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Bastia : Les nationalistes dénoncent les conditions des interpellations


Rédigé par le Lundi 22 Décembre 2014 à 23:11 | Modifié le Mardi 23 Décembre 2014 - 00:09


Corsica Libera, la Ghjuventù Indipendentista et l'Associu Sulidarità ont tenu une conférence de presse commune lundi après-midi à Bastia. Tous trois se sont attardés, pour les dénoncer, sur les conditions dans lesquelles ont eu les dernières interpellations dans les milieux nationalistes.


Bastia : Les nationalistes dénoncent les conditions des interpellations
Les mouvements et associations réunis pour une communication commune à Bastia entendent informer l'opinion publique et dénoncer fermement les agissements répressifs d une extrême gravitÈ, dont ont été victimes la semaine dernière 5 militantes et militants de nos organisations respectives.
En effet au prétexte d une instruction diligentée par un juge d'instruction Bastiais , concernant des incidents mineurs survenus lors de la manifestation de janvier 2014  à Corti, la police et la gendarmerie appuyés par des escadrons de gendarmerie mobiles, ont procédé à des interpellations et des perquisitions aux domiciles de militants et sympathisants nationalistes dans plusieurs points de l'ile.


Il leur est reproché une hypothétique participation à des échauffourées avec deux fonctionnaires de police.
Ce genre de situation dans l'histoire de la revendication nationale n"est pas un fait nouveau et relève même d une certaine banalité.
Aussi, si la justice a décidé de poursuivre, il aurait été facile comme cela se fait habituellement, de convoquer pour une audition les personnes qu'elle soupçonne, d'avoir un lien avec cette affaire.
Au lieu de cela les interpellations de mardi dernier ont été effectuées avec des moyens disproportionnés, et des comportements violents, détestables notamment à l'encontre d une mère de famille, devant une de ses filles, Lisandra Verdi ,17 ans militante de la Ghjuventù Indipendentista, et la petite Luna à peine âgée de 4 ans.
L intrusion dans le domicile de ces personnes, s est faite par l'intermédiaire d un escadron de gendarmes mobiles harnachés de leur tenue de combat, accompagné des habituels cris d'intimidations, ayant pour seul but une provocation systématiquement recherchée qui peut engendrer certaines bavures, visant à déstabiliser la situation politique nouvelle que vit la Corse actuellement.


Nous posons plusieurs questions.
Qui a commandité ces opérations militaires et décidé d employer de tels moyens hors du commun, prenant le risque de nuire à la santé de femmes et d enfants, et dont la conséquence ne sera pas sans laisser de traces de graves traumatismes dus aux chocs psychologiques subits par des mineurs et des enfants en bas-âge ?
Nos valeurs ancestrales de respect et de protection de nos femmes et de nos enfants nous invitent tous à rejeter et à condamner ces atteintes gravissimes à leur intégrité physique et morale.
Veux-t-on intimider et faire taire notre jeunesse militante ?
Les militants de la Ghjuventù Indipendentista sont sans aucun doute les héritiers de la lutte nationale Corse, et ils représentent l'avenir de l'engagement du peuple Corse à faire valoir ses droits nationaux, ils sont aujourd'hui et ils seront demain les acteurs incontournables de la mobilisation des Corses pour faire aboutir leurs légitimes revendications, et on peut, d ores et déjà, affirmer que ces méthodes d intimidations grossières, pas plus que leurs mises en examen pour refus de prélèvement d'ADN destiné  à alimenter le fichage  des patriotes corses n'auront d'effet sur détermination confortée par leur maturité politique que les responsables de l'Etat franàais seraient bien inspirés de prendre en compte.
A qui profite le crime ?


L implication de tous les instants et à tous les niveaux, de notre mouvance politique, pour permettre la construction et la mise en œuvre de réelles avancées, voulues par une très grande majorité de Corses, est aujourd'hui le fait majeur qui nourrit les espérances de notre société, pour une autre politique en Corse.
Comme dans tout processus politique il faudra donner le temps au temps, mais pour nous, il est hors de question que ce temps soit utilisé pour mettre en danger la construction d'une alternative politique par des apprentis sorciers nostalgiques des opérations coups de poings, ou de sournoises manœuvres barbouzardes, destinées à casser du patriote Corse et terroriser nos mères, nos femmes et nos enfants.
Causant ainsi le désordre par l établissement d un climat d inacceptables provocations permanentes, pouvant engendrer de légitimes réaction à la hauteur des provocations de la part des victimes de ces harcèlements policiers.
Nous interpellons les plus hauts responsables de l'Etat en Corse, ainsi que les responsables de la gendarmerie, pour qu ils agissent en conséquence afin de bannir définitivement ce style de procédé indigne d une prétendue démocratie.

Convoqué par téléphone, méthode plus sereine

A l'appui de leur argumentation les trois mouvements ont cité plusieurs exemples.
Une fois les gendarmes introduits à son domicile de Barchetta, madame Elodie Pieri a été molestée en présence de ses enfants qu'elle tentait de protéger de ce traumatisme causé par cette terrorisante démonstration de force.
De la mêmeme façon, à Granaccia , c est la mêre, âgée de 87 ans , de notre ami Jean-Yves Leandri, premier magistrat de cette commune et membre de l exécutif de Corsica Libera qui a dû subir la vision et la pression traumatisante déun dispositif policier identique , quand , à 6 heures du matin elle a ouvert sa porte sous les injonctions des représentants des forces de l'ordre.
A Aiacciu également, même dispositif et même procédé, cette fois au domicile de la jeune militante de la Ghjuventù Indipendentista , Serena Bartoli, âgée de 17 ans, (fille de madame Katty Bartoli , vice-présidente de l'associu sulidarità) qui, soit dit en passant, n'était pas présente à Corti le jour de la dite manifestation comme l'ont démontré ses conseils au cours de l audience du tribunal de Bastia. Cela n a pas empêché la gendarmerie de la conduire menottes au poignet, -à la caserne d'Asprettu deux heures durant, puis jusqu'au camp militaire de Borgu et de la placer en garde à vue avant sa comparution au tribunal.
Enfin, le militant de Corsica libera Didier Zani, quant à lui, s'il a involontairement échappé à ce type de traitement, du fait de l'horaire très matinal du début de son travail, il a néanmoins été transféré au camp militaire de Borgu, après avoir été convoqué par téléphone, méthode plus sereine qui aurait logiquement dû être appliquée à l"ensemble des autres personnes inquiétées dans cette affaire.



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