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Art by Rust et Mako Deuza : Street art rue Etienne-Conti à Ajaccio


Rédigé par le Jeudi 25 Août 2016 à 21:30 | Modifié le Jeudi 25 Août 2016 - 23:20


A l’initiative de Vannina-Vassilia Schirinsky-Schikhmatoff, artiste reconnue sur notre île, deux peintres ont unis leurs talents pour une première collaboration le temps de donner une âme à la rue Etienne Conti. Au programme deux portraits, Henk et Louise Schiffmacher, les fondateurs du premier musée du tatouage, situé à Amsterdam.


Art by Rust et Mako Deuza :  Street art rue Etienne-Conti à Ajaccio
Trois jours de travail ont été nécessaires pour cette gigantesque fresque sur les murs de la ville appréciée par les ajacciens, les touristes et les commerçants à proximité. Vannina-Vassilia Schirinsky-Schikhmatoff a l’art de réunir les talents mais aussi celui d’imaginer et de mettre en pratique toutes sortes de rendez-vous dont elle a le secret. Au final on en a plein les yeux, le cœur et c’est toujours une réussite.

Les artistes
Rust , artiste peintre , est né le 18 octobre 1972 à Bagnolet . Autodidacte jusqu'en 1995 , année où il rencontre Mr. Borelli artiste Corse , qui lui apprendra les différentes techniques  de  peinture , du trompe l'œil aux techniques mixtes , il restera au sein de son atelier jusqu'en 1999 .
Aussi bien à l'aise avec des pinceaux et de la peinture traditionnelle qu'avec des bombes aérosols, il développera son art aussi bien en atelier que sur les murs. Sa première expérience il la fera à la gare d'Ajaccio courant 2015 en peignant pour les 120 ans des chemins de fer corses. Il découvre alors le street art qui lui fera peindre par la suite sur les murs de Paris et de sa banlieue.
Issu de la culture skateboard et tatouage des années 80 on retrouve toutes ces influences dans ses créations toujours liées à son univers.
Peintre spécialisé dans le portrait, il aime représenter les personnages de la culture underground lié à son univers mais aussi faire poser des personnes au hasard de ses rencontres toujours lié à la culture des tatouages et du skate. .
Sa peinture est un mix de techniques ou le traditionnel rencontre les outils actuels tel que les bombes aérosols qui lui permettent de donner une touche définitivement contemporaine à son travail.
 
Mako est né en 1985 au cœur de la Provence. Mako est issu d'un cursus universitaire scientifique, et 100% autodidacte dans le domaine artistique. Petit, bien que très attiré par la lecture, il dessinait déjà des lettrages au collège, pendant les cours. Sa première visite de Paris avec son métro l'a vraiment marqué. Il devait avoir 6-8 ans et c'est le choc : entre en gare ce métro entièrement graffé, magnifique. Sûrement le point de départ de l'aventure artistique.
Les premiers graffitis sont arrivés en 2005, sous l'influence d'un artiste local TEK9 qui l'a émerveillé ainsi que Manosque et ses environs dans les années 90. Les débuts se font entre amis, de nuit et en vandale (autoroutes, trains..) en sortant en douce par la fenêtre et en cachant les sprays à la maison. Mais très vite le besoin d'aboutir à des pièces plus travaillées se fait sentir.
Il commence alors à peindre de jour, dans les collines, avec des points de vue de sa région natale vraiment exceptionnels. Quelques commandes, un début de reconnaissance timide, il cherche son style pendant quelques années, dérive sur des lettrages en 3D en insistant sur le jeu avec les volumes, les contrastes et les lumières, plus que les lettres en elles même. Ses œuvres deviennent de plus en plus abstraites et son blaze commence peu à peu à disparaitre au profit de formes dynamiques baignées de couleurs et de lumière. Le jeu ici est de faire sortir visuellement la pièce de son cadre. Sans doute l'esprit scientifique qui se manifeste.
En 2008, il s'installe en Corse, à Ajaccio, pour débuter une thèse sur l'énergie solaire. C'est la découverte de la Corse où il n'avait jamais mis les pieds avant. Il y découvre une région qui n'a pas vraiment d'esprit 'street' et ressent alors le besoin de mettre d'avantage le curseur sur la peinture traditionnelle, de s'éloigner des codes de la rue qui n'ont pas cours ici. Le blaze évolue. Mako Deuza (2A) est né.
 
A cette époque, un peu de temps libre, des moyens limités et un spot magique à disposition sur la route des Sanguinaires: un ancien local de télévision plastiqué puis laissé à l'abandon. C'est là qu'il réalise son premier portrait et c'est une révélation. Il quitte alors complètement l'univers abstrait, graphique du lettrage pour s'orienter vers des productions toujours plus réalistes.
Au travers de peintures réalisées exclusivement à la bombe aérosol et à main levée, il continue depuis dans ce style, en cherchant à se rapprocher de l'esthétique recherchée tout en se créant un univers propre loin des gangsters, pin-up ou autre codes mainstream du graffiti.
Les jeux de lumières, les contrastes et les émotions sont aujourd'hui sa principale source de recherche et d'inspiration. En attendant une démolition inévitable du bâtiment, l'ancien local accueille encore de nombreuses de ses peintures.



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