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Union des ports de plaisance de Corse : 350 000 nuitées en 2016, et si on en parlait un peu…


Rédigé par Jean-François Vinciguerra le Lundi 21 Novembre 2016 à 18:12 | Modifié le Mardi 22 Novembre 2016 - 00:10


C’est vrai qu’on ne parle que très peu de l’activité de nos ports de plaisance et mouillages organisés. Pourtant, ils font l’objet d’une fréquentation considérable malgré des structures qui ne sont pas comparables à certains ports continentaux. Mais quand même…L’hôtellerie de plein air réalise 400 000 nuitées en saison, donc légèrement plus que le nautisme qui, avec 350 000 nuitées, réalise un chiffre plus qu’honorable. Explications


Entre les 23 ports de plaisance et mouillages organisés, la Corse offre 7000 places dont 2350 réservées aux bateaux de passage. Soit 34% des places allouées durant la saison estivale. Lorsqu’on sait que plus de 15 000 bateaux croisent en Corse chaque année, on se rend mieux compte que notre région souffre plus que jamais de sous-équipement. Mais on fait avec les moyens dont on dispose et le moins que l’on puisse dire est que ce qui est fait est remarquablement bien organisé.
C’est en clair ce qu’on expliqué hier matin lors d’une conférence de presse les membres de l’UPPC, Jean Toma, président, Marie-Ange Biancamaria, vice-présidente, Jean-François Luciani, secrétaire et Samantha Rossi, directrice de la communication. Une conférence au cours de laquelle les chiffres de la saison ont été communiqués et qui s’avèrent somme toute satisfaisants.  


Corse : une belle attractivité
Un rapide tour d’horizon historique permettra de mieux cerner la plaisance française et ses milliers de kilomètres de littoral. De nos jours, Sur l’ensemble de la façade maritime nationale, les ports de plaisance (près de 190 000 places) situés dans les zones de croisière les plus prisées sont saturés. L’île reçoit tout de même 9% de nuitées en passage, ce qui représente une grande attractivité de nos côtés. Le marché français est plutôt masculin (63%), alors que la moyenne d’âge des plaisanciers a fortement augmenté. Certains ont plus de 70 ans (29%) mais on doit à la vérité de dire que le pouvoir d’achat a été touché par la crise de façon significative.
De même, les achats de bateaux neufs par le particulier accusent une baisse régulière et bon nombre n’ont pas l’intention de changer de bateau. Le manque d’anneaux y est important mais le nombre de permis délivrés chaque année augmente régulièrement. Preuve que la pratique de la plaisance marche encore fort bien. La location bien sûr :
« Le profit type du « plaisancier historique » est remplacé par celui du « nouveau plaisancier » loueur et non propriétaire, sans doute dû au manque d’anneau. Dans ce contexte, la fréquentation des ports insulaires se trouve modifiée, notamment au niveau de la longueur des bateaux et bien entendu du type de fréquentation » explique Jean Toma


Les grosses unités ne font que passer…
Ainsi, l’offre globale de places offertes est de 2350 pour l’ensemble de l’île, soit 34% de la capacité. L’activité est touchée par une forte saisonnalité avec le traditionnel pic 15 juillet-15 août. Après la baisse significative en 2013, les chiffrent ont progressé et augmenté en 2016, de sorte que la fréquentation est revenue au niveau de 2012.  Selon la statistique Magellan, on constate une certaine évolution de la clientèle sans pour autant bouleverser les proportions. La grosse masse est constituée par la catégorie des 8 à 15 mètres avec 69% de la fréquentation contrairement à la grande plaisance qui reste une part assez faible de l’activité des ports de Corse (manque de structures). Les 24 à 40 mètres représentent 3,9% alors que les 40 à 60 mètres atteignent 1,2%. Voyons les statistiques Magellan :
  • Moins de 8 mètres : Plus 15,1 % (bateau en hivernage mis à l’eau en saison)
  • De 8 à 11 mètres : Plus 0,1% (fréquentation stable)
  • De 11 à 15 mètres : Plus 9,5% (50% du trafic saisonnier)
  • De 15 à 20 mètres ; Moins 32,3% (catégorie la plus touchée en Corse)
  • De 20 à 24 mètres : Plus 12% (progression concomitante avec la chute des 15/20 mètres)
  • De 24 à 40 mètres : Plus 4,9% (hausse de la grande plaisance)
  • De 40 à 60 mètres : Plus 11,48% (variation 2012-1016)
  • De 60 à 90 mètres : Plus 14,3% (variation 2012-2016) soit 0 ,17% de passage dans les ports.
56% de Français
La fréquentation concerne 56% de Français et ne semble pas aussi élevée que dans les autres secteurs d’activités en lien avec l’économie touristique, dont le pourcentage se situe autour de 72% d’origine française. Les plaisanciers Allemands représentent 4,5% du trafic alors que la Sardaigne (avec laquelle les ports corses collaborent) représente 12 à 15% de la clientèle germanique. Les Anglais représentent 3%.  
Le parc de bateaux augmente régulièrement alors que la création de nouveaux ports est devenue difficile sinon impossible compte tenu du coût. Les emplacements favorables sont devenus rares et les plans d’extension dorment dans les tiroirs… L'acheteur d'un bateau peut attendre plusieurs années avant de disposer d'une place, entre deux et 20 ans selon certaines régions littorales…Même scénario dans les ports de Corse où disposer d’un anneau relève du privilège !


Le port à sec, solution d’avenir ?
Acheter un bateau est simple lorsque le budget le permet mais le parcours devient plus difficile lorsqu’il s’agit de trouver une place au port. Raison pour laquelle les ports à sec fleurissent et permettent d'entreposer les bateaux. Ils s'imposent de plus en plus comme une vraie alternative au port de plaisance. Quand il n'y a plus de place sur l'eau on entrepose… sur terre! Ces ports existent depuis quelques années déjà, à l’image de celui situé dans la zone de loisirs de Marseillan-Plage, qui bénéficie d'une particularité et pas des moindres : il est automatisé et sécurisé.
Les plaisanciers peuvent facilement disposer de places de port. Leurs bateaux sont disponibles à flot 24 h/24 et 7 j/7, en moins de 4 minutes, puis rangés en toute sécurité sur des structures de stockage adaptées. Le système n'assure pas uniquement le rangement des bateaux.
L'utilisateur peut également rincer son embarcation à l'eau douce avant son stockage. Le propriétaire du site estime que c’est la solution d’avenir :
« Il faut arrêter de penser qu'un bateau est mieux dans un port de plaisance. Dans un port à sec, le moteur ne trempe pas dans l'eau, il est hors de danger, on le rince à l'eau douce et lorsqu'un client se présente, son bateau peut-être disponible quand il le souhaite. Les bateaux ne restent jamais dans l'eau, en dehors de leur utilisation active", souligne le propriétaire du site, qui est également le concepteur de ce brevet innovant. Pas si bête…
J.-F. V.




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