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Un Corse, le général Lanata pour présider à Calvi la prise d'armes de Camerone


Rédigé par (Jean-Paul-Lottier) le Samedi 30 Avril 2016 à 14:48 | Modifié le Samedi 30 Avril 2016 - 17:40


Général d'Armée aérienne, André Lanata, chef d'Etat-Major de l'armée de l'air, originaire de l'île de Beauté, a présidé samedi matin à Calvi, la prise d'armes commémorant le 153e anniversaire du Combat de Camerone avec à ses côtés le général Eric Bellot des Minière, commandant la 11e Brigade Parachutistes. Les militaires de la base aérienne 126 Ventiseri-Solenzara « Capitaine Preziosi » étaient invités d'honneur de cette cérémonie du souvenir



 

Il y avait foule samedi matin au Camp Raffalli de Calvi pour assister à la prise d'armes marquant le 153e anniversaire du Combat de Camerone.
Tout autour de la voie sacrée, les différentes compagnies du 2e REP prenaient place aux côtés de la fanfare du 27ème Bataillon de chasseurs alpins, aux ordres de l'adjudant-chef Moron, ancien du 2e REP, d'une section d'honneur de la BA 126 de Solenzara, d'une section de préparation militaire et des représentants du personnel civil du régiment ainsi que de l'amicale des anciens légionnaires parachutistes.

La foule, importante,  était contenue par la police militaire.
A 10h30 très précises, 8 alphajet de la Patrouille de France effectuaient un passage au-dessus de la voie sacrée, laissant derrière eux un sillage tricolore.
Aussitôt après, les autorités saluaient le drapeau. Parmi elles, outre les autorités militaires, on notait la présence de Ange Santini, maire de Calvi, Alain Thirion, préfet de Haute-Corse, François Orlandi, président du Conseil départemental de Haute-Corse, Paul Giacobbi, député de la 2e circonscription de Haute-Corse, Jean-Toussaint Guglielmacci, Conseiller départemental de Calvi-Balagne, Pierre Guidoni, maire de Calenzana...


Remise de décorations
Le général d'armée aérienne, André Lanata, chef d'Etat-Major de l'armée de l'air  qui présidait la cérémonie passait ensuite les troupes en revue, avant que le général Eric Bellot des Minières ne prononce l'ordre du jour, à l'issue duquel la fourragère de la Valeur Militaire avec olive, aux couleurs de la Médaille Militaire, ne soit remise au drapeau du régiment et à 4 personnels ayant participé à l'une des opérations ayant justifié une palme sur la Croix de la Valeur Militaire (voir par ailleurs).

Toujours au cœur de la voie sacrée, la cérémonie se poursuivait avec cette fois une remise de médailles et décorations individuelles:

Médaille Militaire: Adjudants-chef Jean-Luc Roguet, Jean-Pierre Senie, Sergent-chef Richard Simon, Caporaux-chef Artor Hovi, Nefa Pugibet, Alisson Bispo Longo.

Ordre National du Mérite:  Colonel  Stéphane Dos Santos.

Croix de la Valeur Militaire : Sergent Jafari-Esfidvajani, caporal Mantas Saproncikas

Médaille d'or de la Défense Nationale: Sergent-chef Tony Moutier, Adjudants Alexandre Kolomoets,  Karol Golej


Un jeune officier lit le récit du Combat de Camerone
C'est à  un jeune lieutenant, chef de section à la 2e Compagnie que revenait l'honneur de lire le récit du Combat de Camerone. le lieutenant Schmitt vivait à cette occasion son premier Camerone au 2e REP.

"Le 30 avril 1863, dans le village de Camerone, au Mexique, soixante-trois légionnaires français, sous les ordres du capitaine Jean Danjou, résistent à une armée mexicaine de plus de deux mille hommes. C'est pendant le siège de Puebla que se produit le drame de Camerone.

Une compagnie de la Légion étrangère,  aux ordres du capitaine Jean Danjou (35 ans), est chargée de protéger  un convoi de ravitaillement de l'armée française quand elle voit surgir des cavaliers juaristes. Après avoir repoussé une première charge, le capitaine se réfugie dans le village abandonné de Camerone (Camaron pour les Mexicains), dans l'État de Veracruz. 

Il se barricade avec ses hommes dans la cour de l'auberge, fermée par de hauts murs, avec l'objectif de retenir assez longtemps l'ennemi pour que le convoi puisse s'éloigner. 

A la suite d'une première démonstration de force des Mexicains - six cent cavaliers et mille quatre cents fantassins -, le colonel Milan, qui les commande, offre la reddition à la Légion étrangère. 

Le capitaine refuse et jure de ne jamais se rendre. Ses hommes font de même. Danjou est bientôt tué en inspectant les positions. Le colonel Milan lance enfin un assaut auquel la Légion résiste héroïquement. 

L'auberge est incendiée et les huit survivants se retranchent dans un hangar où ils tiennent encore plus d'une heure avant d'être faits prisonniers. Ils acceptent de se rendre à condition de conserver leurs armes et que leurs blessés soient soignés, ce qu'acceptent les Mexicains. 

Trois cents Mexicains auront été au total mis hors de combat par les 63 légionnaires mais l'héroïsme de ces derniers n'empêchera pas l'échec final de Napoléon III".


A l'issue de la cérémonie marquée nous l'avons dit par la présence de la Musique Militaire du 27e  Bataillon de chasseurs alpins, le public pouvait assister à un défilé des troupes.
Un cocktail devait suivre au parc Beaumont avant que ne soit ouverte la kermesse ouverte au public.
Celle-ci se poursuivra demain.






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