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François Tatti et Emmanuelle Gentili : "Les questions de second tour viendront le 24 Mars"


le Lundi 3 Mars 2014 à 23:30

François Tatti et Emmanuelle de Gentili sont revenus sur l'essentiel du contenu de leur programme électoral lundi après-midi. Mais les deux têtes de liste de "Pour Bastia par passion" n'ont pas manqué d'évoquer également la situation créée par les propos de la matinée.



François Tatti et Emmanuelle Gentili : "Les questions de second tour viendront le 24 Mars"
- Quel est ce programme?
- Plus qu'un programme c'est une stratégie que nous voulons pour développer Bastia. Nous avons l'expérience, nous avons le recul nécessaire pour savoir ce qui manque à cette ville pour atteindre le niveau où elle doit se situer. Ce projet que nous présentons à la population aujourd'hui est instruit par  cette expérience. Mais ce n'est pas un catalogue de mesures. Nous avons uniquement voulu privilégier celles qui vont permettre de déclencher le cercle vertueux du développement. Avec 4 ou 5 thèmes très forts : l'accessibilité avec un parking de 1 000 places sous la place Saint-Nicolas; l'embellissement du patrimoine avec la piétonnisation du centre historique avec notamment au Vieux-Port la création de notre place de Sienne, qui sera à la fois le joyau touristique et urbain de Bastia; le développement de la croisière avec la création d'un palais des congrès, car nous voulons développer le tourisme d'affaire; la jeunesse, le savoir, l'université et l'école pour lesquels nous allons promouvoir les partenariats avec l'université et développer le numérique et enfin, la rénovation thermique des logements sociaux. Il s'agit là de l'aspect le plus important et le plus sensible car s'il y a beaucoup de logements sociaux à Bastia, les conditions de vie n'y sont toujours pas décentes. Nous mettrons en place à cet endroit un véritable plan Marshall qui est indispensable si on veut être à la fois moderne au plan de la protection de l'environnement et faire baisser la facture des habitants de ces logements et notamment des plus défavorisés d'entre nous.

- Sur un plan politique Jean Zuccarelli affirme qu'en cas de victoire de Gilles Simeoni vous porterez la responsabilité de la défaite de la gauche : qu'en pensez-vous ?
- Nous pensons que tout ceci n'est plus à l'ordre du jour. Ce sont des gesticulations qui ne nous intéressent pas. Ce qui nous intéresse aujorud'hui, c'est de parler aux Bastiais, de leur dire ce que nous ferons s'ils nous mettent en position de diriger cette ville et tout le reste nous le laissons à tous ceux qui veulent s'engager dans la polémique stérile.

- Une telle perspective ne vous met t-elle pas dans une position délicate ?
- Est-ce que vous avez le sentiment que nous sommes dans une situation délicate ? 
Et Emmanuelle de Gentili d'intervenir :  Nous avons un candidat maire, nous avons une équipe capable de gérer et nous proposons aux Bastiais un projet réaliste pour développer l'économie de la ville et dans le même temps qui permet de financer des mesures sociales dont Bastia à besoin. La proposition que nous faisons aux Bastiais doit rester à ce niveau. Nous ne nous intéressons pas à ce que peuvent dire tous  les autres candidats pour essayer d'occuper le terrain en dehors des projets. Ce qui nous intéresse c'est projet contre projet et personnalité contre personnalité et avoir un contact direct avec la population.

- Les sondages vous créditent de 12% d'intentions de vote au premier tour?
- Si nous pensions que le fatalisme allait tout le temps l'emporter, nous ne serions sûrement pas là. Nous pensons que notre détermination et notre volonté peuvent faire changer les choses. Les sondages sont des indicateurs que nous respectons, mais combien de fois se sont-ils trompés? Nous croyons que les Bastiais doivent nous faire confiance, bien réfléchir à ce qui est en train de se passer aujourd'hui, faire confiance à une équipe avec des couleurs de gauche qu'elle affirme mais ouverte dans laquelle se trouvent d'autres personnalités politiques d'autres horizons - de droite, d'origine nationaliste également -, une équipe progressiste et une équipe, aussi, qui apporte les garanties que si les Bastiais nous font confiance nous saurons mettre au premier plan les valeurs qui nous animent, qui sont des valeurs de progrès mais aussi des valeurs de République.

- Au second tour vous seriez plus proche de Gilles Simeoni ou de Jean Zuccarelli ?
- Les questions de second tour viendront le 24 Mars et qu'aujourd'hui nous concourons pour le premier tour parce que il nous semble très important que les Bastiais ne se trompent pas d'élection. Le 23 Mars il va falloir qu'ils disent clairement qui ils pensent être le plus en situation de devenir maire de Bastia. Moi, je  m'y suis préparé. Si les Bastiais nous donnent la force de le faire je pense devenir un bon maire pour notre ville avec l'expérience nécessaire, l'écoute de la population et dans l'équipe qui nous entoure les compétences et les capacités nécessaires pour accomplir cette mission. Et ce serait un grand honneur pour nous si les Bastiais nous accordaient leur confiance.