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Territoriales : Jean-Martin Mondoloni dévoile les prémices de sa liste et de son projet


Rédigé par Nicole Mari le Samedi 21 Octobre 2017 à 22:19 | Modifié le Dimanche 22 Octobre 2017 - 00:42


Le chef de file de la droite régionaliste, Jean Martin Mondoloni, a présenté samedi, à Lucciana, ses premiers colistiers et son programme de campagne pour les élections territoriales qui se tiendront en Corse les 3 et 10 décembre prochains. Le projet, intitulé « A Strada di l' Avvene, la voie de l’avenir », entend s’appuyer sur les préoccupations des Corses autour d’un triptyque : santé, environnement et économie. Bottant en touche sur les rumeurs de fusion avec la 2nde liste de droite menée par Valérie Bozzi, Jean Martin Mondoloni explique, à Corse Net Infos, que sa liste est quasi-bouclée et son projet quasi-abouti. Tout comme il élude les tentatives parisiennes d’une alliance républicaine à la Macron. En vidéo, trois de ses colistiers, Chantal Pedinielli, Xavier Lacombe et Camille de Rocca Serra, livrent les raisons de leur ralliement.


Le candidat de la droite régionaliste, Jean Martin Mondoloni, entouré de certains de ses colistiers : la conseillère départementale du Sartenais-Valinco, Chantal Pedinielli (n°2), les conseillers territoriaux sortants, Xavier Lacombe (n°3), Marie-Thérèse Mariotti (n°4), Camille de Rocca Serra, Annette Pieri et Jean-Stéphane Allegrini-Simonetti.
Le candidat de la droite régionaliste, Jean Martin Mondoloni, entouré de certains de ses colistiers : la conseillère départementale du Sartenais-Valinco, Chantal Pedinielli (n°2), les conseillers territoriaux sortants, Xavier Lacombe (n°3), Marie-Thérèse Mariotti (n°4), Camille de Rocca Serra, Annette Pieri et Jean-Stéphane Allegrini-Simonetti.
- Il y a deux ans, vous n’aviez pas réussi à boucler votre liste, aujourd’hui vous êtes très couru. N’avez-vous pas le sentiment de prendre une revanche ?
- J’ai simplement le sentiment, conformément à ma philosophie de vie, qu’il y a des concordances de temps. Je n’étais probablement pas mûr, pas prêt et pas suffisamment armé pour présenter une liste en 2015. C’était, alors, difficile. Aujourd’hui, les choses se présentent sous de meilleurs auspices. C’est la vie politique, c’est la vie tout court !
 
- Vous avez présenté la n°2 de votre liste : Chantal Pedinielli. Pourquoi un tel choix ?
- J’ai voulu délivrer le signal que la ruralité ne peut pas être seulement le supplément d’âme de politiques sectorielles ou une variable d’ajustement de nos discours. Elle doit être une réalité ! Même si nous vivons en ville, notre cœur et une partie de notre raison sont encore au village. Je crois très raisonnablement et viscéralement que nous devons créer les conditions pour mettre un frein à l’urbanisation des consciences. C’est possible !
 
- Est-ce aussi la raison pour laquelle les deux élus suivants sont également issus du rural ?
- Oui ! C’est un bon message qui vient en contrepoint du mode de scrutin inique qui consiste à ne plus donner la voix aux territoires. J’ai essayé de créer les conditions pour ne pas aligner sur ma liste des forces surreprésentées dans des territoires urbains, mais pour donner une visibilité à des gens qui peuplent ces territoires et qui vivent la ruralité au quotidien.
 
- On parle d’une demande de fusion avant le 1er tour avec la liste de droite de Valérie Bozzi. Que répondez-vous ?
- Toutes les hypothèses, qui émergent quotidiennement ici et là, soit sur la base de rumeurs, soit sur la base d’informations fondés, méritent d’être étudiées. Aujourd’hui, je lance ma campagne sur la base d’un projet qui est quasi-abouti et sur la base d’une liste qui est quasi-clôturée.
 
- On parle, aussi, de projet d’alliance au 2nd tour avec la liste de Jean-Charles Orsucci et de réunion à cet effet au plus haut sommet de l’Etat. Est-ce sérieux ?
- Tout cela est vieux comme le monde ! On refait le film à chaque fois ! Je suis engagé pour la 6ème fois dans cette élection, à chaque fois, Paris jette sa loupe sur les affaires de la Corse, souvent moins par bienveillance que par crainte d’effets médiatiques qui lui échappent. J’avance avec sérénité. Je construis le programme. Je bâtis une liste et je veux offrir aux Corses les bases d’une alternative crédible.
 
- Vous présentez-vous comme la liste de l’alternance ?
- Complètement ! Un chemin est pris aujourd’hui que tout le monde peut analyser et décrypter à l’aune de son propre jugement : les Nationalistes ont fait le choix d’une union sur la voie de l’indépendance. Partant de là, - bien que ce choix ne soit en rien blâmable parce que nous sommes respectueux de la démocratie -, nous considérons que nous devons créer les conditions de proposer une alternative crédible, c’est-à-dire une alternative capable d’écrire le monde de demain avec les acteurs d’aujourd’hui.
 
- Pourquoi dites-vous que les Nationalistes représentent le monde d’hier et qu’ils proposent un schéma dépassé ?
- Les fondements actuels des thèses nationalistes ne sont jamais que les plats réchauffés d’une doctrine qui a irrigué ma génération dans les années 70 sur la base du Riacquistu. Nous considérons que nous devons assumer cette part d’identité qui est née de ces mouvements d’émancipation dont je suis le fier représentant et naturellement l’héritier. Sur cette base-là, on ne peut pas continuer à laisser penser que seule la voie de l’autodétermination, de l’indépendance soit une voie salutaire. Il nous reste un peu plus de quatre semaines pour convaincre les électeurs qu’il existe une alternative possible au choix présenté par les Nationalistes.
 
- Quel est, selon vous, l’axe principal pour se projeter dans le monde de demain ?
- Il y a une mesure symbolique à laquelle je tiens. Je souhaite qu’au terme de la mandature, on puisse se rendre en avion à Nice ou à Marseille pour moins de 100 euros, et à Paris pour moins de 150 euros. Que l’on ne vienne pas m’expliquer que ce n’est pas possible ! Nous avons des forces d’expertises et des choix à opérer, qui doivent l’être au profit des usagers et de ceux qui ont vocation à développer le territoire et à générer de la valeur ajoutée.
 
- L’un des points forts de votre programme est de revisiter ce fameux PADDUC tant décrié. Qu’entendez-vous par là exactement ?
- Ce n’est pas quelque chose de spontané ! Le PADDUC répond-il à la logique de développement des acteurs et des décideurs du territoire ? La réponse est : Non ! Des parkings de supermarché sont édifiés, aujourd’hui, en zone agricole ! Faut-il une agriculture moderne qui soit en situation de répondre aux enjeux de demain et aux ressources qui ne sont plus celles d’aujourd’hui ? La réponse est : Oui ! Pour autant, fallait-il préempter des dizaines de milliers d’hectares sans avoir réfléchi au modèle agricole ? La réponse est : Non ! Nous ne sommes pas des bâtisseurs invétérés et des bétonneurs du littoral ! Je ne tomberai pas dans ce piège grossier ! Nous sommes des gens qui veulent donner de la respiration aux territoires.
 
- C’est-à-dire ?
- Il faudra bien, à un moment donné, débrider un certain nombre de liens qui sont confiscatoires dans le PADDUC. C’est la raison pour laquelle j’ai proposé que nous devenions des protecteurs de l’environnement en augmentant la surface préemptée par le Conservatoire du littoral. Ce qui fait de nous, ni des développeurs à tous crins, ni des ayatollahs du conservatisme, mais des gens raisonnables. Nous considérons que les espaces, qui méritent d’être protégés, doivent l’être, et que d’autres espaces doivent donner une certaine liberté d’appréciation, notamment aux maires.
 
- Vous êtes contre les ordonnances sur la Collectivité unique, mais, si vous êtes élus, que ferez-vous avec cette nouvelle institution ?
- Je pense que, très rapidement, nous nous mettrons en situation de modifier l’équilibre entre tous les territoires. Le 2 janvier, nous élirons, en période de quasi-épiphanie, le roi de Corse ! On ne doit pas concentrer tous les pouvoirs sur une seule personne, quelle qu’elle soit. Il faut redonner de l’équilibre aux territoires. L’avenir commande de dire que nous devrons organiser des transferts de compétences en direction des communautés de communes. Ensuite, il faudra se pencher sur l’architecture financière de cette collectivité, opérer des transferts de fiscalité et donner à nos budgets, qui vont se dessiner à l’aune d’un milliard d’euros d’encours de dette, une véritable visibilité. Une marge de manœuvre doit être dégagée au risque d’obérer toute politique sectorielle.
 
- La campagne tarde à commencer. Comment l’appréhendez-vous ?
- La campagne a commencé depuis très longtemps ! De façon inédite, jamais deux listes de droite ne se sont comportées de façon si respectueuse de cette diversité. De façon inédite aussi, si j’ai voulu ce temps médiatique, c’est pour tenir l’engagement de faire passer les projets avant les hommes. Désormais, ma famille politique est en situation de penser, de proposer et de mettre les logiques de projets avant les logiques d’ego et de rivalités.
 
Propos recueillis par Nicole MARI.

Une liste quasi-bouclée
La liste quasi-bouclée devrait être présentée, dans son intégralité, probablement en fin de semaine prochaine. A Lucciana, étaient présents, aux côtés de Jean-Martin Mondoloni, les trois suivants sur la liste : Chantal Pedinielli, conseillère départementale du Sartenais-Valinco, et les conseillers territoriaux sortants, Xavier Lacombe, maire de Peri, et Marie-Thérèse Mariotti, maire de Taglio-Isolaccio. Et d’autres prévus pour y figurer, le conseiller sortant Camille de Rocca Serra, le balanin Jean-Stéphane Allegrini-Simonetti, fils du maire d’Ile Rousse, Florent Albertini, la notaire Annette Pieri… Venus apporter leur soutien, des élus comme Michel Rossi, maire de Ville-di-Pietrabugno et son adjoint Manu Petriguasco qui devrait aussi figurer sur la liste, Jean-François Mattei, maire de Monte, Simon-Pierre Riolacci, maire de Valle di Campoloro, Pierre-François Pasqualini, adjoint au maire de Borgo, François Bernardi, 1er adjoint de Sorbo-Occognano… mais aussi des absents qui se sont fait excusés : les maires de Porto-Vecchio, Georges Mela, et de Calvi, Ange Santini. La conseillère sortante ajaccienne Christelle Combette occuperait la 6ème place… Enfin, le maire de Ghisonaccia, Francis Guidici aurait rallié la liste en dernière minute.

Chantal Pedinielli, Xavier Lacombe et Camille de Rocca Serra expliquent leur ralliement


 





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