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Situations carcérales des prisonniers politiques corses : L'Associu Sulidarità dénonce


Rédigé par le Samedi 28 Janvier 2017 à 18:46 | Modifié le Samedi 28 Janvier 2017 - 19:34


L’Associu Sulidarità lors d’une conférence de presse tenue vendredi devant la Préfecture d’Ajaccio, a fait le point sur la situation des prisonniers et recherchés politiques corses. Un hommage a été rendu au président et ami Jean-Marie Poli qui est décédé tragiquement il y a quelques jours : " Nous souhaitons le remercier pour tout le travail qu’il a accompli pendant tant d’années pour les prisonniers et recherchés politiques ainsi que pour leurs familles. A travers cette conférence de presse nous lui affirmons que nous continuerons ce combat pour que, comme il le disait : « aucun des fils de cette terre ne reste sur le bord du chemin »."


Situations carcérales des prisonniers politiques corses : L'Associu Sulidarità dénonce
A l’heure actuelle, plusieurs cas préoccupent les membres de l’Associu Sulidarità.
Trois personnes incarcérées à Paris, Pascal Pozzo di Borgo, Antoine Pes, Cédric Courbey et deux autres personnes recherchées, Franck Paoli, Jean-Christophe Albertini.
 
« Pascal Pozzo di Borgo est incarcéré depuis le 10 octobre 2014, il a deux enfants. Il est en détention provisoire à la prison de Villepinte.
Antoine Pes a été interpellé en octobre 2015, il a trois enfants. Il est en détention provisoire à la prison de Meaux.
Cedric Courbey est incarcéré, il a été interpellé le 4 avril 2014, il a deux enfants. Il est lui aussi en détention provisoire à la prison de Meaux.
Ces prisonniers politiques sont actuellement en exil carcéral, au motif qu’ils doivent être proches de leur magistrat -nstructeur. Alors que par exemple Cédric Courbey n’a vu que deux fois son juge d’instruction en trois ans.
De plus, nous rappelons qu’il est possible pour le juge de les entendre en visioconférence.
Nous demandons leur rapprochement immédiat à la prison de Borgo ou ils seront près de leurs familles dans l’attente de leurs procès."
 

"Les deux recherchés politiques Franck Paoli et Jean-Christophe Albertini ne peuvent bénéficier de mesures judiciaires ou humanitaires de par leur situation.
Nous réitérons donc notre exigence de garanties sur l’incarcération à la prison de Borgu des recherchés politiques Franck Paoli et Jean-Christophe Albertini en cas d’arrestation. Il est tout aussi primordial qu’ils bénéficient d’une instruction juste et sereine, car au vu de dossiers vides ils devront bénéficier d’une libération rapide sinon immédiate.
Nous exigeons également l’arrêt de la pression politico-policière subie par leurs familles ces dernières années : micros placés aux domiciles et dans les commerces de leurs proches, balise sur les véhicules de leur entourage."
 

"L’Associu Sulidarità a d’ailleurs dénoncé cela à plusieurs reprises par le biais de conférences de presse.
Il est intolérable qu’aujourd’hui, alors que tout est fait pour aller vers l’apaisement, l’état français n’applique toujours pas ses propres lois, et persiste dans la négation de la volonté populaire, en refusant de voter une loi d’Amnistie.
La Campagne #Amnistia, lancée par l’Associu Sulidarità il y a plus de deux ans est soutenue par la grande majorité des corses et a reçu des échos très favorable en France comme partout en Europe."
 

"Nous sommes aujourd’hui réunis ici, pour exiger le retour de tous les prisonniers politiques sur leur terre à la prison de Borgu dans l’attente du vote d’une loi d’amnistie. Bien entendu, Cédric Courbey, Pascal Pozzo di Borgu et Antoine Pes, mais aussi et nous ne les oublions pas, Petru Alessandri, Alain Ferrandi et Yvan Colonna qui vivent eux aussi un exil carcéral odieux depuis bien trop longtemps.
Et nous demandons bien évidemment le retour en corse, en hommes libres des exilés assignés à résidence sur le continent français. "
 
"Nous tenons aussi à exprimer notre inquiétude, concernant la situation carcérale de Ghjiseppu-Maria Verdi, Stephane Tomasini et Nicolas Battini. Ghjiseppu-Maria Verdi, ancien recherché politique incarcéré à la prison de Borgu suite à sa reddition le 19 octobre 2016.
Stephane Tomasini et Nicolas Battini ont été rapprochés à la prison de Borgu le 17 novembre 2016 après plus de 3 ans d’exil carcéral.
Ces prisonniers politiques, sont maintenus depuis leur arrivée au sein de la maison d’arrêt alors que leur place est en centre de détention.
Dès lors qu’ils sont condamnés, les prisonniers politiques ont toujours été placés en centre de détention, mais aujourd’hui le ministère de la justice, bloque délibérément ce dossier. Ce blocage est injustifié et constitue une brimade inacceptable à l’encontre de ces trois jeunes Corses alors qu’il y a 18 places de libres en CD.
Nous demandons leur transfert immédiat au Centre de Détention, et nous resterons vigilants quant à l’évolution de leur situation. "
 
"Il nous faut aussi parler des prisonniers en fin de peine, Paul Istria, Joseph Nasica, Didier Maranelli et Paul-André Contatidini voient systématiquement leurs demandes d’aménagement de peine refusées<;
Quand à Charles Santoni, son procès hier a démontré qu’il était victime de l’acharnement de certains afin de reculer sa date de sortie."
 
"Il est inadmissible qu’à l’heure actuelle, alors même que le FLNC s’est engagé dans un processus de démilitarisation progressive et de sortie de la clandestinité, et que le peuple corse au travers de ses institutions se soit exprimé massivement en faveur d’un règlement de la question des prisonniers et recherchés politiques, nous en soyons encore à demander et exiger la simple application de la loi Française, alors que nous devrions pouvoir avoir un véritable dialogue avec l’état sur de la question fondamentale de l’amnistie ! "
 
"Cette situation n’a que trop duré, et l’état français ne peut continuer à rejeter la volonté populaire. Le 24 septembre 2016 c’est tout un peuple qui est descendu dans la rue pour faire entendre sa voix, et aujourd’hui plus que jamais nous allons nous faire entendre Jusqu’à ce qu’il n’y est plus ni prisonniers, ni recherchés politiques!!!
C’ est pourquoi nous annonçons la reprise de nos actions sur le terrain dont l’intensité ira crescendo pour que l’état prenne conscience de la nécessité d’engager un dialogue sur la question des prisonniers et recherchés politiques, afin que la situation de nos frères incarcérés ou recherchés évolue et que tous ensemble, nous obtenions cette Amnistie."




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