il se refuse pourtant à remettre la faute sur la CTC ou sur les politiques nationales ou européennes jugeant qu'il est trop facile de se dédouaner ainsi. En réalité, la commune joue un rôle important dans l'économie directement par les marchés qu'elle passe et indirectement par ses décisions en matière notamment d'urbanisme, de transport, de cadre de vie, de valorisation du patrimoine.  

François Casasoprana, développe ses idées, claires précises, Il a bien l'intention d'être un maire qui parle d'économie, et qui porte un véritable projet de développement, avec l'emploi au centre des préoccupations. Il veut être le Maire qui trouvera un accord global avec la chambre de Commerce, aeroport, fond de baie, port de plaisance, palais des congrès, c'est sur cette base que nous discuterons, à partir d'une vision d'ensemble.

Si il juge que le PLU est un outil indispensable pour une ville comme Ajaccio, il assure, que lui et ses colistiers tiendront les objectifs de logements sociaux fixés dans le second programme local de l'habitat. Même si le PLU venait à être totalement annulé, nous ferons en sorte qu'à chaque parcelle redevenant inconstructible, corresponde une parcelle communale constructible mobilisée pour de la promotion immobilière et la mixité sociale. 

Elu d'un canton populaire, il fait le constat amer que s'y trouvent des quartiers délaissés, depuis longtemps par la puissance publique. La vie y est de plus en plus dure et les habitants y sont comme résignés. J'ai vu la République reculer dans ces quartiers. Et j'ai vu que le courage manquait pour affronter ceux qui ont décidé de tourner le dos au vivre ensemble, ceux qui ont choisi de vivre de petits trafics, ceux qui ont préférés d'autres solidarités à celles de nos institutions publiques.

Il rappelle également leur fort engagement pour l'environnement en soulignant leur rencontre avec la Présidente du R20 , (regroupement d'autorité régionales et fédérales mondiales mandatés par l'ONU pour agir localement contre le réchauffement climatique). Nous avons commencé à travailler sur les compétences vertes qu'il nous faut développer dans notre ville. C'est à l'exemplarité qu'Ajaccio doit prétendre, Pas au bricolage incessant. Nous le ferons!

Reste la culture, dont le candidat socialiste déplore qu'elle soit devenu la variable d'ajustement des budgets municipaux sous tension. La culture ça n'est pas le divertissement, Ce n'est pas que le patrimoine. La culture, c'est ce qui permet de donner du sens. C'est le seul moyen pour éduquer. C'est quelque chose de grand. Saluant le talent et l'investissement des bénévoles dans ce domaine il a affirmé sa volonté de mener à bien sa mission de garantir l'égalité d'accès au patrimoine culturel.


Questions à François Casasoprana

- Vous enchaînez les réunions dans les quartiers, quel écho trouve votre candidature auprès des citoyens?

Nous menons  une opération que nous appelons "Un jour, un quartier", c'est à dire que nous sommes immergés complètement dans la vie du quartier pendant une journée. Cela nous permet de rencontrer les associations, les commerçants, différents publics. Nous essayons dan la mesure du possible de conclure par une réunion publique, où il y a toujours une belle participation, à la fois en nombre, mais surtout en échange. Ca nous permet aussi de faire des propositions, de partager les éléments de diagnostic que nous avons et plus concrètement sur la destination future du quartier avec ses spécificités. 

- C'est quelque chose que vous ne pouviez pas faire avec Simon Renucci ça?
- Ecoutez, nous, nous avons un projet. Je scrute cette campagne électorale, et j'ai l'impression que pour l'instant nous sommes les seuls à faire des propositions concrètes.  Dans les partis, j'ai l'impression qu'on est davantage occupé à régler le compte au parti d'en face, que par le devenir d'Ajaccio. C'est mon sentiment, et c'est aussi celui de tout ceux qui nous rejoignent. 

- Vous ne pensez pas entraîner la défaite de la gauche en la divisant?
- Je ne pense pas que lorsqu'on réunit énormément de monde, quand on fait sa liste en quelques jours, on est pas diviseurs. Et je pense aussi qu'il ne faut pas escamoter le débat. Quand il y a un débat, qu'il y a des candidatures différentes, des réunions différentes, c'est qu'il y a aussi des expressions différentes et que la démocratie c'est ça. La démocratie, ça n'est pas un accord de quelques-uns autour d'une table, que nous aurions ensuite du mal à décliner. La démocratie c'est vraiment le projet contre le projet., les démarches collectives, et in fine le choix du citoyen, que j'aborde pour ma part d'une manière très confiante. 

- Votre pronostic pour le premier tour?
- Je n'ai jamais été bon pour les pronostics, mais je sens qu'il y a une dynamique, je sens surtout que les gens sont convaincus de notre démarche, et je pense qu'elle arrive à rassembler beaucoup de monde. Je crois que vraiment les gens comprennent que la seule alternative, si on souhaite vraiment changer de maire, il faut nous placer en tête au premier tour. Nous sommes les seuls à rassembler, nous sommes les seuls à agréger des forces, nous sommes les seuls à rassurer, et surtout nous sommes les seuls à regarder vers l'avenir. La prochaine équipe municipale, elle ne va pas simplement gagner le soir du 1er février, Elle va devoir rassembler, ne pas laisser la ville dans cette état de division dans lequel nous l'avons vu évoluer ces sept derniers mois, et ensuite réussir, porter des grandes décisions jusqu'en 2020. Ça veut dire qu'il y a de grandes décisions qui seront prises pendant cette mandature et qui vont impacter très longtemps la vie des ajacciennes et des ajacciens. 

- Vous avez déclaré que vous étiez pour les contrats de gestion, êtes-vous prêts à vous allier à Laurent Marcangeli autant qu'à Simon Renucci?
- Une chose est claire, je ne passerai pas d'accord avec Laurent Marcangeli, parce que je m'y suis opposé pendant sept mois, d'ailleurs j'ai souvent été le seul à m'opposer, à me rendre au conseil municipal pour le faire. Je ne me suis pas opposé pendant deux campagnes avec lui pour comme ça, à la faveur d'un lundi, de l'entre deux tours, signer un accord sur un bout de table. En revanche, ce que je sais, c'est que c'est la liste d'alternance qui arrive en tête qui doit prendre l'initiative.  Moi j'espère bien arriver en tête des listes d'alternance, et j'ai dit l'initiative que je prendrais, qui est d'abord de rassembler ma famille politique, et ensuite d'aller discuter avec d'autres sur un contrat de gestion. J'ai dit aussi, que nous ne parlerons pas des sujets qui concernent la Collectivité Territoriale de Corse, pour construire, dans un appartement obscur à quelques-uns, un accord de gouvernance, qui ne concerne finalement pas les Ajacciens, et qui ne répondrait pas à leurs attentes.  Je pense à ce jour être le seul à avoir exprimer clairement ce que je ferai. Et je m'y tiendrai. 



 



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