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Simon Renucci : « J’ai toujours été pour le dialogue et je n’exclus personne ».


le Dimanche 5 Mai 2013 à 21:04 | Modifié le Lundi 6 Mai 2013 - 00:01


Le maire d’Ajaccio Simon Renucci était l’invité ce dimanche soir de l'émission "Cuntrastu" sur France3 Corsica Via Stella. Durant une heure, il a répondu aux questions de nos confrères Jean-Vitus Albertini (France3 Corsica - Via Stella) Roger Antech (Corse-Matin) et Alexandre Sanguinetti (RCFM Frequenza Mora). L’occasion pour le premier magistrat de la cité impériale d’aborder des dossiers aussi divers que ceux de la langue Corse, de la violence, mais également son bilan à la tête de la mairie d’Ajaccio avant les élections municipales de 2014. Des élections municipales pour lesquelles Simon Renucci envisage une « union très large », y compris avec les partis nationalistes, sur la base du dialogue et de la tolérance.


Le Maire d'Ajaccio Simon Renucci envisage une "union très large" pour les élections municipales de 2014. (Photo d'archive France3 Corsica - Via Stella)
Le Maire d'Ajaccio Simon Renucci envisage une "union très large" pour les élections municipales de 2014. (Photo d'archive France3 Corsica - Via Stella)
Tour d’horizon de ces sujets avec les déclarations (non exhaustives) de Simon Renucci

LA VIOLENCE
« La lutte contre la violence est un projet civique et citoyen qui doit concerner toute la Corse ».
« Je n’ai pas l’habitude de la langue de bois. Lorsqu’il (ndlr : Manuel Valls) demande aux Corses de "parler", d’une certaine façon il nous stigmatise et ce n’est pas une bonne chose ».
« Avoir un projet pour lutter contre la violence c’est bien mais cela ne suffit pas. Il faut un débat démocratique. Si on veut bâtir une société apaisée, il faut se donner les moyens de pouvoir le faire »

LA LANGUE CORSE ET LA COOFICIALITÉ
« Nous sommes pour le bilinguisme depuis 1989. Nous sommes pour la coofficialité si elle est un progrès pour faire avancer le bilinguisme et faire en sorte que les enfants sachent parler corse à l’entrée en 6è ».
« La langue corse, c’est une richesse, c’est notre identité, notre culture ».
« Si vous faites gérer un statut par des gens qui ne sont pas progressistes, les choses ne peuvent pas avancer. Je le dis très clairement car je suis un homme libre ! ».
« La langue Corse est en danger actuellement ».

LE FONCIER ET LE STATUT DE RÉSIDENT
« Le statut de résident fait partie du programme que nous défendons ».
« A l’époque j’avais proposé un délai de 5 ans pour pouvoir acheter un bien en Corse. C’est une position que j’ai défendue ».
« Le statut qui sera présenté à l’Assemblée sera un statut global, un outil pour permettre de lutter contre la spéculation ».

LE PEI (Plan Exceptionnel d’Investissement)
« Il a pris d’abord le chemin des sous-préfectures et ensuite il est monté vers le Nord… (Ndlr : la Haute-Corse) ».

LES ARRÊTÉS MIOT
« J’ai fait une proposition à Jean-Marc Ayrault qui sera ensuite examinée à l’assemblée de Corse ».
« Je n’ai pas de tabou avec la fiscalité ».
« Je ne voudrais pas que ce transfert de fiscalité induise que la redistribution ne se fasse pas correctement, comme en Italie par exemple. La fiscalité c’est une chose, mais la redistribution est très importante ».

LA DETTE DE 220 MILLIONS D'EUROS DE LA SNCM
« La SNCM a une longue histoire avec la Corse, avec un service de qualité ».
« Notre mouvement à l’Assemblée défend le service public, la qualité de service, mais aussi la concurrence ».
« Il faut comprendre les difficultés, mais avec la continuité territoriale on n’arrive pas à avoir des tarifs concurrentiels ».
« Ceux qui gèrent la SNCM ne sont pas des enfants de cœur non plus ».
« Pour le moment je n’ai pas beaucoup d’optimisme vis-à-vis de la situation ».

LA VILLE D’AJACCIO
« À notre arrivée la ville était en cessation de paiement. Avec mon équipe, on a ressuscité la ville d’Ajaccio ».
« A l’époque il y avait 5 milliards d’investissement, nous avons 20 milliards aujourd’hui ».
« Nous avons agi sur les écoles, les infrastructures sportives, la construction d’une piscine, la construction de la halle des sports et la rénovation des gymnases. On a également mis en place le parc relais de Campo Dell’Oro ».
« La réalité quand on fait le chemin qu’on a tracé, c’est qu’il y a une distribution des rôles. Il faut avoir un droit de regard et quand c’est compliqué, c’est moi qui décide ».
« Les orientations menées se font dans la concertation, je ne suis pas un autocrate ! Budget, orientations politiques, tout est discuté ».
« Lundi matin, il y a réunion de la majorité, tous ceux qui veulent venir viennent ».
« La cohésion existe a la ville d’Ajaccio et personne qui est dans mon bureau ne me dit qu’il n’est pas dans la majorité ».
« Tout ce que je fais, c’est parceque j’aime Ajaccio ! Je travaille avec mon équipe et j’en suis fier ! ».
« La cohésion tient à la méthode ».
« Quand il y a des problèmes les gens viennent directement le dire au maire ».
« Il y a eu des avancées sociales pour les employés : couverture sociale, etc ».
« Mon problème est de porter le programme et le message ».
L'ANRU (Ndlr : Agence Nationale pour la rénovation urbaine) : « On va la mettre à l’œuvre et personne ne peut le faire mieux que nous ».
Recomposition de l’équipe municipale : « Je ne suis pas le PSG. Je ne regarde pas les noms, je vois juste le comportement que l’on a par rapport au maire. Ce que je veux, c’est la tolérance ».
« Le maire est en location à la mairie ».

LES TRAVAUX DANS LA VILLE
« Le square Campinchi n’est pas un parking ! C’est l’aménagement de la place dont il s’agit avant tout ! ».
« Nous avons réaménagé le réseau d’eau pluvial, l’électricité, le poste de relevage… ».
« Nous avons mis en place une commission d’indemnisation avec les commerçants ».
« Nous souhaitons transformer Ajaccio et il faut faire avec les contraintes ».
« Ce n’est pas parceque l’on met la pression au maire qu’il faut penser qu’il va changer d’avis ».

LES TRANSPORTS
« On a mis en place un comité de participation des usagers (pour la réalisation de la ligne du Vazzio, etc.) ».
« Les transports sont un aspect crucial. Il faut avouer qu’actuellement cela ne fonctionne pas très bien. Mais on y travaille ».
Système du "Bateau Bus" : « Il y a un rapport particulier. Le transport est lié à la CAPA quand il s’agit de la ville. J’ai demandé à la TCA de voir si c’était faisable mais actuellement je n’ai toujours pas de réponse. Mais avec le Conseil Général on a mis en place la navette de Porticcio pour 1 euro ».
« Pour le Tram/Train, le problème, c’est qu’il faut déplacer la gare. On va faire avancer les choses. Louer le parking devant la gare puis allonger les itinéraires par la suite ».

LES FINANCES
« Pour le port, cela est résolu (1milliard) ».
Les Emprunts Dexia (1994-1995)
- « Dans ces emprunts nous avons été pénalisés à hauteur de 2,4 millions pour avoir renégocié le taux ».
- «  On a un emprunt global jusqu’en 2013 avec un taux à 14% et un autre emprunt à taux variable. Mais dans ce domaine, les choses évoluent tous les jours ».
Budget de la ville : 120 millions d’euros
Masse salariale : 60 millions d'euros
Dépenses de fonctionnement : « Tout ce qui est dépense "à coté" a diminué (passage en régie) ».
« Il y a eu beaucoup d’avantages : recrutement d’ingénieurs, couverture sociale des employés.
Nous sommes fiers de ce qu’on a fait, honnêtement et pour le mieux. C’était un souci majeur ».

LES ÉLECTIONS MUNICIPALES EN 2014
« J’ai déjà fait le rassemblement en 2001 ».
« On fait un programme. Si au soir du premier tour ceux qui se reconnaissent dans notre programme, dans la démocratie, le respect, la tolérance nous rejoignent nous gagnerons ».

UNE POSSIBLE ALLIANCE AVEC LES PARTIS NATIONALISTES ?
« Nous sommes bons quand on est solidaires ! »
« J’ai toujours été pour le dialogue, je n’exclue personne. Sauf les gens intolérants ! ».
« Il n’y a pas de raison pour qu’il n’y ait pas une union très large... ».
« La question majeure c’est : qui est capable de s’ouvrir aux autres ? C’est nous ! De gérer, de savoir où on va ».

LES PROJETS POUR L’APRÈS ÉLECTION
« Poursuivre l’ANRU ».
« La mise en œuvre d’une nouvelle crèche ».
« La mise en œuvre d’un plan contre la pauvreté ».
« Il faut retransformer cette ville, avec par exemple l’ouverture de la rocade etc. ».
« Si je suis élu aux prochaines élections municipales ce sera mon dernier mandat ».
Yannis-Christophe GARCIA 




1.Posté par arbasgiu le 09/05/2013 20:26
C'est bien beau ça monsieur Renucci, vous êtes un brave homme sincère je pense, mais le grand écart entre les partis nationaliste , vos positions "corsistes", et le PCF monsieur Luciani votre premier adjoint, monsieur Stefani PCF, ou autres Mélenchonistes, front de gauche, ultra jacobin centralisateur et contre toutes évolutions culturelles ou institutionnelles pour la Corse.

Ce grand écart me semble impossible, en tout cas pour moi patriote corse de gauche encarté nulle part, mais qu'on prend plus pour "un jambon".

Si certains nationalistes sincères veulent jouer les "idiots utiles" (au sens historique du terme, pas par manque de respect, il y a trop de gens que j'estime à A Manca et chez I Verdi) , des jacobins du PCF et du Front de gauche, libre à eux, je respecte, mais regrette leur choix.

Ce ne sera pas mon cas, et si monsieur Luciani, monsieur Stefani etc...sont dans votre prochaine équipe municipale, je ferais tout pour que vous soyez battu démocratiquement, les urnes trancherons, aucun problème.

Monsieur le maire à un moment un homme politique doit savoir trancher !

Quel est votre cap ?

Corsiste, régionaliste, ou jacobin, à vous de voir.

Comme dit le proverbe français, on ne peut pas vouloir le beurre et l'argent du beurre....

Cordialement

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