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Scontri Internaziunali à Corte : L'histoire de Ghjuventu Indipendentista pour commencer…


le Mardi 24 Février 2015 à 21:27 | Modifié le Mardi 24 Février 2015 - 22:12


C’est dans l’amphithéâtre Ribellu de l’université de Corse qu’ont débuté « I Scontri Internaziunali di à ghjuventù in lotta » ce mercredi après-midi. Ces rencontres ont commencé par une présentation historique du syndicat étudiant Ghjuventù Independentista et se sont poursuivies par un débat sur le monde universitaire.


Basques, Kurdes, Catalans et Palestiniens étaient présents à Corte pour cette première journée des Scontri.
Basques, Kurdes, Catalans et Palestiniens étaient présents à Corte pour cette première journée des Scontri.
En guise d’introduction, les membres de la GI ont souhaité retracer l’histoire de leur syndicat, qui a débuté par sa fondation en 1999 jusqu’à aujourd’hui, à travers des vidéos et des photos d’archives. L’occasion pour les proches de la Ghjuventu Indipendentista comme Pierre-Antoine Tomasi de mettre en parallèle l’histoire de l’université de Corse et les syndicats existants : « cette université est le fruit de luttes, de lutte populaire, de lutte nationale, dans les années 70 et par la suite qui ont été perpétuées par l’ensemble des syndicats qui ont continué le combat. » 

L’importance des universités, « pour la lutte culturelle et politique ».

La conférence s’est poursuivie par les interventions des délégations Kurdes, Palestiniennes, Catalanes et Basques. Tour à tour, chaque représentant a mis en lumière les problèmes socioculturels qu’il rencontre dans sa région ;  les difficultés de sauvegarder un patrimoine ou encore le problème de l’enseignement des langues traditionnelles au sein des établissements scolaires.
Les intervenants présents ont chacun rappelé l’importance du cadre universitaire pour « l’émancipation des étudiants », aussi bien grâce aux rencontres humaines qu’aux études effectuées.
Pour la représentante Catalane, les difficultés dans les universités sont liées aux choix politiques du gouvernement espagnol ; « la plupart des cursus en master sont privatisés. L’origine du problème est la privatisation des universités. Les frais d’inscriptions sont passés de 700 à 2 000 euros en quelques années sous prétexte de crise financière. Le gouvernement espagnol souhaite clairement entraver l’arrivée de nouveaux étudiants dans les universités publiques. »
Pour les Basques, les problèmes dans les universités semblent se rapprocher des difficultés qu’éprouvent les syndicats et certains hommes politiques corses ; de nombreux cursus ne sont pas proposés en langue basque et les administrations refusent aussi l’utilisation de cette langue.

Le représentant de la délégation Kurde est ensuite intervenu, notamment pour faire l’état des lieux sur la situation au Kurdistan très complexe, mais aussi pour souligner à l’ensemble des participants du débat que « les Corses préfèrent parler français. Si nous voulons protéger une langue et une culture, les étudiants doivent absolument parler leur langue originelle. »
Pour conclure ces discussions, le représentant de la délégation Palestinienne, après avoir rappelé l’histoire du conflit Israélo-palestinien, a souhaité rappeler à l’auditoire que les mouvements de libération palestiniens sont nées dans les universités.


À noter que les Scontri internaziunali se poursuivront ce mercredi à 16 heures dans l’amphithéâtre Ribellu avec au programme une conférence sur la situation au Proche et Moyen-orient.



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