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Violences faites aux femmes : Un fléau bien présent en Corse


le Mardi 26 Février 2019 à 21:01

La Corse ne compte que 0,41 de faits de violence sur les femmes pour 1000 personnes. C’est un 0,41 de trop.
Même si aujourd'hui de plus en plus de victimes se mobilisent afin de prendre la parole et de dénoncer cet acte comme Emilie Santini dans son roman «ENDEFEATED », la violence c'est un sujet qui reste encore trop souvent tabou. Beaucoup d’autres victimes n'osent toujours pas s'exprimer et se renferment dans une spirale négative qui peut amener jusqu'à la mort.




220 000. C'est le triste nombre de violences sur des femmes qui ont été recensés en France, en 2017. Sur ces 220 000 violences, on note 150 décès suite a des violences conjugales : 130 femmes tuées victimes de leur partenaire (ou ex-compagnon), et 21 hommes sous les coups de leur compagne (ou ex-compagne). 

La Corse n'est pas épargnée. Même si elle est la région où on en enregistre le moins d'agressions, on a recensé en Haute-Corse 158 procédures de violences conjugales en 2018 (113 concernant des femmes, 45 concernant des hommes). A l'image de plusieurs associations qui tentent de venir en aide à ces victimes, c'est l'association Savanah (Savannah Torrenti, jeune femme de 23 ans battue a mort en 2016) qui a pris la parole celle semaine à travers une Assemblée Générale avec comme mot d'ordre : Briser le Tabou. Inciter à dénoncer. De cette prise de parole publique a résulté la décision de mettre en place un observatoire régional des violences faites aux femmes.

Des violences physiques donc, mais pas seulement. La violence morale ou psychologique s'installe également aujourd'hui et reste tout aussi pesante.

Aujourd'hui, même si certaines osent se livrer comme Emilie Santini, ancienne femme battue, sur le calvaire qu'elles subissent, ou qu'elles ont subit précédemment, elles sont tout de même trop peu nombreuses celles qui ont le courage de sortir de cette enfer. Pour preuve, seulement 8% des victimes déposeraient plainte au près des services de police.

Les raisons de ce mutisme sont nombreuses : la peur de représailles du conjoint, la présence d'enfants dans le foyer familial et donc la peur de les affecter. C'est un fait : la majorité des femmes ont peur, et s'installent ensuite dans une atmosphère très négative, que le partenaire n'hésite pas à exploiter. Et c'est à ce moment que cette spirale mortelle se met en marche puisque, à bout, certaines n'hésitent pas à aller jusqu'à mettre fin à leurs jours.

1 femme sur 3 a déclaré avoir déjà été harcelée ou agressée
Elles sont rabaissés, privées de liberté par leur partenaire, ce qui entraînent chez elles une dévalorisation de leur personne : les conséquences sont tout aussi violentes qu'un coup porté puisque certaines s'enferment dans une dépression pouvant aller jusqu'au suicide.

S'il est important que ce fléau disparaisse, il est nécessaire de dénoncer chacun de ces méfaits avant qu'il ne soit trop tard. Pour cela, de nombreuses options sont disponibles et il ne faut pas hésiter a demander de l'aide, notamment dans les associations spécialisées. En Haute-Corse, une unité spécialisée à vue le jour, sutiée au centre hospitalier de Falcunaghja elle est composée de médecins urgentistes formés dans le cadre de violences faites sur les femmes. La Corsavem qui est une association d'aide aux victimes et de médiation pénale s'occupe et accueille des personnes victimes de victimes conjugales ou encore la mise à disposition d'un numéro inconnu (36 39). 


 



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