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SNCM : Après les paroles Emmanuelle de Gentii "attend des actes"


Rédigé par le Lundi 9 Décembre 2013 à 18:28 | Modifié le Mardi 10 Décembre 2013 - 00:01


Emmanuelle de Gentili, conseillère exécutive de Corse, adjointe au maire de Bastia etsecrétaire nationale adjointe du Parti Socialiste déléguée au développement durable s'exprime sur la SNCM.


SNCM : Après les paroles Emmanuelle de Gentii "attend des actes"

Dans un long communiqué Emmanuelle de Gentili se "félicite de la position du gouvernement qui a, par la voix du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et du ministre des Transports Frédéric Cuvillier, une nouvelle fois réaffirmé sa volonté de sauver la SNCM." Mais pour la conseillère exécutive "après les paroles, les corses attendent rapidement des actes car dans l’ile, le doute demeure sur les modalités de cet engagement. Les salariés, les socioprofessionnels, les usagers, tous ceux qui ont une relation économique, professionnelle ou commerciale avec la compagnie s’inquiètent pour son avenir."

Pour Emmanuelle de Gentii "les récentes décisions de la Commission Européenne, qui s’apparentent à un acharnement contre une Délégation de Service Public de la part de dirigeants ultra libéraux dont le mandat s’achève en juin prochain, constituent le dernier avatar d’un feuilleton qui n’a que trop duré."

"La Collectivité Territoriale de Corse, seule compétente en matière de transport maritime, vient d’attribuer cette Délégation de Service Public pour la période 2004/2014 aux compagnies SNCM et CMN, garantissant leur avenir pour les dix prochaines années" tient-elle à préciser

"Un projet industriel sérieux comprenant un renouvellement de la flotte, un redéploiement commercial et de nouveaux accords d’entreprise existe et doit être mis en place par la SNCM des 1er janvier 2014."

"L'indifférence voire l'hostilité de Veolia"

"Mais l’indifférence manifeste, voire l’hostilité de VEOLIA, l’actionnaire majoritaire de la compagnie, à ce plan de développement peut compromettre tous les efforts réalisés" regrette Emmanuelle de Gentili  qui poursuit : "C'est pourquoi, au-delà des rumeurs de dépôt de bilan et de vente des actifs, sans doute intéressant sur le plan purement financier, je souhaite connaître, publiquement et clairement, les intentions de cet actionnaire concernant la SNCM dont l’Etat est toujours actionnaire à hauteur de 25%. Je demande donc également au gouvernement de communiquer rapidement et officiellement sur sa stratégie dans ce dossier. L’avenir de 640 emplois directs et de 140 fournisseurs insulaires pour un total de 44 M€ réinjectés dans l'économie locale  chaque année en dépend. Compte-tenu de la crise brutale que nous traversons, la disparition de la SNCM, partenaire historique de la Corse, aurait des conséquences insupportables pour le tissu économique insulaire. "

"Question sociale prioritaire"

"Cette question sociale reste prioritaire et doit être placée au centre du débat  et j'apporte tout mon soutien aux personnels de la SNCM, dont le savoir faire et le professionnalisme ne saurait être remis en cause, ainsi qu’aux socioprofessionnels et à leurs salariés sous traitants de la compagnie.

Une réflexion sur la gestion des transports maritimes est en cours à la CTC. 

La Corse doit avoir la possibilité d'élaborer un modèle qui lui permette à la fois de sécuriser ses transports, d'assurer l'utilisation de l'outil par les insulaires et de choisir les types de navires adaptés à ses besoins. L'investissement public, au premier rang duquel l'enveloppe de continuité territoriale, doit être utilisé exclusivement dans l'intérêt économique et social de l'île. La Corse est légitimement en droit d'espérer que les retombées soient amplifiées à la hauteur des moyens investis, des efforts consentis, de son attractivité et de ses ambitions de développement. 

Pour ma part, je considère qu’une collectivité locale, en l'occurrence la CTC, n'a pas vocation à gérer directement une compagnie maritime et encore bien moins à être propriétaire d’une flotte de navires vieillissants. La CTC doit apporter sa contribution  financière dans le cadre d’une délégation de service public, tout en décidant des  choix stratégiques tout en n’excluant aucune hypothèse. C’est ce qu’elle fait par la voix de ses élus.

Je renouvelle ma confiance au président du Conseil exécutif et à l'Office des transports, pour trouver une solution durable, tenant compte de tous ces aspects financiers et humains. 

Mais je resterai vigilante pour que chacun prenne ses responsabilités afin de préserver les emplois, d’assurer la survie des entreprises, de maintenir le service public et de permettre à la Corse de rester maître de ses transports, donc de son avenir."





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