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SNCM : La colère des socioprofessionnels à Bastia


Rédigé par le Mercredi 9 Juillet 2014 à 16:37 | Modifié le Jeudi 10 Juillet 2014 - 08:53


La matinée de protestation des socioprofessionnels de Haute-Corse a été marquée par un mouvement d'humeur qui en disait long sur la colère qui monte tous les jours un peu plus sur l'ile : un agriculteur est venu déverser une cargaison de pêches et d'abricots devant les grilles de la préfecture de Bastia. Un peu plus tard alors qu'une délégation rencontrait les représentants de l'Etat ce sont les grilles de cette même préfecture qui ont été cadenassées. Puis c'est au siège de la SNCM que les manifestants sont allés passer leur colère en saccageant les locaux de la compagnie. Dans le même temps à la préfecture les socioprofessionnels obtenaient un rendez-vous avec Manuel Valls. mais ils étaient soumis à deux conditions : libération du Kallisté ou remboursement du surcoût inhérent à son immobilisation. Notre reportage en images et la vidéo de la matinée


SNCM : La colère des socioprofessionnels à Bastia

La matinée avait débuté par une déclaration de Paul Trojani, le président de la CCIT 2 B, qui donnait le ton de ce que serait la suite : " L'heure est grave. Elle ne doit plus être aux paroles mais aux actes".

Paul Trojani a rappelé les quatre exigences qualifiées de fondamentales formulées par les socioprofessionnels la veille allant de la "libération du Kallisté"  à la mise sur pied "d'un plan de promotion touristique de 3 ans pour corriger l'image de la destination corse détériorée par la grève"  en passant "par la sécurisation d'un quai pour la Corse à Marseille, l'indemnisation, sur justificatifs, des pertes subies et un plan de 5 ans pour réparer les dégâts économiques."
"Maintenant nous vous demandons de rester mobilisés tous ensemble tant que le gouvernement ne donne pas de réponses à nos revendications".
Parmi les centaines de personnes encore présentes il y avait encore beaucoup d'élus, Gille Simeoni, le maire de Bastia, François Tatti, le président de la CAB, Joseph Castelli, le président du conseil général venu en voisin avec une très forte délégation de conseillers généraux, Jean Zuccarelli, le président de l'Adec.
Il y avait encore les représentants de la chambre de métiers, de l'agriculture mais aussi de simples commerçants qui hors de toute structure étaient venus crier leur désespoir devant les grilles de la préfecture.
 


La suite, on la connait.
Une délégation d'une quinzaine de personnes s'est rendue à la préfecture accompagnée par les effluves odorants des dizaines de kilos de pêches et d'abricots qui obstruaient l'entrée de la préfecture pour dialoguer en direct avec Paris. Un chjama e rispondi dissonants puisque régulièrement des membres de la délégation revenaient vers les manifestants pour rappeler que leurs interlocuteurs n'étaient pas sur la même longueur d'ondes qu'eux.
Quelques fruits ont alors volé en direction des forces de l'ordre avec dans leur sillage quelques noms d'oiseaux. Et les grilles de la préfecture furent, symboliquement, cadenassées.
Mais ce n'était rien comparé au sort qui fut réservé quelques minutes plus tard au siège de la SNCM. " SNCM fora, SNCM on n'en veut plus" pouvait-on lire sur la façade de l'agence. Puis le portes furent forcées, les bureaux et du matériel renversés et brisés. La maquette du Monte Cinto elle-même, baptisée pour la circonstance "Kallisté libéré", n'a pas résisté aux passage de quelques hommes particulièrement décidés.
L'intervention de la foulée de Ange-Pierre Vivoni, appelant, in lingua nustrale au calme pour la suite de la journée donna l'impression de ramener le calme. 
Dès lors tout le monde remonta vers la préfecture.

Pour attendre, dans le vent et sous un soleil de plus en plus chaud, la sortie de la délégation.
Et entendre Jean-Marc Venturi souligner qu'après bien des atermoiements professionnels et élus avaient réussi à obtenir un rendez-vous à Matignon pour ce mercredi.
Mais ainsi que nous le disons par ailleurs les membres de la délégation ont mis deux conditions à ce déplacement à Paris.
Vers 18 heures ils obtenaient les assurances voulues.
Dès lors, malgré l'éclaircie qui s'opérait du côté de Marseille, 7 représentants du monde économique corse sera ce mercredi à Paris pour débattre des modalités de remboursement des pertes accumulées par les uns et les autres au cours des dernières semaines…





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