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Sécheresse : La situation s'est améliorée mais le pire est à venir pour les agriculteurs


Rédigé par le Jeudi 13 Novembre 2014 à 22:04 | Modifié le Jeudi 13 Novembre 2014 - 23:51


Alain Rousseau, préfet de la Haute-Corse, a présidé jeudi après-midi à Bastia, la dernière réunion du comité chargé du suivi des problèmes liés à la sécheresse qui a causé, on le sait, maints dégâts sur le plan agricole. La situation, on le sait aussi, avait amené le préfet à déclencher le processus de calamité agricole. Si les pluies violentes des derniers ont relégué au second le déficit au plan des précipitations, le problème posé aux éleveurs et agriculteurs demeure. C'est ce qu'ont expliqué au terme de la réunion Alain Rousseau et Joseph Colombani, président de la chambre régionale d'agriculture en présence de Stéphane Buron, directeur des territoires et de la mer de Haute-Corse.


Sécheresse : La situation s'est améliorée mais le pire est à venir pour les agriculteurs
"Même si les précipitations n'ont pas été aussi intéressantes que l'on l'imaginait - les pluies se sont abattues sur le bas des versants et que c'est la plaine orientale qui en a bénéficié à l'inverse de l'amont qui n'a connu que des pluies éparses - le résultat de tout ça c'est que la situation s'est très nettement améliorée sur le plan des réserves" expliquait le préfet de Haute-Corse.
"La crainte qui était la nôtre la semaine dernière était de savoir si nous n'allions pas commencer à réfléchir à des arbitrages pour l'alimentation agricole, la distribution urbaine mais aussi pour le maintien de la qualité biologique dans les cours d'eau" poursuivait Alain Rousseau.
"Ce débat est vraiment derrière nous maintenant, même si nous encore sur des situations de déficit par rapport à une année normale".
Le moment difficile est donc passé sur ce plan. Et on ne devrait plus, à priori, connaître désormais une situation comparable.

Reste à présent à prendre la mesure des conséquences pour le monde agricole.
Et là le mal est fait.
"On rentre à présent dans une procédure de calamité agricole pour évaluer, expertiser et entrer dans un mécanisme du mobilisation du fonds pour tout à la fois l'agriculture et l'élevage avec des effets constatés aujourd'hui et des effets différés" a encore précisé Alain Rousseau.
Mais éleveurs et agriculteurs devront attendre.
Le temps de l'enquête. De la décision de la commission nationale etc. Et cela pourrait durer près de 8 mois.
Et en attendant ?
"C'est à nous à être intelligents et à faire des propositions" a affirmé Joseph Colombani. 
"Nous avons, déjà, commencé. Il s'agit en fait de trouver des prêts de trésorerie pour que les agriculteurs touchés aient immédiatement à leur disposition les sommes indispensables à la poursuite de leurs activités et qu'ils obtiendront plus tard dans le cadre de la procédure de calamité agricole."

Mais combien sont touchés ?
On sait que chez les éleveurs c'est la période de "mise bas" et que s'il y a de l'herbe à ce moment-là c'est toute l'année qui va être bonne. Or, il n'en est rien. 
"Pour les éleveurs c'est une autre catastrophe qui vient s'ajouter à celle de la fièvre catarrhale de l'année dernière. Mais il y aussi les producteurs d'huile d'olive qui vont être touchés par les effets de la sécheresse. Et encore les glands et les châtaignes déjà affectées par le cynips."
Toutes ces conséquences, imputables à la sécheresse, vont à présent être chiffrées dans le cadre des enquêtes qui vont succéder à la mise en place de la procédure de calamité agricole.
Mais il faut le savoir : l'indemnisation atteindra au maximum de 30% des pertes constatées.
Le reste ?
"Ce sera pour la poche de l'agriculteur !"
Hélas.
 




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