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Schéma régional de l'organisation de la Santé : L'ARS de Corse dresse un premier bilan


Rédigé par le Mercredi 29 Janvier 2014 à 00:59 | Modifié le Mercredi 29 Janvier 2014 - 01:23


Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l’agence régionale de la Santé avait convié, récemment, la presse et les différents acteurs de santé de Corse à participer, à l’hôtel Radisson de Porticcio, à un café-débat avec l'ensemble des partenaires de l'agence autour du thème "bilan et perspectives des grands dossiers santé 2014". Il était accompagné de Gilles Grenie,r directeur projet et performance, Jean Houbeaut directeur de la santé publique et du médico social, Marie-Pia Andreani, directrice de l’offre et de la qualité des soins pour présenter un bilan sur la période novembre 2012 -novembre 2013. Un premier bilan des objectifs du schéma régional d'organisation de la Santé et du projet régional de Santé, a été présenté, au regard des axes forts de modernisation des établissements de santé, de la garantie d’un accès aux soins de qualité à tous et de l’amélioration de la prise en charge des personnes les plus fragiles.


Des atouts et des défis

La santé reste la plus grande préoccupation de l’île, c’est du moins ce qui est ressorti du débat sur le PADDUC. On l’a retrouve la première position dans les attentes des corses. Comparée à d’autres régions la Corse possède quelques points positifs comme un taux de mortalité moins important, une réponse adaptée à l’offre de soin grâce au maillage, elle est la première région en terme de nombre d’infirmiers, la cinquième pour les Kinésithérapeutes, un possède un engagement des dépenses plus conséquent (1 milliard d’euros en 2012 toutes dépenses confondues) et une solidarité et une proximité dans les villages et les territoires qu’on ne voit plus ailleurs.
Mais les défis à relever reste de taille : réduire les fortes inégalités sociales et territoriales, répartir également les offres, faire face à une démographie vieillissante (en 2050 une personne sur 3 sera âgée), qui obligera à renouveler dans les 5 années à venir les personnels pour éviter les pénuries et les difficultés dans certaines disciplines. Mais aussi réduire la consommation des soins hors territoire (seconde place après la Picardie). Sur 100 patients une moyenne de 85 se soigne en Corse, et 15 partent sur le continent (5 parceque le plateau technique n’est pas à la hauteur de certaines disciplines et 10 par pur choix). Un libre choix que l’on peut espérer changer a dit le Jean-Jacques Coiplet.

Modernisation des établissements de santé

La reconstruction de l’hôpital d’Ajaccio est aujourd’hui actée par le ministère pour un montant de 138,7 millions d’euros (dont 130 pour l’état), plus 5 M€ pour le financement de la restructuration des urgences sur le site actuel (fin prévue en mars 2014).
La restructuration et la modernisation du site principal du centre hospitalier de Bastia (44 M€) répondra au double objectif de maintenir une offre de soins de qualité sécurisée (mise aux normes techniques, amélioration de l’accessibilité et des conditions d’accueil des patients, courts séjours…) et de répondre aux besoins de santé exprimés par le PRS (Chirurgie, AVC, SSR, IRC, cancérologie, santé mentale, urgences, imagerie…). Le centre hospitalier sera conforté dans sa position d’établissement recours. Ces changements nécessiteront la création d’un espace qui abritera les services administratifs, libérant ainsi 2 250 m² de locaux restitués aux activités médicales.
Le privé et les établissements médico sociaux seront aussi concernés par ces changements de modernisation.
Une modernisation qui tournera aussi autour de nouvelles pratiques : développement de l’ambulatoire (réponse parmi les plus élevés de l’île), hospitalisation à domicile (HAD qui complète le parcours de santé), l’aide au diagnostic grâce au déploiement des équipements lourds (5 IRM, 6 scanners à terme).

Garantir un accès aux soins de qualité à tous quelque soit le territoire

La réponse passe aussi par les libéraux qui seront aidés dans l’attractivité et le maintien des fonctions ; les maisons de santé pluridisciplinaires (Calvi-Calenzana, Ghisonaccia-Fium’Orbo, Taravo, Luri-Rogliano, Cargèse-Vico) ; les médecins correspondants du SAMU qui formeront et accompagneront les médecins généralistes aux gestes d’urgence ; Les praticiens territoriaux de médecine générale (PTMG) qui auront une garantie de salaire de 4000€ afin de les attirer dans les zones rurales ; un accès aux soins d’urgence inférieur à 30mn, sachant que 25% de la population corse se trouve au-delà de ce temps de trajet. Plus de moyens seront accordés alors qu’un maillage important existe déjà (Hélico, transporteurs sanitaires privés, pompier…)
La formation initiale et continue reste au cœur du plan d’action 2013/2014. Des conventions de partenariat sont en cours de signature entre chacune des facultés de Marseille, Nice et l’université de Corse, la CTC et l’ARS. Le but, développer les maitrises de stage en ambulatoire pour les étudiants en médecine générale en privilégiant les terrains de stage en zone fragiles et sur les territoires porteurs de projets de santé de type MSP.

Améliorer la prise en charge des personnes les plus fragiles (personnes âgées et personnes handicapées).

 -Six  actions ont été priorisées pour les personnes âgées et permettront de réduire les points de rupture dans le cadre d’une méthode définie sous l’égide d’un comité de pilotage (ARS, établissements médico – sociaux, établissements de santé, Conseils généraux, Collectivité territoriale de Corse : la   prévention de la perte d’autonomie chez la personne âgée, l’accès aux soins : organisation de la continuité de la prise en charge, les conditions d’entrée et de sortie de la personne âgées (établissements de santé et médico-sociaux), l’aide aux aidants, l’adaptation des EHPAD aux besoins spécifiques de la personne âgée et la coordination des actions et des acteurs.
L’application territoriale de la méthode se fera sur 2 sites pilotes (un par département : Sartenais – Valinco  et Grand Bastia).
 - Le secteur des personnes handicapées : engagement en avril 2013 d’un appel à projet visant à la création d’un bureau d’appui psychologique universitaire (BAPU), d’un Groupe d’Entraide Mutuel (GEM) en direction de personnes cérébro-lésées, de 5 places d’appartements de coordination thérapeutique (ACT), de 4 lits halte soins santé (LHSS) ; Engagement en juillet 2013 d’un appel à projet visant à la création d’un Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique (ITEP) de 20 lits et places sur la Haute-Corse (Grand Bastia) ; Engagement en septembre 2013 d’un appel à projet visant à la création d’une Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) sur la Haute-Corse (Grand Bastia) de 20 lits et places.
En cours : appels à projets visant à la création d’un SESSAD polyhandicapés de 15 places sur la Haute-Corse, 30 lits et places de FAM sur la Haute Corse (20 sur Centre Corse et 10 sur Grand Bastia) et la création de dispositifs CAMSP-CMPP sur territoires non couverts : Grand Sud et Balagne.
- Le volet santé des jeunes prévoit 16 actions englobant le dépistage MST/VIH, la contraception, prévention suicide, addiction, nutrition, santé mentale….




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