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Un rassemblement et une rencontre avec le préfet à Ajaccio


Rédigé par le Jeudi 10 Septembre 2015 à 23:11 | Modifié le Mardi 16 Février 2016 - 14:58


Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées ce jeudi soir devant les grilles de la préfecture d’Ajaccio afin de témoigner leur solidarité aux réfugiés et de rappeler les exigences induites par le droit d’asile. Une délégation a par ailleurs été reçue par le préfet afin de discuter des conditions de prise en charge de réfugiés sur l’île


Un rassemblement et une rencontre avec le préfet à Ajaccio
Ce jeudi soir, à l’appel de la Ligue des Droits de l’Homme, des rassemblements en soutien aux réfugiés ont eu lieu devant les grilles des préfectures d’Ajaccio et Bastia. Une mobilisation insulaire qui s’inscrit dans une dynamique nationale et européenne autour de la question de l’accueil de ces réfugiés qui continue de diviser l’opinion publique.
 
Ainsi à Ajaccio, ce sont plusieurs dizaines de personnes, dont des représentants des mondes associatif, politique et culturel qui sont venues manifester leur soutien aux réfugiés.
Plus loin que le simple gage de solidarité, le rassemblement avait aussi pour but de rappeler le devoir de protection des êtres humains qui découle du droit d’asile : «  Nous voulons rappeler que l’asile a été érigé en droit en 1951 au travers de la Convention de Genève, après la Seconde Guerre Mondiale, simplement parce que l’humanité avait pris conscience qu’on ne pouvait pas laisser des femmes, des hommes et des enfants se faire massacrer et ne pas être protégés contre les dictatures et la guerre », a ainsi lancé André Paccou, responsable local de la Ligue des Droits de l’Homme, « Ce droit d’asile, fragile aujourd’hui, est consubstantiel  des démocraties et de notre humanité ».
 
Au cours d’un discours assez bref, le délégué de la LDH a par ailleurs tenu à balayer d’un revers de main les voix qui s’élèvent depuis quelques jours contre le potentiel accueil de réfugiés sur le sol insulaires : « Nous refusons les discours de peur que certains entretiennent. Contre le racisme, le rejet de l’autre, la xénophobie, et le mépris de l’humanité, il faut affirmer nos valeurs de fraternité et de solidarité ».
 
Une rencontre avec le préfet 
Une délégation composée de représentants de plusieurs associations a par la suite rencontré le préfet afin de discuter des conditions de prise en charge de réfugiés sur l’île.
« Le préfet nous a expliqué qu’il se rendrait évidemment à la réunion organisée par le ministre de l’Intérieur ce week-end avec un certain nombre de représentants des municipalités. Il attend des précisions, mais, en tout état de cause, pour la semaine prochaine très certainement, serait mise en place une structure de coordination de la part des services de l’Etat qui permettrait d’organiser cette prise en charge de réfugiés ici en Corse, en y associant aussi bien les collectivités locales, les associations, voire les demandes individuelles » a résumé André Paccou au sortir de la rencontre, avant de se réjouir de la tournure prise par celle-ci :  « Nous sommes très satisfaits de cette rencontre. Nous étions venus chercher une réponse de l’Etat ici en Corse, pour nous dire qu’il allait organiser cette prise en charge et surtout mobiliser cette prise en charge, ces demandes qui s’expriment dans toute la société corse depuis quelques jours. Il nous a promis une communication quand il reviendra de Paris pour nous expliquer précisément comment les services de l’Etat vont mettre en place cette structure de coordination ».
 
Les membres de la délégation ont en effet semble-t-il trouvé une oreille attentive en la personne du préfet Mirmand, les discussions débordant même du simple cadre de l’accueil des réfugiés « On a aussi parlé du fait qu’il fallait qu’on s’interroge sur les causes qui ont conduit à ce que sur les routes de l’exode il y a des centaines de milliers de familles, de réfugiés qui essayent de quitter des régions en guerre », a ainsi expliqué Jacques Casamarta, président de l’association Per a Pace,  « A la force des armes il serait peut être important qu’on fasse jouer la force de la diplomatie, la force de la raison, la force du dialogue. Aujourd’hui on va accueillir 24 000 réfugiés en France, et d’autres partout ailleurs en Europe, mais il va y en avoir encore des milliers et des milliers si on ne met pas un coup d’arrêt à cette situation dramatique en particulier au Moyen Orient », a-t-il conclu.

Manon PERELLI




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